Assurance et risque de santé
Cancer colorectal et assurance de prêt : délais AERAS, droit à l'oubli
Yacine Sahnoune
Courtier en assurances
ORIAS n° 26004449
Publié le
Après un cancer du côlon ou du rectum, trois délais décident de votre assurance de prêt. La grille de référence AERAS de septembre 2023 ouvre le tarif normal 1 an après la fin du protocole pour un stade Tis et 4 ans après pour un adénocarcinome de stade I T1N0M0, à condition d'avoir eu plus de 50 ans au diagnostic. Pour tous les autres stades, le droit à l'oubli s'applique 5 ans après la fin des traitements, sans rechute : plus rien à déclarer (article L.1141-5 du code de la santé publique). Ces règles valent pour un prêt immobilier comme pour un prêt professionnel — jamais pour votre prévoyance.
Pas envie de tout lire ? Un courtier présente votre dossier à l’assureur le plus ouvert à votre profil. Gratuit, sans engagement.
Faire étudier mon dossier Ou vérifier mes droits en 2 minutes →Que dit la grille AERAS pour un cancer du côlon ou du rectum ?
Deux lignes, toutes deux en partie I — ni surprime ni exclusion au titre du cancer, une fois le délai écoulé — dans la grille de référence AERAS, édition de septembre 2023, seule en vigueur au 18 septembre 2026. L'une vise le stade Tis, l'autre le stade I limité à T1N0M0 ; les deux exigent plus de 50 ans au diagnostic.
| Pathologie | Critères, tous exigés | Délai d'accès | Point de départ | Conditions d'assurance |
|---|---|---|---|---|
| Cancers du côlon et du rectum — stade Tis (stade 0) | Stade Tis (stade 0) ; plus de 50 ans au diagnostic | 1 an | Fin du protocole thérapeutique, sans rechute | Ni surprime ni exclusion de garanties au titre de ce cancer |
| Cancers du côlon et du rectum — stade I | Stade I : T1N0M0 ; plus de 50 ans au diagnostic ; type histologique : adénocarcinome | 4 ans | Fin du protocole thérapeutique, sans rechute | Ni surprime ni exclusion de garanties au titre de ce cancer |
| Autres situations : T2, stade II, III ou IV, 50 ans ou moins au diagnostic, autre type histologique | Aucune ligne dans la grille | — | — | Tarification individuelle avec les protections de la convention ; droit à l'oubli à 5 ans |
Deux pièges de lecture. D'abord, le stade I de la classification TNM regroupe les tumeurs T1 et T2 sans atteinte ganglionnaire ; la grille, elle, ne retient que T1N0M0 — une tumeur T2N0M0 est bien de stade I, mais hors ligne. Ensuite, la condition d'âge se lit « plus de 50 ans » : pour un diagnostic posé dans l'année du 50e anniversaire, faites poser la question par écrit à l'assureur. Le stade retenu est celui de la réunion de concertation pluridisciplinaire, sur le compte rendu anatomopathologique définitif en cas de chirurgie première.
La grille ne joue que dans son champ : prêt immobilier ou prêt professionnel finançant des locaux ou du matériel, part assurée de 420 000 € au plus, contrat terminé avant le 71e anniversaire. Cette dernière condition compte doublement ici : l'âge médian au diagnostic est de 71 ans chez les hommes et de 72 ans chez les femmes.
Le chiffre clé 47 582 nouveaux cas de cancer colorectal ont été estimés en France métropolitaine en 2023 (26 212 hommes, 21 370 femmes) : c'est le deuxième cancer le plus fréquent chez la femme et le troisième chez l'homme. La survie nette à 5 ans est de 63 % pour les personnes diagnostiquées entre 2010 et 2015 (Institut national du cancer, page mise à jour le 22 juillet 2026).
À quelle date puis-je emprunter au tarif normal après un cancer colorectal ?
Un an, quatre ans ou cinq ans après la fin du protocole thérapeutique, selon votre ligne. La convention AERAS la définit comme la fin du traitement actif — chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie effectuées en structure autorisée — à laquelle plus aucun traitement n'est nécessaire, « hormis la possibilité d'une thérapeutique persistante de type hormonothérapie ou immunothérapie ». Pour un stade Tis retiré par résection endoscopique, c'est la date de la coloscopie ; pour un stade I opéré sans chimiothérapie, celle de l'intervention ; après une chimiothérapie adjuvante, celle de la dernière cure.
| Votre situation | Avant le délai de la grille | Délai de la grille écoulé, moins de 5 ans | Plus de 5 ans, sans rechute |
|---|---|---|---|
| Stade Tis, plus de 50 ans au diagnostic | Tarification individuelle (moins de 1 an) | Ni surprime ni exclusion dès 1 an | Rien à déclarer : droit à l'oubli |
| Adénocarcinome stade I T1N0M0, plus de 50 ans au diagnostic | Tarification individuelle (moins de 4 ans) | Ni surprime ni exclusion dès 4 ans | Rien à déclarer : droit à l'oubli |
| Tout autre cancer colorectal, ou diagnostic à 50 ans ou moins | Tarification individuelle, avec trois niveaux d'examen, non-cumul surprime-exclusion, garantie invalidité spécifique et écrêtement | Rien à déclarer : droit à l'oubli | |
Le droit à l'oubli n'a pas de plafond de montant. Il ne couvre que le cancer : la Commission de médiation AERAS rappelle dans son rapport 2025 que les autres pathologies, associées ou non à une ALD, et les situations actuelles d'incapacité, d'invalidité ou d'inaptitude au travail restent à déclarer. Après un cancer du rectum, une stomie définitive ou des séquelles fonctionnelles relèvent de cette catégorie si le questionnaire les vise : c'est un point que les signataires de la convention étudient encore, sans décision au 18 septembre 2026.
Cas type : Isabelle, 55 ans, expert-comptable, opérée d'un cancer du côlon en 2023
Isabelle, expert-comptable libérale affiliée à la CAVEC, a été opérée d'un adénocarcinome du côlon de stade I, T1N0M0, diagnostiqué à 52 ans lors d'une coloscopie de dépistage ; colectomie segmentaire, sans chimiothérapie, fin du protocole datée par son chirurgien au 20 novembre 2023. En octobre 2026, elle achète les murs de son cabinet : 250 000 € sur 12 ans, assurés à 100 %. Revenu annuel moyen : 60 000 €.
- Le prêt est-il dans le champ ? Oui : des locaux professionnels, 250 000 € assurés, sous le plafond de 420 000 € sans autre prêt garanti par le même assureur, contrat terminé à 67 ans, avant son 71e anniversaire. La loi Lemoine ne s'applique pas à un local strictement professionnel : questionnaire à remplir.
- La grille ? Sa ligne existe — T1N0M0, adénocarcinome, plus de 50 ans au diagnostic — mais le délai de 4 ans ne sera atteint que le 20 novembre 2027. En octobre 2026, elle est en tarification individuelle, avec les protections de la convention.
- Le droit à l'oubli ? Acquis le 20 novembre 2028, sans rechute.
- L'arbitrage. Si l'achat ne peut pas attendre, elle signe avec la proposition obtenue et note la date : à partir du 20 novembre 2027, elle peut demander la révision de sa surprime ou, avec l'accord écrit de sa banque, remplacer le contrat — sur ce cancer, la grille interdira alors toute surprime et toute exclusion. Si une surprime est notifiée avant, l'écrêtement ne joue pas : le revenu de son foyer dépasse 48 060 € pour une part fiscale en 2026.
- Son revenu en cas d'arrêt, quelle qu'en soit la cause. L'Assurance maladie lui verse 1/730e de son revenu, soit 82,19 € par jour, du 4e au 90e jour ; la CAVEC prend le relais à 130 € par jour à partir du 91e jour, pendant 36 mois au plus. Sans questionnaire de santé.
Exemple construit à partir des textes, ni dossier réel ni promesse.
Étape suivante
Faire vérifier la ligne de la grille avant le rendez-vous bancaire
Tis ou T1N0M0, âge au diagnostic, date de fin du protocole : la réponse de l'assureur dépend de trois mentions de votre compte rendu. Nous qualifions votre prêt, interrogeons plusieurs assureurs avant votre rendez-vous bancaire et vous remettons une recommandation écrite sous 24 h ouvrées. Vos pièces médicales vont au médecin-conseil de l'assureur, jamais à la banque ni à nous par e-mail.
- L’assureur le plus ouvert à votre dossier : chaque compagnie a sa propre politique médicale, nous savons laquelle retenir.
- Surprimes et exclusions négociées, convention AERAS et droit à l’oubli appliqués quand ils jouent en votre faveur.
- 0 € de frais de courtage, et aucune donnée médicale demandée en ligne : elle va directement au médecin-conseil de l’assureur.
Sans engagement · Recommandation écrite · Rappel sous 24 h ouvrées
Prêt professionnel après un cancer colorectal : questionnaire, AERAS, fonds de commerce ?
Questionnaire toujours, convention AERAS oui. La loi Lemoine ne supprime le questionnaire de santé que pour un crédit immobilier d'habitation ou mixte : l'article L.113-2-1 du code des assurances ne vise que ces crédits-là. Un prêt qui finance un fonds de commerce, une patientèle, du matériel ou un local professionnel reste soumis au questionnaire, même sous 200 000 €. La convention AERAS, elle, couvre les prêts professionnels pour l'acquisition de locaux et de matériels — droit à l'oubli, grille, trois niveaux, écrêtement — et, depuis une décision de la Commission de suivi du 7 octobre 2024, ceux qui financent un fonds de commerce composé exclusivement d'éléments immatériels : clientèle, achalandage, enseigne, droit au bail, licences.
Le rachat de parts sociales ne figure pas dans ce champ tel qu'il est rédigé : les assureurs instruisent ces dossiers, sans que les garanties de la convention s'imposent à eux. La convention prévoit 3 semaines côté assureur et 2 semaines côté banque à compter d'un dossier complet — un délai à caler sur la condition suspensive. Détail dans prêt professionnel avec un risque aggravé de santé.
Prêt immobilier : peut-on éviter le questionnaire, et que faire en cas de refus ?
Pour un logement, oui sous deux conditions cumulatives : une part assurée de 200 000 € au plus par personne sur l'ensemble de vos crédits immobiliers, et un prêt remboursé avant vos 60 ans. L'assureur n'a alors le droit de poser aucune question de santé. Avec un âge médian au diagnostic supérieur à 70 ans, cette porte reste fermée à la plupart des emprunteurs concernés : pour eux, tout se joue sur la grille, le droit à l'oubli et la condition des 71 ans. Voir prêt immobilier avec un antécédent de santé.
En cas de refus, la lettre doit préciser le niveau d'examen atteint : un refus au premier niveau passe automatiquement au réexamen individualisé, puis au pool des risques très aggravés si le contrat se termine avant 71 ans et la part assurée n'excède pas 420 000 € — en 2024, ce troisième niveau a examiné 6 190 dossiers et fait une proposition dans 42,1 % des cas (France Assureurs). Demandez les motifs médicaux par courrier au médecin de l'assureur, réinterrogez d'autres assureurs avec un dossier complet — compte rendu anatomopathologique, compte rendu de la réunion de concertation pluridisciplinaire, compte rendu opératoire, dernière coloscopie ; des examens de moins de 6 mois se réutilisent, une proposition reste valable 4 mois —, proposez à la banque une garantie alternative (caution, hypothèque, nantissement) et, en dernier recours, saisissez la Commission de médiation AERAS. La procédure complète est dans refus d'assurance de prêt : que faire.
Suis-je couvert si un arrêt de travail survient pendant le prêt ?
Oui, si vous avez souscrit la garantie incapacité temporaire de travail et si la cause de l'arrêt n'est pas exclue. Selon l'avis du CCSF du 26 mai 2026, la franchise est « fréquemment » de 90 jours : au-delà, l'assureur prend le relais des échéances selon le mode forfaitaire ou indemnitaire de la notice. Un cancer colorectal déclaré et accepté sans exclusion est couvert ; un cancer relevant du droit à l'oubli aussi, puisque l'assureur ne peut ni le demander ni l'exclure. Et la convention interdit de cumuler surprime et exclusion sur une même garantie au titre du même cancer.
Reste le revenu, que le contrat de prêt ne remplace pas : c'est le rôle de votre caisse puis de votre prévoyance. Les mécanismes — définition de l'incapacité, franchise, exclusions, déclaration du sinistre, mi-temps thérapeutique — sont dans assurance emprunteur et arrêt maladie en cours de prêt.
Prévoyance, mutuelle, régime obligatoire : qu'est-ce qui change après un cancer colorectal ?
Tout ce qui précède s'arrête à l'assurance de prêt. En prévoyance individuelle, il n'existe ni grille, ni droit à l'oubli, ni convention AERAS, ni loi Lemoine : l'assureur peut vous interroger sur un cancer du côlon traité il y a dix ans et proposer un accord, une surprime, une exclusion, un ajournement ou un refus. Une mutuelle santé responsable ne pose aucune question de santé ; votre régime obligatoire vous couvre sans sélection.
| Produit | Sélection médicale | Protection | En pratique |
|---|---|---|---|
| Prêt immobilier | Oui, sauf dispense L.113-2-1 (≤ 200 000 € par assuré et fin avant 60 ans) | Convention AERAS, grille (Tis : 1 an ; T1N0M0 : 4 ans), droit à l'oubli à 5 ans | Le contrat le mieux encadré ; changement d'assurance à tout moment |
| Prêt professionnel (locaux, matériel, fonds immatériel) | Toujours, quel que soit le montant | Convention AERAS, grille, droit à l'oubli, écrêtement — si ≤ 420 000 € et fin avant 71 ans | Même calendrier que l'immobilier ; parts sociales hors champ écrit |
| Prévoyance individuelle (arrêt de travail, invalidité, décès) | Oui | Aucune : ni AERAS, ni droit à l'oubli, ni Lemoine. Exclusion formelle et limitée (art. L.113-1 c. assur.) et clairement mentionnée (loi Évin, art. 3) ; après 2 ans, maintien des garanties incapacité-invalidité (art. 6) | Accord, surprime, exclusion des affections digestives, ajournement ou refus |
| Mutuelle santé responsable | Interdite (art. L.110-2 c. mut., L.862-4 II CSS) | Pas de questionnaire, pas de tarif selon l'état de santé | Jamais un obstacle ; le cancer ouvre une affection de longue durée |
| Régime obligatoire (SSI, caisses libérales) | Non | Droits ouverts par l'affiliation | Le socle : jusqu'à 65,84 € par jour pour un artisan ou un commerçant en 2026 ; 130 € par jour dès le 91e jour à la CAVEC |
Une prévoyance qui exclut les affections du côlon et du rectum continue de payer pour un accident, une hernie discale ou un autre cancer : elle mérite examen, clause en main ; un contrat souscrit avant le diagnostic se garde. Méthode dans prévoyance d'un indépendant après un cancer. Ce qui reste à charge malgré l'affection de longue durée — forfait hospitalier, dépassements, chambre particulière — est dans mutuelle et ALD. Une maladie de Crohn ou une rectocolite hémorragique se déclarent à part : voir Crohn et RCH.
Quelles erreurs éviter, et quand vaut-il mieux attendre ?
Quatre erreurs reviennent : taire un cancer hors droit à l'oubli, lire « stade I » là où la grille dit « T1N0M0 », envoyer ses pièces à la banque, et signer à quelques semaines d'une date qui change tout.
- Taire un cancer hors droit à l'oubli. Une fausse déclaration intentionnelle expose à la nullité du contrat (article L.113-8 du code des assurances) : la dette retomberait sur vos proches ou votre entreprise.
- Confondre stade I et T1N0M0. Une tumeur T2, un ganglion atteint, un diagnostic à 50 ans ou moins, un type histologique autre qu'un adénocarcinome : un seul critère manquant, et la ligne ne s'applique pas.
- Envoyer vos comptes rendus à la banque ou par e-mail. Ils vont au seul médecin-conseil de l'assureur, sous pli confidentiel ou par sa plateforme sécurisée. Nous ne vous demanderons jamais de pièce médicale sur ce site.
- Signer un prêt qui se termine après votre 71e anniversaire quand un an de moins vous garde dans la convention : à 62 ans, un prêt de 9 ans vous en sort, un prêt de 8 ans vous y maintient.
Interlocuteurs neutres : le service AIDEA de la Ligue contre le cancer, dédié à l'emprunt, au 0 800 940 939 (gratuit) ; les associations de patients France Côlon et Mon Réseau Cancer Colorectal, pour l'information et l'entraide. Aucune ne délivre d'assurance.
Questions fréquentes
Faut-il déclarer un cancer colorectal à l'assurance emprunteur ?
Oui, tant que le droit à l'oubli n'est pas acquis : l'article L.113-2 du code des assurances impose de répondre exactement aux questions posées, et la grille AERAS rappelle que ses pathologies se déclarent sous peine de sanction. Cinq ans après la fin du protocole thérapeutique, sans rechute, vous n'avez plus à mentionner ce cancer (article L.1141-5 du code de la santé publique). Exception : un crédit immobilier d'habitation dont la part assurée ne dépasse pas 200 000 € par personne et qui se termine avant vos 60 ans, sans aucune question de santé.
Quelle surprime après un cancer du côlon ou du rectum ?
Aucune si votre cancer répond à l'une des deux lignes de la grille de référence AERAS de septembre 2023 : stade Tis diagnostiqué après 50 ans, un an après la fin du protocole ; ou adénocarcinome de stade I T1N0M0 diagnostiqué après 50 ans, quatre ans après. Hors de ces lignes, la tarification est individuelle et aucun barème n'est public. En 2024, 65 % des propositions décès faites aux emprunteurs en risque aggravé l'ont été sans surprime ni exclusion, toutes pathologies confondues (France Assureurs).
Le droit à l'oubli s'applique-t-il au cancer colorectal ?
Oui, comme à tous les cancers, quel que soit le stade : cinq ans après la fin du protocole thérapeutique, en l'absence de rechute, quel que soit votre âge au diagnostic. La convention AERAS fixe le point de départ à la fin du traitement actif : chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie. Le droit à l'oubli vaut pour un prêt immobilier, un crédit à la consommation affecté et un prêt professionnel finançant des locaux ou du matériel, si le contrat se termine avant votre 71e anniversaire, sans plafond de montant.
Que faire en cas de refus d'assurance de prêt après un cancer colorectal ?
Lisez la lettre de refus : la convention AERAS impose qu'elle précise le niveau d'examen atteint. Un refus au premier niveau déclenche automatiquement un réexamen individualisé, puis un passage devant le pool des risques très aggravés. Demandez les motifs médicaux par courrier au médecin de l'assureur, interrogez d'autres assureurs avec un dossier complet, proposez à la banque une garantie alternative — caution, nantissement, hypothèque — et, en dernier recours, saisissez la Commission de médiation AERAS.
Suis-je couvert si je suis en arrêt de travail pendant le prêt ?
Si vous avez souscrit la garantie incapacité temporaire de travail, l'assureur prend le relais des échéances après la franchise du contrat, souvent 90 jours selon l'avis du CCSF du 26 mai 2026, pour tout arrêt dont la cause n'est pas exclue. Un cancer colorectal déclaré et accepté sans exclusion est couvert ; un cancer relevant du droit à l'oubli aussi, puisque l'assureur ne peut ni le demander ni l'exclure. Une exclusion, si elle existe, figure dans vos conditions particulières.
Le droit à l'oubli vaut-il pour ma prévoyance d'indépendant après un cancer colorectal ?
Non. Le droit à l'oubli et la grille AERAS ne concernent que l'assurance de prêt. En prévoyance individuelle, l'assureur peut vous interroger sur un cancer colorectal ancien et proposer un accord, une surprime, une exclusion des affections digestives, un ajournement ou un refus. L'exclusion doit être formelle et limitée (article L.113-1 du code des assurances) et clairement mentionnée au contrat (loi Évin, article 3). Votre régime obligatoire et une mutuelle responsable ne pratiquent aucune sélection médicale.
Votre question n’y est pas ? Un courtier vous rappelle et y répond sur votre situation réelle — gratuitement, même si vous ne souscrivez rien.
Être rappelé par un courtier1 an, 4 ans ou 5 ans : où en êtes-vous ?
Décrivez votre situation en deux minutes : un courtier présente votre dossier à l’assureur le plus ouvert à votre profil. Aucun questionnaire médical en ligne. Ou vérifiez d’abord vos droits.
Faire étudier mon dossier Vérifier mes droits en 2 minutes- Étude gratuite et sans engagement
- Courtier ORIAS n° 26004449
- Réponse sous 24 h ouvrées
Sources
- Convention AERAS — grille de référence, édition de septembre 2023 (partie I, cancers du côlon et du rectum) — consulté en septembre 2026.
- Convention AERAS, version actualisée 2023 — titres III et IV (droit à l'oubli, fin du protocole thérapeutique) — consulté en septembre 2026.
- Légifrance — article L.1141-5 du code de la santé publique (droit à l'oubli) — consulté en septembre 2026.
- Légifrance — article L.113-2-1 du code des assurances (dispense de questionnaire de santé) — consulté en septembre 2026.
- France Assureurs — statistiques de la convention AERAS, année 2024 — consulté en septembre 2026.
- Institut national du cancer — épidémiologie du cancer colorectal (mise à jour du 22 juillet 2026) — consulté en septembre 2026.
- Commission de médiation AERAS — rapport d'activité 2025 (droit à l'oubli : pathologies sous-jacentes et ALD) — consulté en septembre 2026.