Assurance et risque de santé
Infarctus, stent, pontage et assurance emprunteur : vos droits en 2026
Yacine Sahnoune
Courtier en assurances
ORIAS n° 26004449
Publié le
Après un infarctus, une angioplastie avec stent, un pontage ou un angor, l'assurance d'un prêt se tarifie au cas par cas : la maladie coronaire ne figure pas dans la grille de référence AERAS de septembre 2023 et aucun droit à l'oubli ne s'y applique. La convention AERAS vous garantit pourtant, pour un prêt immobilier comme pour un prêt professionnel, trois niveaux d'examen, l'interdiction de cumuler surprime et exclusion, une garantie invalidité spécifique et une réponse sous 5 semaines pour un dossier complet. Au 1er janvier 2023, 2,98 millions d'adultes vivaient avec une cardiopathie ischémique en France, près d'un quart avant 65 ans.
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Faire étudier mon dossier Ou vérifier mes droits en 2 minutes →Infarctus, stent, pontage : sont-ils dans la grille AERAS ?
Non. La grille de référence AERAS de septembre 2023, seule édition en vigueur au 18 septembre 2026, liste certains cancers, l'hépatite C, le VIH, la mucoviscidose, l'épilepsie et quelques tumeurs cérébrales. Aucune maladie coronaire, aucun geste de revascularisation. Il n'existe donc ni délai après lequel l'assureur renonce à toute surprime, ni plafond de majoration : chaque assureur applique sa politique médicale.
| Dispositif | S'applique ? | Ce que cela change pour vous | Texte |
|---|---|---|---|
| Grille de référence AERAS | Non | Ni délai ni plafond de surprime : tarification individuelle | Grille, édition de septembre 2023 |
| Droit à l'oubli | Non | L'antécédent se déclare si la question est posée, même après vingt ans | Art. L.1141-5 du code de la santé publique |
| Trois niveaux d'examen | Oui | Refus au 1er niveau → réexamen individualisé → pool des risques très aggravés (part assurée ≤ 420 000 €, contrat terminé avant 71 ans) | Convention AERAS, titre III |
| Non-cumul surprime et exclusion | Oui | Pour la maladie coronaire, surprime ou exclusion sur chaque garantie, jamais les deux | Convention AERAS, titre III |
| Garantie invalidité spécifique | Oui | Si l'invalidité standard est refusée : GIS à 70 % d'incapacité fonctionnelle, sans exclusion de la pathologie ; à défaut au moins la PTIA | Convention AERAS, annexe 2 |
| Écrêtement des surprimes | Oui, sous conditions de revenus | Résidence principale et prêts professionnels jusqu'à 420 000 € : l'assurance ne pèse pas plus de 1,4 point de TAEG | Convention AERAS, titre III |
| Dispense de questionnaire | Immobilier seulement | Part assurée ≤ 200 000 € par personne et prêt terminé avant 60 ans | Art. L.113-2-1 du code des assurances |
La maladie coronaire est en revanche l'affection de longue durée n° 13 de la liste de l'article D.160-4 du code de la sécurité sociale. L'ALD change vos remboursements de soins, pas vos droits face à l'assureur : ni dans un sens, ni dans l'autre. Voir ALD et assurance de prêt.
Faut-il déclarer un infarctus, un stent ou un pontage au questionnaire ?
Oui, chaque fois que la question est posée, et elle l'est presque toujours. L'article L.113-2 du code des assurances impose de répondre exactement aux questions de l'assureur. Les questionnaires conformes à la convention AERAS peuvent interroger sur les affections de longue durée des quinze dernières années, les hospitalisations, les arrêts de travail de plus de 21 jours consécutifs et les traitements de plus de 21 jours sur les dix dernières années : un infarctus coche les quatre cases.
La seule exception est celle où aucune question n'est posée : crédit immobilier d'habitation ou mixte, part assurée sur l'encours de vos crédits de 200 000 € au plus par personne, dernier remboursement avant votre 60e anniversaire (article L.113-2-1). Hors de ce cas, taire un infarctus expose à la nullité du contrat pour fausse déclaration intentionnelle (article L.113-8) : la banque se retournerait alors vers vos proches ou votre entreprise.
Ancienneté, fraction d'éjection, réadaptation : que regarde le médecin-conseil ?
Les mêmes éléments que votre cardiologue, sans barème public. Aucun assureur ne publie de délai après infarctus ni de surprime par type de lésion, et nous n'en inventons pas. Les critères qui structurent un dossier coronarien sont en revanche documentés par la Haute Autorité de santé et l'Assurance Maladie ; le code de bonne conduite annexé à la convention AERAS cite d'ailleurs l'électrocardiogramme parmi les examens complémentaires que le médecin-conseil peut demander.
| Critère | Ce que disent les sources médicales | Pièce qui le documente |
|---|---|---|
| Nature de l'événement | Syndrome coronaire aigu avec ou sans sus-décalage du segment ST, angor stable ; angioplastie avec stent ou pontage aorto-coronarien (Santé publique France, Assurance Maladie) | Compte rendu d'hospitalisation, compte rendu de coronarographie ou de chirurgie |
| Fonction cardiaque | Le guide HAS du syndrome coronarien chronique (avril 2021) prévoit une échocardiographie transthoracique pour évaluer la fraction d'éjection ventriculaire gauche (FEVG), utile à la stratification du risque ; une FEVG < 35 % y définit un haut risque | Dernier compte rendu d'échocardiographie |
| Réadaptation et reprise | Réadaptation cardiaque de deux à trois semaines ; arrêt de travail de quatre semaines pour un travail sédentaire, deux mois pour un travail physique après un infarctus non compliqué (Assurance Maladie) | Bilan de fin de réadaptation, date de reprise |
| Suivi | Consultation du médecin traitant tous les trois mois avec électrocardiogramme ; bilan annuel chez le cardiologue pouvant comporter échocardiographie, ECG d'effort ou scintigraphie (Assurance Maladie) | Dernier bilan cardiologique |
| Traitement | Bêtabloquants, antiagrégants plaquettaires, statines, inhibiteurs de l'enzyme de conversion (Assurance Maladie) | Ordonnance en cours |
| Facteurs de risque associés | Tabac, diabète, hypertension, cholestérol, surpoids | Autres réponses du questionnaire |
Ce tableau dit pourquoi deux dossiers « infarctus » ne se ressemblent pas : un événement ancien, une fonction cardiaque conservée, une réadaptation terminée et un suivi régulier se documentent ; un événement récent ou une insuffisance cardiaque installée relèvent d'un autre examen — voir insuffisance cardiaque et assurance de prêt. Seule la décision écrite de l'assureur engage.
Quelle surprime après un infarctus ou un stent ?
Aucun texte n'en fixe, et aucune statistique publique ne détaille les décisions par maladie. Ce qui est chiffré vaut pour l'ensemble des risques aggravés : selon France Assureurs, en 2024, la garantie décès a été accordée sans surprime ni exclusion dans 65 % des cas et avec surprime dans 30 % ; la garantie incapacité-invalidité sans surprime ni exclusion dans 54 % des cas, avec exclusion ou limitation dans 24 %, avec surprime dans 12 %, et refusée pour raisons médicales dans 10 %.
Pour un coronarien, c'est cette dernière garantie qui compte : un arrêt de travail de deux mois pour un artisan, avec une franchise « fréquemment de 90 jours » selon l'avis du CCSF du 26 mai 2026, peut n'être jamais indemnisé par l'assurance du prêt — d'où l'importance de chiffrer ce que verse votre caisse. Si une surprime est notifiée aux 2e ou 3e niveaux, l'écrêtement la plafonne à 1,4 point de TAEG pour la résidence principale et les prêts professionnels jusqu'à 420 000 €, quand le revenu du foyer ne dépasse pas 48 060 € pour une part, 60 075 € de 1,5 à 2,5 parts, 72 090 € à partir de 3 parts (2026).
Le chiffre clé En 2022, 242 227 adultes ont été hospitalisés pour une cardiopathie ischémique, dont 49 216 pour un infarctus avec sus-décalage du segment ST ; au 1er janvier 2023, 2,98 millions d'adultes vivaient avec cet antécédent, et 23,8 % d'entre eux avaient moins de 65 ans (Santé publique France, BEH du 4 mars 2025). En 2024, l'Assurance Maladie a pris en charge 2 227 200 personnes pour une maladie coronaire chronique, dont 153 200 âgées de 35 à 54 ans et 387 600 de 55 à 64 ans — l'âge des reprises d'entreprise et des achats de murs.
Cas type : Karim, 52 ans, plombier-chauffagiste, stent posé en mars 2025
Karim, 52 ans, plombier-chauffagiste affilié à la Sécurité sociale des indépendants, a fait un infarctus en mars 2025 ; un stent a été posé, il a suivi trois semaines de réadaptation et repris son activité en mai 2025. En octobre 2026, il emprunte 250 000 € sur 12 ans pour acheter son atelier et un camion aménagé. Marié, deux parts fiscales, revenu du foyer 52 000 €, revenu professionnel moyen 40 000 €.
- Loi Lemoine ? Non : atelier et véhicule sont des biens professionnels, hors crédit immobilier. Questionnaire à remplir, infarctus et stent déclarés.
- Convention AERAS ? Oui : local et matériel, 250 000 € assurés sous le plafond de 420 000 €, contrat terminé à 64 ans. Trois niveaux d'examen, non-cumul, réponse de l'assureur sous 3 semaines à compter du dossier complet.
- Le dossier. Compte rendu d'hospitalisation et d'angioplastie, bilan de fin de réadaptation, échocardiographie et bilan cardiologique de mars 2026, ordonnance : transmis sous pli confidentiel au médecin-conseil, dix-huit mois après l'événement, avec un an de reprise documenté.
- Si une surprime est notifiée. 52 000 € de revenu pour deux parts, sous le seuil de 60 075 € : aux 2e ou 3e niveaux, l'assurance ne pourrait pas peser plus de 1,4 point de TAEG.
- Si l'incapacité est exclue pour les suites coronariennes. Sa caisse verse sans questionnaire 40 000 ÷ 730 = 54,79 € par jour dès le 4e jour, soit 27 × 54,79 = 1 479,33 € pour un mois d'arrêt, face à une échéance de 250 000 ÷ 144 = 1 736,11 € hors intérêts. Ce calcul décide s'il accepte l'exclusion, demande la surprime à la place, ou complète par une prévoyance.
Exemple construit à partir des textes et des barèmes 2026, ni dossier réel ni promesse de résultat.
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Prêt professionnel après un infarctus : le questionnaire est-il obligatoire ?
Oui, toujours. La dispense de la loi Lemoine ne vise que « un contrat de crédit mentionné au 1° de l'article L.313-1 du code de la consommation » — habitation ou usage mixte —, et l'article L.313-2 exclut du crédit immobilier tout prêt « destiné, sous quelque forme que ce soit, à financer une activité professionnelle ». Fonds de commerce, patientèle, matériel, local strictement professionnel, parts sociales : questionnaire à remplir, quel que soit le montant.
La convention AERAS, elle, s'applique aux prêts pour des locaux et du matériel et, depuis la décision de la Commission de suivi du 7 octobre 2024, à ceux qui financent un fonds de commerce composé exclusivement d'éléments immatériels — clientèle, droit au bail, enseigne. Le rachat de parts sociales ne figure pas dans ce champ tel qu'il est rédigé : le montage a donc une conséquence sur vos protections. Les délais de réponse valent aussi en pro : 3 semaines côté assureur, 2 côté banque. Méthode : prêt professionnel avec un risque aggravé de santé ; recours : refus d'assurance de prêt professionnel.
Existe-t-il un droit à l'oubli après un infarctus ?
Non. L'article L.1141-5 du code de la santé publique réserve le droit à l'oubli aux « pathologies cancéreuses » et à l'hépatite virale C, au plus cinq ans après la fin du protocole thérapeutique, sans rechute. Un infarctus de 2010 se déclare comme un infarctus de 2025 si la question est posée. Le même article autorise la convention à étendre le dispositif à des maladies chroniques dont les traitements sont devenus efficaces et durables ; c'est régulièrement proposé pour les maladies cardiovasculaires, jamais acté.
Ce qui existe, sur un crédit immobilier, c'est la loi du 28 février 2022 : dispense de questionnaire sous 200 000 € assurés et avant 60 ans, et résiliation à tout moment pour un contrat équivalent (article L.113-12-2). Une surprime « infarctus » posée sur un prêt immobilier ancien peut donc être remise en jeu, sans question de santé si la part restante entre dans les seuils, après réévaluation sinon — voir faire sauter une surprime ancienne. Deux engagements pris dans l'avis du CCSF du 26 mai 2026 vous concernent aussi : le seuil de 200 000 € sera apprécié sur les seuls crédits immobiliers, hors prêts professionnels, au plus tard le 1er juin 2027 ; et la garantie décès couvrira explicitement « tous types » de décès, infarctus et mort subite compris, sauf garantie limitée à l'accident.
Prévoyance, mutuelle, régime obligatoire : quelles règles après un infarctus ?
Trois cadres différents, et aucun ne reprend ceux du prêt. La convention AERAS, la loi Lemoine et le droit à l'oubli s'arrêtent au crédit : ils ne s'appliquent ni à une prévoyance individuelle, ni à une assurance décès seule, ni à un contrat homme clé. La mutuelle santé, à l'inverse, n'a pas le droit de vous interroger, et votre régime obligatoire vous couvre sans sélection.
| Contrat | Sélection médicale | Protection | En pratique |
|---|---|---|---|
| Prêt immobilier (habitation ou mixte) | Aucune sous 200 000 € assurés et fin avant 60 ans ; questionnaire au-delà | Art. L.113-2-1 ; convention AERAS jusqu'à 420 000 € et 71 ans | Le dossier le mieux protégé ; tarification individuelle hors grille |
| Prêt professionnel (local, matériel, fonds) | Questionnaire toujours | Convention AERAS : locaux et matériels ; fonds immatériels depuis le 7 octobre 2024 | Déposer après la réadaptation, avec le premier bilan |
| Prévoyance individuelle (arrêt de travail, invalidité, décès) | Questionnaire, libre appréciation | Aucune protection AERAS ; exclusion « formelle et limitée » (art. L.113-1), antériorité à prouver par l'assureur (loi Évin, art. 3), garanties maintenues après deux ans (art. 6) | Accord, surprime, exclusion des suites coronariennes, ajournement ou refus |
| Mutuelle santé responsable et solidaire | Interdite | Art. L.110-2 du code de la mutualité et L.862-4 II du code de la sécurité sociale | Jamais un obstacle ; en ALD, soins liés pris en charge à 100 % du tarif de base |
| Régime obligatoire (SSI, caisses libérales) | Aucune | Droits ouverts par l'affiliation ; ALD : indemnités jusqu'à 3 ans par affection à la SSI | Le socle à chiffrer en premier |
En prévoyance, un dossier déposé trop tôt après l'infarctus risque l'ajournement, qui se déclare ensuite ; un contrat qui exclut les suites coronariennes continue de payer pour une fracture, une hernie discale ou un cancer. Le calendrier, les réponses possibles et ce que verse chaque caisse sont dans prévoyance après un infarctus, un stent ou un AVC ; pour la garantie décès seule et le contrat homme clé, voir assurance décès et antécédent de santé.
Que faire en cas de refus, d'exclusion ou de surprime après un infarctus ?
Laisser la convention jouer avant de chercher ailleurs. Un refus au premier niveau déclenche automatiquement un réexamen individualisé, puis, si la part assurée ne dépasse pas 420 000 € et si le contrat finit avant 71 ans, le passage devant le pool des risques très aggravés : en 2024, 42,1 % des 6 190 dossiers transmis ont reçu une proposition. La lettre de refus indique le niveau atteint ; les raisons médicales s'obtiennent par courrier auprès du médecin de l'assureur.
- Exclusion sur l'incapacité ? Demandez ce que donnerait la surprime — les deux ne se cumulent pas — et chiffrez ce que verse votre caisse pendant un arrêt lié au cœur.
- Invalidité refusée ? La garantie invalidité spécifique est proposée sans exclusion de pathologie : 77 000 GIS en 2024.
- Refus total ? D'autres assureurs dans l'ordre, avec un dossier complet ; les garanties alternatives que la banque s'est engagée à accepter (caution, hypothèque, nantissement d'assurance vie) ; la Commission de médiation AERAS. Procédure : refus d'assurance de prêt : que faire.
Et si l'arrêt de travail survient pendant le prêt ? Franchise, déclaration du sinistre, exclusion éventuelle : voir assurance emprunteur et arrêt maladie.
Quand attendre, et quand une exclusion vaut mieux qu'une surprime ?
Attendez la fin de la réadaptation et le premier bilan cardiologique : le délai de réponse de 3 semaines ne court qu'à partir d'un dossier complet, et un dossier déposé trois semaines après l'infarctus obtient au mieux un ajournement, à déclarer ensuite partout. Après un infarctus non compliqué, l'Assurance Maladie décrit deux à trois semaines de réadaptation puis quatre semaines à deux mois d'arrêt : c'est souvent le temps qu'un compromis de cession ne laisse pas — négociez la condition suspensive en conséquence.
Une exclusion des suites coronariennes sur l'incapacité peut coûter moins qu'une surprime si votre caisse couvre bien les arrêts et si votre métier est sédentaire ; l'inverse pour un artisan dont l'arrêt de deux mois n'est pas indemnisé par la SSI au-delà de 65,84 € par jour. Ne cherchez pas la garantie décès seule à n'importe quel prix pour un petit prêt : la caution ou le nantissement d'un contrat d'assurance vie, prévus par la convention, se comparent. Et n'envoyez jamais vos comptes rendus à la banque ni par e-mail à un courtier : ils ne vont qu'au médecin-conseil, sous pli confidentiel. Vue d'ensemble de la famille sur le hub maladies cardiovasculaires et assurance de prêt.
Questions fréquentes
Peut-on obtenir une assurance emprunteur après un infarctus ?
Oui, dossier par dossier, sans barème public. L'infarctus, le stent et le pontage ne figurent pas dans la grille de référence AERAS de septembre 2023 : la tarification est individuelle. La convention AERAS s'applique néanmoins à tout prêt immobilier ou professionnel finançant des locaux, du matériel ou un fonds de commerce immatériel : réexamen automatique à trois niveaux, pas de cumul surprime-exclusion, garantie invalidité spécifique. En 2024, 93,6 % des demandes en risque aggravé, toutes pathologies confondues, ont reçu une proposition couvrant au moins le décès (France Assureurs).
Faut-il déclarer un infarctus ancien ou un stent posé il y a dix ans ?
Oui, si le questionnaire pose la question, quelle que soit l'ancienneté. Aucun droit à l'oubli ne couvre les maladies coronaires : l'article L.1141-5 du code de la santé publique le réserve aux cancers et à l'hépatite C. Un infarctus est un antécédent hospitalier, un stent un dispositif implanté, et le traitement qui suit — antiagrégant, bêtabloquant, statine — un traitement de plus de 21 jours : trois questions habituelles des questionnaires conformes à la convention AERAS. Seule la dispense de la loi Lemoine, en immobilier sous 200 000 € assurés et avant 60 ans, écarte toute question.
Quelle surprime après un infarctus ou une angioplastie ?
Aucun texte n'en fixe et aucune statistique publique ne détaille les décisions par maladie. Pour l'ensemble des dossiers en risque aggravé en 2024, France Assureurs indique une garantie décès accordée sans surprime ni exclusion dans 65 % des cas et avec surprime dans 30 % ; une garantie incapacité-invalidité sans surprime ni exclusion dans 54 % des cas, avec exclusion ou limitation dans 24 %, avec surprime dans 12 %, refusée dans 10 %. Aux 2e et 3e niveaux, sous conditions de revenus, la convention plafonne le poids de l'assurance à 1,4 point de TAEG.
Le droit à l'oubli s'applique-t-il après un infarctus ?
Non. Le droit à l'oubli de l'article L.1141-5 du code de la santé publique ne concerne que les cancers et l'hépatite virale C, cinq ans après la fin du protocole thérapeutique sans rechute, et seulement pour l'assurance de prêt. Un infarctus, un stent, un pontage ou un angor restent à déclarer si la question est posée. Le texte permet à la convention d'étendre le dispositif à des maladies chroniques dont les traitements sont devenus efficaces ; aucune extension n'est actée au 18 septembre 2026.
Que faire en cas de refus d'assurance de prêt après un infarctus ?
Laisser la convention jouer, puis élargir. Un refus au premier niveau entraîne automatiquement un réexamen individualisé, puis le passage devant le pool des risques très aggravés si la part assurée ne dépasse pas 420 000 € et si le contrat finit avant 71 ans : en 2024, 42,1 % des 6 190 dossiers transmis à ce 3e niveau ont reçu une proposition. La lettre de refus indique le niveau atteint ; les motifs médicaux s'obtiennent par courrier auprès du médecin de l'assureur. Restent d'autres assureurs, les garanties alternatives (caution, nantissement) et la Commission de médiation AERAS.
Suis-je couvert si je suis arrêté pour le cœur pendant le prêt ?
Selon votre contrat. Si l'assureur a accepté la garantie incapacité sans exclusion, un arrêt prescrit est indemnisé après la franchise, fréquemment de 90 jours selon le Comité consultatif du secteur financier ; or l'Assurance Maladie indique qu'un infarctus non compliqué entraîne quatre semaines d'arrêt pour un travail sédentaire et deux mois pour un travail physique. Si les suites coronariennes sont exclues, l'arrêt lié au cœur n'est pas couvert, mais une fracture ou un cancer le restent. Votre caisse obligatoire, elle, verse sans sélection médicale.
Votre question n’y est pas ? Un courtier vous rappelle et y répond sur votre situation réelle — gratuitement, même si vous ne souscrivez rien.
Être rappelé par un courtier54 % d'incapacité-invalidité sans surprime ni exclusion : c'est là que tout se joue
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Sources
- Santé publique France — épidémiologie des cardiopathies ischémiques en France, BEH hors-série du 4 mars 2025 — consulté en septembre 2026.
- Assurance Maladie — cartographie des pathologies, fiche « Maladie coronaire chronique » en 2024 (17 juin 2026) — consulté en septembre 2026.
- ameli.fr — vivre après un infarctus du myocarde : réadaptation, arrêt de travail, suivi — consulté en septembre 2026.
- Haute Autorité de santé — guide du parcours de soins « Syndrome coronarien chronique », validé le 15 avril 2021 — consulté en septembre 2026.
- Convention AERAS, version actualisée 2023 — titre III, annexe 2 (GIS) et code de bonne conduite — consulté en septembre 2026.
- France Assureurs — statistiques de la convention AERAS, année 2024 (décembre 2025) — consulté en septembre 2026.
- Légifrance — article L.1141-5 du code de la santé publique (droit à l'oubli : cancers et hépatite C) — consulté en septembre 2026.