Assurance et risque de santé
Cancer du poumon et assurance de prêt : hors grille, oubli à 5 ans
Yacine Sahnoune
Courtier en assurances
ORIAS n° 26004449
Publié le
Le cancer du poumon n'a aucune ligne dans la grille de référence AERAS de septembre 2023 : avant cinq ans, l'assureur tarifie au cas par cas, mais la convention AERAS s'applique — trois niveaux d'examen, pas de cumul surprime-exclusion, garantie invalidité spécifique, écrêtement. Puis le droit à l'oubli joue comme pour tout cancer : 5 ans après la fin du protocole thérapeutique, sans rechute, plus rien à déclarer (article L.1141-5 du code de la santé publique). Avec 52 777 nouveaux cas en 2023 (Institut national du cancer), c'est le plus fréquent des cancers sans aucune ligne dans la grille. Ces règles valent pour un prêt immobilier comme pour un prêt professionnel — jamais pour votre prévoyance.
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Faire étudier mon dossier Ou vérifier mes droits en 2 minutes →Le cancer du poumon est-il dans la grille AERAS ?
Non. La grille de référence AERAS, édition de septembre 2023 — seule en vigueur au 18 septembre 2026 — ne contient aucune ligne pour les cancers bronchiques, ni en partie I (tarif normal après délai), ni en partie II (surprime plafonnée). Aucune édition 2025 ou 2026 n'existe. Sans ligne, aucun délai ni plafond de surprime ne s'impose à l'assureur ; ce que la convention garantit, en revanche, s'applique intégralement à un prêt de son champ.
| Dispositif | Cancer du poumon | Ce que cela signifie pour votre prêt |
|---|---|---|
| Grille de référence, partie I (tarif normal après délai) | Aucune ligne | Pas de date à laquelle le tarif normal serait dû au titre de ce cancer avant cinq ans |
| Grille de référence, partie II (surprime plafonnée) | Aucune ligne | Pas de plafond de surprime opposable ; tarification individuelle, aucun barème public |
| Droit à l'oubli (art. L.1141-5 CSP) | Oui, comme tout cancer | 5 ans après la fin du protocole, sans rechute : rien à déclarer, sans plafond de montant, si le contrat finit avant 71 ans |
| Trois niveaux d'examen | Oui | Un refus au premier niveau passe automatiquement au réexamen individualisé, puis au pool des risques très aggravés (≤ 420 000 €, fin avant 71 ans) |
| Non-cumul surprime + exclusion | Oui | Sur une même garantie, l'assureur ne peut pas à la fois majorer et exclure au titre du cancer |
| Garantie invalidité spécifique (GIS) | Oui | À défaut de garantie invalidité standard : incapacité fonctionnelle de 70 % au moins, sans exclusion de la pathologie déclarée ; au minimum, la PTIA |
| Écrêtement des surprimes | Oui | Résidence principale ou prêt professionnel ≤ 420 000 €, revenu du foyer ≤ 48 060 € pour une part en 2026 : l'assurance ne peut pas peser plus de 1,4 point de TAEG |
| Délai de réponse | Oui | 3 semaines côté assureur, 2 semaines côté banque, à compter d'un dossier complet |
Le chiffre clé 52 777 nouveaux cas de cancer du poumon ont été estimés en France métropolitaine en 2023 (33 438 hommes, 19 339 femmes) : le deuxième cancer de l'homme, le troisième de la femme. L'âge médian au diagnostic est de 68 ans chez les hommes et de 66 ans chez les femmes ; la survie nette à 5 ans est de 20 % pour les personnes diagnostiquées entre 2010 et 2015, et 80 % des cas sont attribuables au tabac (Institut national du cancer, page mise à jour le 22 juillet 2026).
Que regarde le médecin-conseil pour un cancer du poumon hors grille ?
Sans ligne, aucun critère ne s'impose ; ce que le médecin-conseil lit se déduit de ce que la grille elle-même retient pour les autres cancers, et de ce que l'Institut national du cancer décrit comme déterminant pour le traitement : le type histologique — cancers bronchiques non à petites cellules, près de 85 % des cas, ou à petites cellules, près de 15 % (INCa, l'essentiel) —, le stade fixé en réunion de concertation pluridisciplinaire, le traitement reçu (chirurgie, radiothérapie, traitements médicamenteux), la date de fin du protocole, l'absence de rechute aux contrôles, la fonction respiratoire restante et le statut tabagique. Nous ne publions ni barème ni surprime « moyenne » : il n'en existe pas d'officiels, et la décision se prend dossier par dossier.
Les pièces à rassembler avant le rendez-vous bancaire — des documents, pas un avis médical :
- le compte rendu anatomopathologique et le compte rendu de la réunion de concertation pluridisciplinaire, qui fixe le stade ;
- le compte rendu opératoire, ou de fin de radiothérapie ou de chimiothérapie, avec les dates ;
- le dernier scanner de surveillance et le dernier compte rendu de consultation ;
- les explorations fonctionnelles respiratoires récentes, s'il y en a eu ;
- une réponse exacte à la question sur le tabac : la définition du « non-fumeur » varie d'un contrat à l'autre et figure dans la notice — voir fumeur, ancien fumeur, vapoteur.
Ces pièces vont au seul médecin-conseil de l'assureur, sous pli confidentiel ou par sa plateforme sécurisée ; des examens de moins de 6 mois se réutilisent chez un autre assureur, et une proposition reste valable 4 mois.
À quelle date puis-je emprunter sans déclarer un cancer du poumon ?
Cinq ans après la fin du protocole thérapeutique, sans rechute, quel que soit le stade : la convention AERAS fixe ce point de départ à la fin du traitement actif — chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie — « hormis la possibilité d'une thérapeutique persistante de type hormonothérapie ou immunothérapie ». Une immunothérapie d'entretien ne reporte donc pas la date. Le texte ne nomme pas les thérapies ciblées : si vous en suivez une, faites qualifier par écrit la fin de votre protocole par votre oncologue, et faites poser la question à l'assureur.
Avant cette date, le cancer se déclare et la tarification est individuelle ; après, l'assureur ne peut ni le demander ni en tenir compte. Restent à déclarer, si le questionnaire les vise : vos autres pathologies — une BPCO, par exemple, se déclare à part, voir asthme et BPCO — et toute incapacité, invalidité ou inaptitude au travail en cours. Le tabagisme fait toujours l'objet d'une question distincte. Calculez votre date avec l'outil droit à l'oubli ; les règles complètes sont dans droit à l'oubli et assurance de prêt.
Cas type : Thierry, 57 ans, garagiste, opéré d'un cancer du poumon en 2024
Thierry, gérant majoritaire d'une SARL de mécanique, affilié à la Sécurité sociale des indépendants, a été opéré d'un cancer bronchique non à petites cellules de stade I : lobectomie le 9 juillet 2024, sans chimiothérapie ni radiothérapie, scanners de contrôle normaux depuis ; ancien fumeur, arrêt en 2023. En octobre 2026, il emprunte 120 000 € sur 7 ans pour un pont élévateur et un banc de diagnostic, assurés à 100 %. Revenu annuel moyen : 40 000 €.
- Le prêt est-il dans le champ ? Oui : du matériel professionnel, 120 000 € assurés, contrat terminé à 64 ans. La convention AERAS s'applique ; la loi Lemoine, non : questionnaire à remplir, cancer et tabac déclarés.
- La grille ? Aucune ligne. Tarification individuelle jusqu'au droit à l'oubli.
- Le droit à l'oubli ? Acquis le 9 juillet 2029, sans rechute. Pour tout nouveau contrat après cette date, le cancer n'a plus à être mentionné.
- Ce que la convention lui garantit dès 2026. Un refus au premier niveau passe au réexamen, puis au pool des risques très aggravés ; sur chaque garantie, surprime ou exclusion, pas les deux ; si l'invalidité standard est refusée, une GIS sans exclusion du cancer, ou au minimum la PTIA. Si une surprime est notifiée, l'écrêtement joue : son foyer est sous 48 060 € pour une part fiscale, l'assurance ne pourra pas peser plus de 1,4 point de TAEG.
- L'arbitrage. Le matériel ne peut pas attendre 2029. Il fait interroger plusieurs assureurs dans l'ordre, demande séparément une garantie décès seule si l'offre complète est refusée, et note la date du 9 juillet 2029 : avec l'accord écrit de sa banque, il pourra alors remplacer le contrat sans déclarer le cancer.
- Son revenu en cas d'arrêt, quelle qu'en soit la cause. La SSI verse 1/730e de son revenu moyen, soit 54,79 € par jour dès le 4e jour, sans questionnaire ; 360 jours sur 3 ans, jusqu'à 3 ans par affection en ALD.
Exemple construit à partir des textes, ni dossier réel ni promesse.
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Sans ligne dans la grille, tout dépend de l'assureur interrogé, des pièces et du calendrier. Nous qualifions votre prêt, interrogeons plusieurs assureurs avant votre rendez-vous bancaire et vous remettons une recommandation écrite sous 24 h ouvrées, sans promesse d'acceptation. Vos pièces médicales vont au médecin-conseil de l'assureur, jamais à la banque ni à nous par e-mail.
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Prêt professionnel, prêt immobilier : questionnaire, fonds de commerce, dispense ?
Sur un prêt professionnel, questionnaire toujours, convention AERAS oui. La loi Lemoine ne supprime le questionnaire que pour un crédit immobilier d'habitation ou mixte : l'article L.113-2-1 du code des assurances ne vise que ces crédits-là, sous 200 000 € de part assurée par personne et avec un prêt terminé avant 60 ans. Un fonds de commerce, du matériel, un local professionnel se financent toujours avec un questionnaire. La convention AERAS couvre les prêts professionnels pour l'acquisition de locaux et de matériels et, depuis une décision de la Commission de suivi du 7 octobre 2024, ceux qui financent un fonds de commerce composé exclusivement d'éléments immatériels : clientèle, achalandage, enseigne, droit au bail, licences. Le rachat de parts sociales ne figure pas dans ce champ tel qu'il est rédigé. Détail dans prêt professionnel avec un risque aggravé de santé.
Sur un prêt immobilier, la dispense de questionnaire est la première chose à vérifier — mais avec un âge médian au diagnostic de 66 à 68 ans, elle reste hors d'atteinte de la plupart des emprunteurs concernés, qui ne peuvent pas solder un prêt avant 60 ans. Pour eux, la règle est celle du tableau ci-dessus, et la durée du prêt compte autant que le dossier médical : le troisième niveau d'examen, la GIS et l'écrêtement exigent un contrat terminé avant le 71e anniversaire. Voir prêt immobilier avec un antécédent de santé.
En cas de refus, hors grille comme ailleurs, rien n'est définitif : en 2024, 93,6 % des demandes en risque aggravé ont reçu une proposition couvrant au moins le décès, et le troisième niveau a fait une proposition dans 42,1 % des 6 190 dossiers qu'il a examinés (France Assureurs, statistiques AERAS 2024). La lettre de refus doit préciser le niveau d'examen atteint ; les motifs médicaux se demandent par courrier au médecin de l'assureur. Réinterrogez d'autres assureurs dans le bon ordre, réduisez la demande — une garantie décès seule, ou décès et PTIA, peut recevoir une autre réponse, et la banque exige rarement plus pour un prêt professionnel —, proposez une garantie alternative prévue par la convention (caution, hypothèque, nantissement) et, en dernier recours, saisissez la Commission de médiation AERAS : 362 saisines en 2025, dont 37 % de contestations de refus. La procédure complète est dans refus d'assurance de prêt : que faire.
Suis-je couvert si un arrêt de travail survient pendant le prêt ?
Oui, si la garantie incapacité temporaire de travail vous a été accordée et si la cause de l'arrêt n'est pas exclue. Selon l'avis du CCSF du 26 mai 2026, la franchise est « fréquemment » de 90 jours : au-delà, l'assureur prend le relais des échéances selon le mode forfaitaire ou indemnitaire de la notice. Hors grille, c'est sur cette garantie que se concentrent les réserves : en 2024, l'incapacité-invalidité a été accordée sans surprime ni exclusion dans 54 % des dossiers en risque aggravé, avec exclusion ou limitation dans 24 %, avec surprime dans 12 %, et refusée pour raison médicale dans 10 %. Lisez donc vos conditions particulières : une exclusion des suites du cancer y figure noir sur blanc, ou n'existe pas.
Un cancer relevant du droit à l'oubli ne peut pas être exclu. Et reste le revenu, que le contrat de prêt ne remplace pas : c'est le rôle de votre caisse puis de votre prévoyance. Les mécanismes — définition de l'incapacité, franchise, exclusions, déclaration du sinistre — sont dans assurance emprunteur et arrêt maladie en cours de prêt.
Prévoyance, mutuelle, régime obligatoire : qu'est-ce qui change après un cancer du poumon ?
Tout ce qui précède s'arrête à l'assurance de prêt. En prévoyance individuelle, il n'existe ni droit à l'oubli, ni convention AERAS, ni niveaux d'examen, ni loi Lemoine : l'assureur peut vous interroger sur un cancer du poumon ancien et proposer un accord, une surprime, une exclusion, un ajournement ou un refus. Une mutuelle santé responsable ne pose aucune question de santé ; votre régime obligatoire vous couvre sans sélection.
| Produit | Sélection médicale | Protection | En pratique |
|---|---|---|---|
| Prêt immobilier | Oui, sauf dispense L.113-2-1 (≤ 200 000 € par assuré et fin avant 60 ans) | Convention AERAS (3 niveaux, non-cumul, GIS, écrêtement), droit à l'oubli à 5 ans ; pas de ligne de grille | Tarification individuelle avant 5 ans ; durée du prêt décisive (71 ans) |
| Prêt professionnel (locaux, matériel, fonds immatériel) | Toujours, quel que soit le montant | Mêmes protections, si ≤ 420 000 € et fin avant 71 ans | Garantie décès seule souvent suffisante pour la banque ; parts sociales hors champ écrit |
| Prévoyance individuelle (arrêt de travail, invalidité, décès) | Oui | Aucune : ni AERAS, ni droit à l'oubli, ni Lemoine. Exclusion formelle et limitée (art. L.113-1 c. assur.) et clairement mentionnée (loi Évin, art. 3) ; après 2 ans, maintien des garanties incapacité-invalidité (art. 6) | Accord, surprime, exclusion, ajournement ou refus ; un contrat souscrit avant le diagnostic se garde |
| Mutuelle santé responsable | Interdite (art. L.110-2 c. mut., L.862-4 II CSS) | Pas de questionnaire, pas de tarif selon l'état de santé | Jamais un obstacle ; le cancer ouvre une affection de longue durée |
| Régime obligatoire (SSI, caisses libérales) | Non | Droits ouverts par l'affiliation | Le socle : jusqu'à 65,84 € par jour pour un artisan ou un commerçant en 2026, jusqu'à 3 ans par affection en ALD |
Si vous aviez une prévoyance avant le diagnostic, gardez-la : un nouveau contrat repasserait par la sélection médicale. Si vous n'en avez pas, chiffrez d'abord ce que verse votre caisse, puis faites étudier séparément un capital décès et une garantie frais généraux : méthode dans prévoyance d'un indépendant après un cancer. Ce qui reste à charge malgré l'affection de longue durée — forfait hospitalier, dépassements, chambre particulière — est dans mutuelle et ALD.
Quelles erreurs éviter, et quand vaut-il mieux attendre ?
Trois erreurs reviennent : taire le cancer ou le tabac, signer une durée qui fait sortir de la convention, et souscrire à tout prix une garantie qui ne couvre plus ce que vous vouliez couvrir.
- Taire le cancer hors droit à l'oubli, ou le tabac. Une fausse déclaration intentionnelle expose à la nullité du contrat (article L.113-8 du code des assurances) : la dette retomberait sur vos proches ou votre entreprise.
- Signer un prêt qui se termine après votre 71e anniversaire quand un an de moins vous garde dans le troisième niveau, la GIS et l'écrêtement.
- Envoyer vos comptes rendus à la banque ou par e-mail. Ils vont au seul médecin-conseil de l'assureur. Nous ne vous demanderons jamais de pièce médicale sur ce site.
- Souscrire à tout prix. Pour un petit prêt court, une garantie alternative acceptée par la banque peut suffire ; et si vous êtes à quelques mois du droit à l'oubli, attendre peut être le bon choix.
Interlocuteurs neutres : le service AIDEA de la Ligue contre le cancer, dédié à l'emprunt, au 0 800 940 939 (gratuit) ; la communauté de patients Mon Réseau Cancer du Poumon, animée par l'association Patients en réseau, pour l'information et l'entraide. Aucune ne délivre d'assurance.
Questions fréquentes
Faut-il déclarer un cancer du poumon à l'assurance emprunteur ?
Oui, tant que le droit à l'oubli n'est pas acquis : l'article L.113-2 du code des assurances impose de répondre exactement aux questions posées. Cinq ans après la fin du protocole thérapeutique, sans rechute, vous n'avez plus à mentionner ce cancer (article L.1141-5 du code de la santé publique). Le tabagisme, lui, fait l'objet d'une question distincte, à laquelle il faut aussi répondre exactement. Exception : un crédit immobilier d'habitation dont la part assurée ne dépasse pas 200 000 € par personne et qui se termine avant vos 60 ans, sans aucune question de santé.
Quelle surprime pour un cancer du poumon ?
Aucun texte ne la fixe : le cancer du poumon n'a pas de ligne dans la grille de référence AERAS de septembre 2023, qui n'encadre donc ni délai ni plafond de surprime pour lui. L'assureur tarifie au cas par cas, et aucun barème n'est public. La convention garantit en revanche trois niveaux d'examen, l'interdiction de cumuler surprime et exclusion sur une même garantie, et l'écrêtement à 1,4 point de TAEG sous conditions de revenu. En 2024, 65 % des propositions décès en risque aggravé l'ont été sans surprime ni exclusion (France Assureurs).
Le droit à l'oubli s'applique-t-il au cancer du poumon ?
Oui, comme à tous les cancers, quel que soit le stade : cinq ans après la fin du protocole thérapeutique, en l'absence de rechute, quel que soit votre âge au diagnostic. La convention AERAS fixe le point de départ à la fin du traitement actif — chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie — et précise qu'une immunothérapie persistante ne le reporte pas. Il vaut pour un prêt immobilier, un crédit à la consommation affecté et un prêt professionnel finançant des locaux ou du matériel, si le contrat se termine avant votre 71e anniversaire, sans plafond de montant.
Que faire en cas de refus d'assurance de prêt après un cancer du poumon ?
Lisez la lettre de refus : la convention AERAS impose qu'elle précise le niveau d'examen atteint. Un refus au premier niveau déclenche automatiquement un réexamen individualisé, puis un passage devant le pool des risques très aggravés, qui a fait une proposition dans 42,1 % des 6 190 dossiers examinés en 2024. Demandez les motifs médicaux par courrier au médecin de l'assureur, interrogez d'autres assureurs, demandez séparément une garantie décès seule, proposez une garantie alternative à la banque et, en dernier recours, saisissez la Commission de médiation AERAS.
Suis-je couvert si je suis en arrêt de travail pendant le prêt ?
Si vous avez souscrit la garantie incapacité temporaire de travail et si elle vous a été accordée, l'assureur prend le relais des échéances après la franchise du contrat, souvent 90 jours selon l'avis du CCSF du 26 mai 2026, pour tout arrêt dont la cause n'est pas exclue. En 2024, la garantie incapacité-invalidité a été accordée avec exclusion ou limitation dans 24 % des dossiers en risque aggravé : lisez vos conditions particulières. Un cancer relevant du droit à l'oubli ne peut pas être exclu.
Le droit à l'oubli vaut-il pour ma prévoyance d'indépendant après un cancer du poumon ?
Non. Le droit à l'oubli et la convention AERAS ne concernent que l'assurance de prêt. En prévoyance individuelle, l'assureur peut vous interroger sur un cancer du poumon ancien et proposer un accord, une surprime, une exclusion des affections respiratoires et tumorales, un ajournement ou un refus. L'exclusion doit être formelle et limitée (article L.113-1 du code des assurances) et clairement mentionnée au contrat (loi Évin, article 3). Votre régime obligatoire et une mutuelle responsable ne pratiquent aucune sélection médicale.
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Sources
- Convention AERAS — grille de référence, édition de septembre 2023 (le cancer du poumon n'y figure pas) — consulté en septembre 2026.
- Convention AERAS, version actualisée 2023 — titres III et IV (niveaux d'examen, droit à l'oubli, écrêtement) — consulté en septembre 2026.
- Légifrance — article L.1141-5 du code de la santé publique (droit à l'oubli) — consulté en septembre 2026.
- Légifrance — article L.113-2-1 du code des assurances (dispense de questionnaire de santé) — consulté en septembre 2026.
- France Assureurs — statistiques de la convention AERAS, année 2024 — consulté en septembre 2026.
- Institut national du cancer — épidémiologie des cancers du poumon (mise à jour du 22 juillet 2026) — consulté en septembre 2026.
- Institut national du cancer — l'essentiel sur les cancers du poumon (mise à jour du 4 juillet 2023) — consulté en septembre 2026.