Assurance et risque de santé

Risque aggravé de santé : vos droits en prêt, prévoyance et mutuelle

Courtier en assurances ORIAS n° 26004449 Mis à jour le

Un « risque aggravé de santé » est, au sens de la convention AERAS, la situation d'une personne dont une maladie, un antécédent ou un handicap empêche l'assureur de proposer son contrat aux conditions standard : sans surprime, sans exclusion ni limitation de garantie. En 2024, 220 599 demandes d'assurance de prêt étaient dans ce cas, soit 7,4 % du total, et 93,6 % ont reçu une proposition couvrant au moins le décès (France Assureurs, statistiques AERAS 2024). Vos droits dépendent du contrat : l'assurance de prêt est encadrée par la convention AERAS et le droit à l'oubli, la mutuelle responsable ne pratique aucune sélection médicale, la prévoyance individuelle n'est protégée par aucun texte.

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Qu'est-ce qu'un « risque aggravé de santé » ?

L'expression vient de la convention AERAS — « s'Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé » —, signée entre l'État, les banques, les assureurs et les associations de patients. Elle vise toute personne qui présente ou a présenté un risque « du fait d'une maladie ou d'un handicap ». France Assureurs en donne la définition statistique : une demande pour laquelle l'assureur ne peut pas proposer les conditions standard du contrat — sans surprime, sans exclusion ni limitation — pour une raison de santé.

Ce n'est donc ni un diagnostic, ni une liste de maladies. Un cancer traité il y a trois ans, un diabète équilibré, une hernie discale opérée, un épisode dépressif avec arrêt de travail : tous peuvent faire sortir un dossier du tarif standard. Pas forcément sur toutes les garanties.

Le chiffre clé En 2024, la garantie décès a été accordée sans surprime ni exclusion dans 65 % des dossiers en risque aggravé. La garantie incapacité-invalidité, elle, ne l'a été que dans 54 % des cas : 24 % avec exclusion ou limitation, 12 % avec surprime, et 10 % de refus pour raison médicale (France Assureurs, statistiques AERAS 2024). Pour un indépendant, c'est cette garantie-là qui rembourse le prêt pendant un arrêt.

Quel texte protège quel contrat ?

Aucun texte ne couvre « l'assurance » en général. La loi Lemoine du 28 février 2022 ne vise que le crédit immobilier des particuliers ; les prêts qui financent une activité professionnelle en sont exclus par l'article L.313-2 du code de la consommation. La convention AERAS et le droit à l'oubli ne visent que l'assurance de prêt. La prévoyance individuelle et l'homme clé ne relèvent d'aucun dispositif. État du droit au 17 septembre 2026 :

Risque aggravé de santé : quel texte protège quel contrat, au 17 septembre 2026
ContratSélection médicale ?Loi Lemoine ?Convention AERAS ?Droit à l'oubli ?
Prêt immobilier (habitation ou usage mixte)Oui, sauf si la part assurée ne dépasse pas 200 000 € par personne et si le prêt se termine avant 60 ansOui : dispense de questionnaire sous ces deux conditions, résiliation à tout momentOuiOui : 5 ans, contrat terminé avant 71 ans
Prêt professionnel : locaux, matériel, fonds de commerce composé d'éléments immatérielsOui, toujours, quel que soit le montantNon (art. L.313-2 du code de la consommation)Oui ; fonds immatériels depuis le 7 octobre 2024Oui : 5 ans, contrat terminé avant 71 ans
Rachat de parts sociales, prêt de trésorerieOuiNonNon mentionnés dans le champ tel qu'il est rédigé — à vérifierNon garanti par le texte — à vérifier
Crédit à la consommation affecté ou dédiéPas de questionnaire jusqu'à 17 000 €, sur 4 ans au plus, à 50 ans au plusNonOui (assurance décès) ; ni grille ni 3e niveauOui
Prévoyance individuelle (arrêt de travail, invalidité, décès)OuiNonNonNon
Homme clé, garantie croisée d'associésOuiNonNonNon
Contrat collectif obligatoire de l'entreprisePas de sélection individuelle : loi Évin du 31 décembre 1989, article 2Sans objetSans objetSans objet
Mutuelle santé solidaire et responsableInterdite (art. L.862-4 et L.871-1 du code de la sécurité sociale)Sans objetSans objetSans objet
Régime obligatoire (SSI, caisses libérales)Non : droits ouverts par l'affiliationSans objetSans objetSans objet

Trois lectures de ce tableau. Le prêt est le contrat le mieux protégé : trois niveaux d'examen automatiques, réponse sous cinq semaines, interdiction de cumuler surprime et exclusion pour une même pathologie, recours à une commission de médiation. La mutuelle santé n'est jamais l'obstacle. La prévoyance est le point dur : l'assureur peut accepter, majorer, exclure, ajourner ou refuser, sans autre obligation que d'écrire clairement ses exclusions dans le contrat. Le contrat collectif obligatoire ne concerne que le dirigeant assimilé salarié affilié au contrat de sa société — pas le travailleur non salarié en contrat individuel, et ce n'est pas une raison suffisante pour changer de statut.

L'erreur la plus coûteuse. « Moins de 200 000 €, donc pas de questionnaire de santé » : c'est vrai pour un logement, jamais pour un fonds de commerce, une patientèle ou du matériel. L'article L.113-2-1 du code des assurances renvoie aux seuls crédits immobiliers d'habitation ou mixtes. Détail dans questionnaire de santé : quand il est interdit, quand il est obligatoire et dans nos dix idées fausses sur l'assurance de prêt et la maladie.

Par où commencer selon votre projet ?

Partez de votre situation, pas du vocabulaire des assureurs. Chaque ligne renvoie à la page qui traite la question à fond, texte de référence à l'appui.

Risque aggravé de santé : la page à lire selon votre situation
Votre situationCe qu'il faut savoir d'abordLa page
Vous reprenez un fonds, une patientèle, un local ou du matérielQuestionnaire obligatoire ; AERAS jusqu'à 420 000 € de part assurée et un contrat terminé avant 71 ansPrêt professionnel avec un risque aggravé de santé
Vous achetez un logementSous 200 000 € par personne et fin avant 60 ans : aucun questionnaire. Au-delà : AERASPrêt immobilier avec un antécédent de santé
Vous voulez comprendre le dispositif en entierTrois niveaux, 3 + 2 semaines, garantie invalidité spécifique, écrêtement, médiationConvention AERAS : le guide 2026
Vous avez eu un cancer ou une hépatite CPlus rien à déclarer 5 ans après la fin du protocole, sans rechuteDroit à l'oubli · calculer ma date
Vous cherchez si votre pathologie a un tarif encadréUne seule grille en vigueur : l'édition de septembre 2023La grille de référence AERAS, ligne à ligne
Vous devez remplir un questionnaire de santéRépondre aux questions posées, exactement ; pièces au seul médecin-conseilQuestionnaire de santé
L'assureur a refusé ou ajournéLa lettre doit indiquer le niveau du refus ; les raisons médicales se demandent au médecin de l'assureurRefus d'assurance de prêt : que faire
On vous propose une garantie invalidité « spécifique »Déclenchée à 70 % d'incapacité fonctionnelle : utile, mais loin de l'arrêt de travail d'un indépendantLa garantie invalidité spécifique (GIS)
Vous payez une surprime sur un prêt en coursDroit à l'oubli ramené à 5 ans en 2022, grille élargie : le contrat peut se renégocierFaire sauter une surprime ancienne
Votre prévoyance a été refusée, ajournée ou amputéePas d'AERAS ici ; le socle est votre régime obligatoirePrévoyance refusée ou ajournée
Vous êtes déjà en invalidité, ou en situation de handicapUne incapacité ou une invalidité en cours se déclare toujours, même liée à un cancer couvert par le droit à l'oubliEmprunter en invalidité ou avec un handicap
Vous êtes en ALD et cherchez une mutuelleUn contrat responsable ne pose aucune question de santé et ne tarifie pas selon la santéMutuelle santé et ALD · ALD et indépendant
Votre banque ou vos associés demandent une assurance homme cléSélection médicale, sans convention AERAS ni droit à l'oubliHomme clé avec un antécédent de santé · assurance homme clé

Étape suivante

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Grille AERAS, droit à l'oubli, questionnaire : quelle règle pour votre maladie ?

Tout dépend de la pathologie et du contrat. La grille ne liste que certains cancers, l'hépatite C, le VIH, la mucoviscidose, l'épilepsie, l'astrocytome pilocytique et les méningiomes ; le droit à l'oubli est réservé aux cancers et à l'hépatite C. Le tableau ci-dessous croise chaque maladie traitée sur ce site avec cinq règles, au 17 septembre 2026.

La grille de référence — édition de septembre 2023, la seule en vigueur : il n'existe pas de grille 2025 ou 2026 — fixe, pour une liste limitée de pathologies, un délai après lequel l'assureur ne peut appliquer ni surprime ni exclusion (partie I) ou seulement une surprime plafonnée (partie II). Elle vaut pour un prêt immobilier ou professionnel, jusqu'à 420 000 € de part assurée, avec un contrat terminé avant 71 ans. Hors grille, la tarification est individuelle, mais les autres protections de la convention restent acquises.

Maladie par maladie : grille AERAS de septembre 2023, droit à l'oubli, dispense de questionnaire, prêt professionnel, prévoyance
SituationDans la grille AERAS ?Droit à l'oubli ?Dispense de questionnaire possible en immobilier ?Prêt professionnelPrévoyance individuelle
Cancer du seinOui. In situ : tarif normal après 1 an. Infiltrant de stade I : surprime plafonnée à 100 % après 3 ans.Oui : 5 ans après la fin du protocole, sans rechuteOui : part assurée ≤ 200 000 € par personne et fin du prêt avant 60 ansQuestionnaire toujours ; grille applicable si le prêt entre dans la conventionNi grille ni droit à l'oubli : l'assureur est libre
Cancer de la prostateOui (partie II). Surveillance active, 55 ans ou plus au diagnostic : sans délai, surprime décès et perte totale et irréversible d'autonomie (PTIA) limitée à 75 %, GIS non proposée. Traité, stade T1N0M0 ou T2aN0M0 : tarif normal après 1 an. Critères cumulatifs précis.Oui : 5 ans après la fin du protocole, sans rechuteOui : part assurée ≤ 200 000 € par personne et fin du prêt avant 60 ansQuestionnaire toujours ; grille applicable si le prêt entre dans la conventionNi grille ni droit à l'oubli : l'assureur est libre
Lymphomes et leucémiesOui, pour certaines formes. Leucémie aiguë promyélocytaire : 3 ans (partie I). Leucémie myéloïde chronique : 5 ans après le diagnostic, surprime plafonnée à 150 %. Burkitt, LAL3 : 5 ans après le diagnostic, 50 %. Leucémie lymphoïde chronique de stade A : 100 %, couverture de 15 ans au plus. Les autres lymphomes n'y figurent pas.Oui : 5 ans après la fin du protocole, sans rechuteOui : part assurée ≤ 200 000 € par personne et fin du prêt avant 60 ansQuestionnaire toujours ; grille applicable si le prêt entre dans la conventionNi grille ni droit à l'oubli : l'assureur est libre
Autres cancersOui, pour certains : testicule et thyroïde 3 ans, mélanome et col de l'utérus in situ 1 an, côlon-rectum 1 ou 4 ans, selon des critères de stade précis.Oui : 5 ans pour toutes les localisationsOui : part assurée ≤ 200 000 € par personne et fin du prêt avant 60 ansQuestionnaire toujours ; grille applicable si le prêt entre dans la conventionNi grille ni droit à l'oubli : l'assureur est libre
MélanomeOui, pour le mélanome in situ pur ou de niveau I de Clark, après exérèse complète, sans syndrome des nævi dysplasiques : tarif normal après 1 an (partie I). Les autres mélanomes n'y figurent pas.Oui : 5 ans après la fin du protocole, sans rechuteOui : part assurée ≤ 200 000 € par personne et fin du prêt avant 60 ansQuestionnaire toujours ; grille applicable si le prêt entre dans la conventionNi grille ni droit à l'oubli : l'assureur est libre
Cancer colorectalOui (partie I). Stade Tis, plus de 50 ans au diagnostic : 1 an. Stade I T1N0M0, adénocarcinome, plus de 50 ans : 4 ans.Oui : 5 ans après la fin du protocole, sans rechuteOui : part assurée ≤ 200 000 € par personne et fin du prêt avant 60 ansQuestionnaire toujours ; grille applicable si le prêt entre dans la conventionNi grille ni droit à l'oubli : l'assureur est libre
Cancer de la thyroïdeOui (partie I). Papillaire ou vésiculaire, stade I avant 45 ans, stade I ou II à partir de 45 ans : 3 ans.Oui : 5 ans après la fin du protocole, sans rechuteOui : part assurée ≤ 200 000 € par personne et fin du prêt avant 60 ansQuestionnaire toujours ; grille applicable si le prêt entre dans la conventionNi grille ni droit à l'oubli : l'assureur est libre
Cancer du testiculeOui (partie I). Séminome pur de stade I : 3 ans.Oui : 5 ans après la fin du protocole, sans rechuteOui : part assurée ≤ 200 000 € par personne et fin du prêt avant 60 ansQuestionnaire toujours ; grille applicable si le prêt entre dans la conventionNi grille ni droit à l'oubli : l'assureur est libre
Cancer du poumonNon : aucune ligne. Tarification individuelle jusqu'au droit à l'oubli.Oui : 5 ans après la fin du protocole, sans rechuteOui : part assurée ≤ 200 000 € par personne et fin du prêt avant 60 ansQuestionnaire toujours ; tarification individuelle, avec les protections de la conventionNi grille ni droit à l'oubli : l'assureur est libre
VIH et hépatite COui. VIH : partie I, 1 an après l'instauration du traitement, sous conditions biologiques. Hépatite C : 24 semaines après la fin du traitement.Hépatite C : oui, 5 ans. VIH : nonOui : part assurée ≤ 200 000 € par personne et fin du prêt avant 60 ansQuestionnaire toujours ; grille applicable si le prêt entre dans la conventionNi grille ni droit à l'oubli : l'assureur est libre
Hépatite BNon. Une co-infection par le virus de l'hépatite B fait même sortir des lignes VIH et hépatite C de la grille.Non : réservé aux cancers et à l'hépatite COui : part assurée ≤ 200 000 € par personne et fin du prêt avant 60 ansQuestionnaire toujours ; tarification individuelle, avec les protections de la conventionNi grille ni droit à l'oubli : l'assureur est libre
ÉpilepsieOui. Parties I et II depuis le 1er septembre 2023, selon des critères cumulatifs : ancienneté de la dernière crise, traitement, absence de lésion évolutive.Non : réservé aux cancers et à l'hépatite COui : part assurée ≤ 200 000 € par personne et fin du prêt avant 60 ansQuestionnaire toujours ; grille applicable si le prêt entre dans la conventionNi grille ni droit à l'oubli : l'assureur est libre
Diabète de type 1 et de type 2NonNon : réservé aux cancers et à l'hépatite COui : part assurée ≤ 200 000 € par personne et fin du prêt avant 60 ansQuestionnaire toujours ; tarification individuelle, avec les protections de la conventionNi grille ni droit à l'oubli : l'assureur est libre
Hypertension, infarctus, stentNonNon : réservé aux cancers et à l'hépatite COui : part assurée ≤ 200 000 € par personne et fin du prêt avant 60 ansQuestionnaire toujours ; tarification individuelle, trois niveaux d'examen, non-cumul surprime-exclusionNi grille ni droit à l'oubli : l'assureur est libre
Hypertension artérielleNonNon : réservé aux cancers et à l'hépatite COui : part assurée ≤ 200 000 € par personne et fin du prêt avant 60 ansQuestionnaire toujours ; tarification individuelle, trois niveaux d'examen, non-cumul surprime-exclusionNi grille ni droit à l'oubli : l'assureur est libre
Infarctus, stent, pontageNonNon : réservé aux cancers et à l'hépatite COui : part assurée ≤ 200 000 € par personne et fin du prêt avant 60 ansQuestionnaire toujours ; tarification individuelle, trois niveaux d'examen, non-cumul surprime-exclusionNi grille ni droit à l'oubli : l'assureur est libre
AVC, AITNonNon : réservé aux cancers et à l'hépatite C : aucun droit à l'oubli après un AVCOui : part assurée ≤ 200 000 € par personne et fin du prêt avant 60 ansQuestionnaire toujours ; tarification individuelle, trois niveaux d'examen, non-cumul surprime-exclusionNi grille ni droit à l'oubli : l'assureur est libre
Arythmie, fibrillation auriculaire, pacemakerNonNon : réservé aux cancers et à l'hépatite COui : part assurée ≤ 200 000 € par personne et fin du prêt avant 60 ansQuestionnaire toujours ; tarification individuelle, trois niveaux d'examen, non-cumul surprime-exclusionNi grille ni droit à l'oubli : l'assureur est libre
Insuffisance cardiaque, valvulopathie, artériteNonNon : réservé aux cancers et à l'hépatite COui : part assurée ≤ 200 000 € par personne et fin du prêt avant 60 ansQuestionnaire toujours ; tarification individuelle, trois niveaux d'examen, non-cumul surprime-exclusionNi grille ni droit à l'oubli : l'assureur est libre
CholestérolNonNon : réservé aux cancers et à l'hépatite COui : part assurée ≤ 200 000 € par personne et fin du prêt avant 60 ansQuestionnaire toujours ; tarification individuelle, trois niveaux d'examen, non-cumul surprime-exclusionNi grille ni droit à l'oubli : l'assureur est libre
Dépression, burn-out, troubles bipolairesNon. Le point sensible est la garantie arrêt de travail, où l'exclusion des affections psychiques est courante.Non : réservé aux cancers et à l'hépatite COui : part assurée ≤ 200 000 € par personne et fin du prêt avant 60 ansQuestionnaire toujours ; tarification individuelle, avec les protections de la conventionNi grille ni droit à l'oubli : l'assureur est libre
DépressionNonNon : réservé aux cancers et à l'hépatite C : aucun droit à l'oubli pour une dépressionOui : part assurée ≤ 200 000 € par personne et fin du prêt avant 60 ansQuestionnaire toujours : il porte notamment sur les arrêts de travail de plus de 21 jours consécutifs ; tarification individuelleNi grille ni droit à l'oubli : l'assureur est libre
Burn-outNonNon : réservé aux cancers et à l'hépatite COui : part assurée ≤ 200 000 € par personne et fin du prêt avant 60 ansQuestionnaire toujours : il porte notamment sur les arrêts de travail de plus de 21 jours consécutifs ; tarification individuelleNi grille ni droit à l'oubli : l'assureur est libre
Trouble bipolaireNonNon : réservé aux cancers et à l'hépatite COui : part assurée ≤ 200 000 € par personne et fin du prêt avant 60 ansQuestionnaire toujours ; tarification individuelle, avec les protections de la conventionNi grille ni droit à l'oubli : l'assureur est libre
Schizophrénie, troubles anxieux, TCA, TDAHNonNon : réservé aux cancers et à l'hépatite COui : part assurée ≤ 200 000 € par personne et fin du prêt avant 60 ansQuestionnaire toujours ; tarification individuelle, avec les protections de la conventionNi grille ni droit à l'oubli : l'assureur est libre
Maladies non objectivables (MNO)Sans objet : une définition contractuelle des contrats, pas une pathologie.Non : réservé aux cancers et à l'hépatite COui : part assurée ≤ 200 000 € par personne et fin du prêt avant 60 ansQuestionnaire toujours ; l'enjeu est la garantie arrêt de travail et le rachat d'exclusionNi grille ni droit à l'oubli : l'assureur est libre
Sclérose en plaquesNonNon : réservé aux cancers et à l'hépatite COui : part assurée ≤ 200 000 € par personne et fin du prêt avant 60 ansQuestionnaire toujours ; tarification individuelle ; à défaut d'invalidité standard, garantie invalidité spécifique ou, au minimum, PTIANi grille ni droit à l'oubli : l'assureur est libre
Maladie de Crohn, rectocolite hémorragiqueNonNon : réservé aux cancers et à l'hépatite COui : part assurée ≤ 200 000 € par personne et fin du prêt avant 60 ansQuestionnaire toujours ; tarification individuelle, avec les protections de la conventionNi grille ni droit à l'oubli : l'assureur est libre
Polyarthrite rhumatoïde, spondylarthriteNonNon : réservé aux cancers et à l'hépatite COui : part assurée ≤ 200 000 € par personne et fin du prêt avant 60 ansQuestionnaire toujours ; tarification individuelle, avec les protections de la conventionNi grille ni droit à l'oubli : l'assureur est libre
Spondylarthrite ankylosanteNonNon : réservé aux cancers et à l'hépatite COui : part assurée ≤ 200 000 € par personne et fin du prêt avant 60 ansQuestionnaire toujours ; tarification individuelle, avec les protections de la conventionNi grille ni droit à l'oubli : l'assureur est libre
Maladies auto-immunes : lupus, psoriasis, Sjögren, sclérodermie, cœliaqueNonNon : réservé aux cancers et à l'hépatite COui : part assurée ≤ 200 000 € par personne et fin du prêt avant 60 ansQuestionnaire toujours ; tarification individuelle, avec les protections de la conventionNi grille ni droit à l'oubli : l'assureur est libre
Maladie de ParkinsonNonNon : réservé aux cancers et à l'hépatite COui : part assurée ≤ 200 000 € par personne et fin du prêt avant 60 ansQuestionnaire toujours ; tarification individuelle ; à défaut d'invalidité standard, garantie invalidité spécifique ou, au minimum, PTIANi grille ni droit à l'oubli : l'assureur est libre
Cirrhose, consommation d'alcoolNonNon : réservé aux cancers et à l'hépatite COui : part assurée ≤ 200 000 € par personne et fin du prêt avant 60 ansQuestionnaire toujours ; tarification individuelle, avec les protections de la conventionNi grille ni droit à l'oubli : l'assureur est libre
EndométrioseNonNon : réservé aux cancers et à l'hépatite COui : part assurée ≤ 200 000 € par personne et fin du prêt avant 60 ansQuestionnaire toujours ; tarification individuelle, avec les protections de la conventionNi grille ni droit à l'oubli : l'assureur est libre
Asthme, BPCONonNon : réservé aux cancers et à l'hépatite COui : part assurée ≤ 200 000 € par personne et fin du prêt avant 60 ansQuestionnaire toujours ; tarification individuelle, avec les protections de la conventionNi grille ni droit à l'oubli : l'assureur est libre
Thyroïde hors cancer : hypothyroïdie, Hashimoto, Basedow, nodulesNon. Seul le cancer de la thyroïde, papillaire ou vésiculaire, a une ligne : 3 ans.Non : réservé aux cancers et à l'hépatite COui : part assurée ≤ 200 000 € par personne et fin du prêt avant 60 ansQuestionnaire toujours ; tarification individuelle, avec les protections de la conventionNi grille ni droit à l'oubli : l'assureur est libre
Mal de dos, hernie discaleNon. L'enjeu est l'exclusion du dos sur l'arrêt de travail.Non : réservé aux cancers et à l'hépatite COui : part assurée ≤ 200 000 € par personne et fin du prêt avant 60 ansQuestionnaire toujours : il porte sur les arrêts de travail de plus de 21 jours consécutifs ; tarification individuelleNi grille ni droit à l'oubli : l'assureur est libre
Obésité, sleeve, bypassNonNon : réservé aux cancers et à l'hépatite COui : part assurée ≤ 200 000 € par personne et fin du prêt avant 60 ansQuestionnaire toujours ; tarification individuelle, avec les protections de la conventionNi grille ni droit à l'oubli : l'assureur est libre
Surpoids, IMCNonNon : réservé aux cancers et à l'hépatite COui : part assurée ≤ 200 000 € par personne et fin du prêt avant 60 ansQuestionnaire toujours ; tarification individuelle, avec les protections de la conventionNi grille ni droit à l'oubli : l'assureur est libre
Apnée du sommeilNonNon : réservé aux cancers et à l'hépatite COui : part assurée ≤ 200 000 € par personne et fin du prêt avant 60 ansQuestionnaire toujours ; tarification individuelle, avec les protections de la conventionNi grille ni droit à l'oubli : l'assureur est libre
Greffe, dialyse, insuffisance rénaleNonNon : il est réservé aux cancers et à l'hépatite C. Tout se déclare.Oui : part assurée ≤ 200 000 € par personne et fin du prêt avant 60 ansQuestionnaire toujours ; tarification individuelle, avec les protections de la conventionNi grille ni droit à l'oubli : l'assureur est libre
Affection de longue durée (ALD)Sans objet : l'ALD est un statut, pas une pathologie.Selon la pathologieOui : part assurée ≤ 200 000 € par personne et fin du prêt avant 60 ansQuestionnaire toujours : il peut interroger sur une ALD, sur les 15 dernières années au plus (convention AERAS, titre II)Ni grille ni droit à l'oubli : l'assureur est libre
Invalidité, handicapSans objet : une situation, pas une pathologie.Non : une incapacité ou une invalidité en cours se déclare toujours, même liée à un cancer couvert par le droit à l'oubliOui : part assurée ≤ 200 000 € par personne et fin du prêt avant 60 ansQuestionnaire toujours ; tarification individuelle, avec les protections de la conventionNi grille ni droit à l'oubli : l'assureur est libre

Trois précisions de lecture. La dispense de questionnaire vient de la loi Lemoine : sous ses deux conditions, l'assureur ne pose aucune question de santé, quelle que soit la maladie. En prêt professionnel, la convention ne joue que si le prêt entre dans son champ : locaux, matériel ou fonds immatériel, 420 000 € de part assurée au plus, contrat terminé avant 71 ans. Deux ordres de grandeur, enfin : plus de 3,8 millions de personnes étaient traitées pour un diabète en France en 2023 (Santé publique France), et 18,1 % des adultes étaient en situation d'obésité en 2024 (étude OFÉO, Ligue contre l'obésité).

L'éligibilité médicale à une ligne de la grille se vérifie avec votre médecin, compte rendu en main. La décision appartient ensuite au médecin-conseil de l'assureur.

Senior, arrêt maladie, grossesse, surpoids, décès : quelle règle selon votre situation ?

Certaines situations ne sont pas des maladies mais changent la règle applicable. Un prêt qui se termine après votre 60e anniversaire reste soumis au questionnaire de santé (article L.113-2-1 du code des assurances) ; la convention AERAS s'applique jusqu'au 71e anniversaire ; une assurance décès souscrite seule n'a ni AERAS, ni droit à l'oubli, ni protection de la loi Évin. Chaque ligne renvoie à la page dédiée.

Profils et situations : la règle applicable et la page à lire, au 18 septembre 2026
SituationCe qui changeLa page
Vous empruntez après 60 ans, 65 ans, 70 ansDispense de questionnaire impossible dès que le prêt se termine après le 60e anniversaire ; convention AERAS, grille et écrêtement jusqu'au 71e anniversaire ; limites d'âge des garanties arrêt de travail, invalidité et décès fixées par chaque contratAssurance emprunteur senior · prêt professionnel d'un repreneur senior
Un arrêt de travail survient pendant le prêtC'est la garantie incapacité temporaire (ITT) du contrat qui joue, après une franchise contractuelle — « fréquemment 90 jours » selon l'avis du CCSF du 26 mai 2026 —, sous réserve des exclusions (dos, psychique) ; votre caisse verse ses indemnités sans sélection médicaleAssurance emprunteur et arrêt maladie
Vous êtes enceinte au moment d'emprunterUne grossesse n'est ni une maladie ni un handicap : elle n'est pas un risque aggravé au sens de la convention. Le questionnaire, quand il est posé, reste à remplir exactement ; une grossesse pathologique s'apprécie à partAssurance emprunteur et grossesse
Votre IMC dépasse 25 ou 30L'obésité est absente de la grille AERAS ; l'IMC entre dans l'appréciation individuelle du médecin-conseil, avec les comorbidités. 18,1 % des adultes étaient en situation d'obésité en 2024 (étude OFÉO)Surpoids et IMC · obésité, sleeve, bypass
Vous cherchez une assurance décès seule, avec un antécédentNi convention AERAS, ni droit à l'oubli : ils ne valent que pour l'assurance de prêt. La loi Évin (article 6) ne protège pas non plus un contrat couvrant exclusivement le décès. Le capital décès de votre régime obligatoire, lui, est versé sans sélectionAssurance décès et antécédent de santé

Fumeur, métier ou sport à risque : est-ce un risque aggravé de santé ?

Non. La convention AERAS vise le risque lié à « une maladie ou un handicap » : le tabac, un métier ou un sport à risque n'en sont pas. Fumer vous place dans une classe tarifaire définie par le contrat ; un métier ou un sport à risque peut donner lieu à une surprime ou à une exclusion liée à l'activité. La grille et le droit à l'oubli ne sont pas faits pour ces situations.

  • Assurance de prêt pour un fumeur ou un vapoteur : la définition du non-fumeur se lit sur la notice du contrat, et une fausse déclaration sur le tabac relève du même article L.113-8 du code des assurances qu'une omission médicale.
  • Métier ou sport à risque : questionnaire professionnel et sportif, exclusions et surprimes liées à l'activité, pour le prêt comme pour la prévoyance.

Une maladie liée au tabac ou les séquelles d'un accident, elles, restent un risque de santé : elles s'apprécient à part, avec les règles du tableau ci-dessus.

Cas type : Karim, 52 ans, kinésithérapeute, achète son cabinet

Karim, 52 ans, kinésithérapeute, a un diabète de type 2 traité depuis six ans. Il emprunte 300 000 € sur 15 ans pour acheter les murs de son cabinet. Marié, deux parts fiscales.

  1. Loi Lemoine ? Non. Le local est strictement professionnel : le questionnaire de santé est à remplir, quel que soit le montant.
  2. Convention AERAS ? Oui. Prêt professionnel pour des locaux, 300 000 € assurés — sous le plafond de 420 000 € —, contrat terminé à 52 + 15 = 67 ans, avant le 71e anniversaire.
  3. Grille, droit à l'oubli ? Non : le diabète ne figure dans aucun des deux. Tarification individuelle, avec trois niveaux d'examen automatiques et l'interdiction de cumuler surprime et exclusion au titre du diabète sur une même garantie.
  4. Écrêtement ? Seulement si le revenu du foyer ne dépasse pas 1,25 fois le plafond de la sécurité sociale, soit 60 075 € en 2026 pour deux parts : l'assurance ne peut alors pas peser plus de 1,4 point de taux effectif global.
  5. Prévoyance et mutuelle ? Sa prévoyance individuelle n'a aucune protection équivalente : l'assureur est libre. Sa caisse, la CARPIMKO, le couvre sans sélection médicale. Sa mutuelle ne lui posera aucune question.

Exemple construit à partir des textes, ni dossier réel ni promesse de résultat.

Comment un courtier instruit-il un dossier à risque de santé ?

Un courtier ne décide de rien : la décision appartient au médecin-conseil de chaque assureur. Son travail consiste à présenter le bon dossier, au bon assureur, dans le bon ordre, assez tôt. La convention AERAS le permet : les assureurs s'engagent à étudier une demande même sans compromis signé, et leur proposition reste valable quatre mois.

  1. Qualifier le prêt. Nature, part assurée, âge en fin de contrat : c'est ce qui dit si la loi Lemoine, la convention AERAS, la grille ou le droit à l'oubli s'appliquent. Dix minutes, sans aucune donnée médicale.
  2. Vérifier les dates. Fin du protocole thérapeutique, délais de la grille : quelques mois d'écart peuvent changer la réponse. Le simulateur fait ce calcul dans votre navigateur.
  3. Préparer les pièces avec votre médecin. Comptes rendus, derniers bilans, traitement en cours. Vous les adressez sous pli confidentiel ou par la plateforme sécurisée au médecin-conseil de l'assureur — jamais à la banque, jamais à nous.
  4. Interroger les assureurs dans le bon ordre. Beaucoup de questionnaires demandent si une proposition a déjà été refusée, ajournée ou majorée. Des examens médicaux de moins de six mois passés pour un assureur sont réutilisables chez un autre.
  5. Lire la réponse garantie par garantie. Décès, PTIA, incapacité, invalidité : surprime ou exclusion, jamais les deux pour la même pathologie. Une garantie invalidité spécifique se compare à ce que verse votre caisse obligatoire.
  6. En cas de refus : ne pas s'arrêter au premier. Niveau du refus, raisons médicales demandées au médecin de l'assureur, autres assureurs, garanties alternatives, Commission de médiation. Vous repartez avec une recommandation écrite, y compris quand elle consiste à attendre.

Quand ne faut-il pas souscrire, ou pas tout de suite ?

Un courtier vit des contrats qu'il place. Voici pourtant les cas où signer n'est pas la bonne décision.

  • Votre date approche. Si le droit à l'oubli ou un délai de la grille est acquis dans quelques mois, décaler le projet — ou prévoir dès maintenant la révision du contrat à cette date — peut valoir mieux qu'une surprime posée pour quinze ans.
  • On ne vous propose qu'une garantie décès très majorée pour un petit prêt court. Les banques signataires de la convention s'engagent à accepter des garanties alternatives offrant la même sécurité, quel que soit le montant du prêt : caution, bien immobilier, nantissement d'un contrat d'assurance vie ou d'un portefeuille. Comparez avant de signer. Attention : une caution ne protège pas votre famille, elle la remplace par un autre débiteur.
  • Une prévoyance amputée de l'essentiel. Un contrat qui exclut votre pathologie continue de couvrir l'accident, une autre maladie, le décès : il mérite examen. Un contrat qui exclut à la fois le dos et le psychique pour un artisan déjà opéré du dos peut coûter plus qu'il ne protège. Chiffrez d'abord ce que verse votre régime obligatoire — jusqu'à 65,84 € par jour en 2026 pour un artisan ou un commerçant.
  • La mutuelle « spéciale ALD ». Aucune mutuelle responsable ne sélectionne sur la santé : ne payez pas plus cher un contrat présenté comme adapté à votre maladie sans comparer les garanties ligne à ligne.
  • Se taire pour passer. Hors droit à l'oubli, une omission volontaire expose à la nullité du contrat (article L.113-8 du code des assurances). La dette retomberait sur vos proches ou votre entreprise, au pire moment.

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Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un risque aggravé de santé en assurance ?

C'est la situation d'une personne à qui l'assureur ne peut pas proposer les conditions standard de son contrat — sans surprime, sans exclusion ni limitation de garantie — pour une raison liée à son état de santé : maladie, passée ou en cours, ou handicap. Selon France Assureurs, 220 599 demandes d'assurance de prêt étaient dans ce cas en 2024, soit 7,4 % des 3,0 millions de demandes instruites. La convention AERAS s'applique alors automatiquement, sans démarche de votre part.

Peut-on obtenir un prêt quand on est malade ou en ALD ?

Oui, dans la grande majorité des cas. En 2024, 93,6 % des demandes d'assurance de prêt présentant un risque aggravé de santé ont reçu une proposition couvrant au moins le décès, selon France Assureurs. Être en affection de longue durée n'est pas un motif de refus en soi : l'assureur évalue la pathologie, son ancienneté et sa stabilité. En cas de refus, les banques signataires de la convention AERAS s'engagent à accepter des garanties alternatives offrant la même sécurité : caution, bien immobilier, nantissement d'un contrat d'assurance vie ou d'un portefeuille.

La loi Lemoine supprime-t-elle le questionnaire de santé pour un prêt professionnel ?

Non. L'article L.113-2-1 du code des assurances, en vigueur depuis le 1er juin 2022, ne vise que les crédits immobiliers finançant un bien à usage d'habitation ou mixte, quand la part assurée ne dépasse pas 200 000 € par personne et que le prêt se termine avant 60 ans. Un prêt finançant un fonds de commerce, une patientèle, du matériel ou un local strictement professionnel reste soumis au questionnaire, quel que soit son montant.

Le droit à l'oubli s'applique-t-il à la prévoyance d'un indépendant ?

Non. Le droit à l'oubli — ne plus déclarer un cancer ou une hépatite C cinq ans après la fin du protocole thérapeutique, sans rechute — ne concerne que l'assurance de prêt : immobilier, crédit à la consommation affecté, prêt professionnel entrant dans la convention AERAS. Pour une prévoyance individuelle, une assurance homme clé ou une garantie croisée d'associés, l'assureur peut vous interroger sur un antécédent ancien. Il n'existe ni grille, ni deuxième niveau d'examen, ni médiation dédiée.

Quelles maladies figurent dans la grille de référence AERAS ?

La grille en vigueur est l'édition de septembre 2023. Elle liste certains cancers à un stade précis (sein, testicule, thyroïde, mélanome, col de l'utérus, côlon-rectum, prostate, certaines leucémies), l'hépatite C, l'infection par le VIH, la mucoviscidose, l'épilepsie, l'astrocytome pilocytique et les méningiomes. Le diabète, les maladies cardiovasculaires, la sclérose en plaques, la maladie de Crohn, l'obésité et les troubles psychiques n'y figurent pas.

Une mutuelle santé peut-elle me refuser ou me surtaxer à cause de ma santé ?

Pas un contrat solidaire et responsable, soit la quasi-totalité du marché : il ne comporte aucun questionnaire de santé et sa cotisation ne peut pas dépendre de votre état de santé (articles L.862-4 et L.871-1 du code de la sécurité sociale). Une affection de longue durée, un cancer ou un diabète ne changent donc ni l'accès ni le tarif. Le prix varie selon l'âge, le lieu de résidence et le niveau de garanties.

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93,6 % de propositions, mais 10 % de refus sur l'arrêt de travail

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Yacine Sahnoune, courtier en assurances et fondateur de Prevoya

L’auteur de cette page

Yacine Sahnoune

Courtier en assurances · Fondateur de Prevoya (WeSave SAS) · Directeur de la publication

Il signe l’ensemble des contenus de ce site. Sa spécialité : traduire les barèmes des régimes obligatoires — treize caisses, des règles qui changent chaque année — en une décision claire pour un indépendant ou un dirigeant.