Mutuelle santé TNS

Mutuelle ALD : ce que le « 100 % » ne couvre pas, et comment choisir

Courtier en assurances ORIAS n° 26004449 Mis à jour le

En affection de longue durée (ALD), le « 100 % » s'arrête au tarif de la Sécurité sociale et aux seuls soins liés à l'affection. Restent à payer : les dépassements d'honoraires, le forfait hospitalier (23 € par jour en 2026), les franchises et participations (100 € par an au plus, 140 € à compter du 1er octobre 2026) et tous les soins hors protocole. Selon la DREES, ces soins sans lien avec l'ALD pèsent près de 80 % du reste à charge. Une mutuelle solidaire et responsable ne pose aucune question de santé : vous n'avez pas à payer plus cher parce que vous êtes en ALD.

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Que prend en charge l'ALD à 100 %, exactement ?

Les soins et traitements liés à l'affection reconnue, « à 100 % sur la base du tarif de la Sécurité sociale » (Service-Public.fr, page vérifiée le 18 décembre 2025). L'ALD exonérante supprime donc le ticket modérateur, rien d'autre. Votre médecin traitant établit un protocole de soins ; ses prescriptions figurent sur une ordonnance à deux zones : le haut pour l'ALD, le bas pour le reste.

Tout ce qui est écrit dans la partie basse — une angine, des lunettes, une couronne dentaire, une entorse — est remboursé aux taux habituels : 70 % pour une consultation, 60 % pour l'optique, 80 % pour une hospitalisation sans rapport avec l'affection. Une ALD dite non exonérante — arrêt de travail ou soins d'une durée prévisible de plus de six mois — n'ouvre, elle, aucun remboursement à 100 % : les soins restent pris en charge aux taux habituels (ameli.fr, 9 janvier 2026).

Le chiffre clé Les assurés en ALD dépensent en moyenne 8 900 € de soins par an, pris en charge à plus de 90 % par l'Assurance maladie. Mais leurs soins sans lien avec l'affection, qui ne représentent que 30 % de leurs dépenses, forment près de 80 % de leur reste à charge — soins dentaires, optique et aides auditives notamment. Pour près de 1 % d'entre eux, ce reste à charge dépasse 4 900 € par an (DREES, Études et résultats n° 1180, données 2017).

Que reste-t-il à payer quand on est en ALD ?

Quatre familles de frais : ce que l'Assurance maladie retient d'office (participation de 2 €, franchises), l'hébergement à l'hôpital (forfait journalier), ce qui dépasse ses tarifs (dépassements d'honoraires, chambre particulière) et tout ce qui est hors protocole. La liste officielle tient en une ligne sur ameli.fr : « dépassements d'honoraires, participation forfaitaire de 2 euros, franchise médicale, forfait hospitalier ».

Restes à charge d'une personne en ALD : montants en vigueur au 17 septembre 2026 et rôle de la mutuelle
PosteMontant 2026L'ALD en dispense-t-elle ?Une mutuelle responsable peut-elle le rembourser ?
Participation forfaitaire (consultations, radiologie, analyses)2 € par acte, 8 € par jour au plus ; plafond annuel 50 €, porté à 70 € le 1er octobre 2026NonNon : interdit
Franchises médicales1 € par boîte, 1 € par acte paramédical (4 € par jour au plus), 4 € par transport sanitaire (8 € par jour au plus) ; plafond annuel 50 €, porté à 70 € le 1er octobre 2026NonNon : interdit
Forfait journalier hospitalier23 € par jour (hôpital, clinique), 17 € par jour en psychiatrie, depuis le 1er mars 2026NonOui : obligatoire, sans limitation de durée
Participation forfaitaire sur les actes lourds (tarif de 120 € ou plus)32 € depuis le 1er avril 2026Oui, pour les soins en rapport avec l'ALDOui, pour les autres soins
Dépassements d'honorairesLibresNonOui, dans la limite du contrat ; plafonnés à 100 % du tarif de la Sécurité sociale chez un médecin non adhérent à l'OPTAM
Chambre particulière, confortLibresNonSelon le contrat : montant par jour et durée, y compris en psychiatrie et en soins de suite
Lunettes, prothèses dentaires, aides auditives (hors protocole)Paniers « 100 % santé » à prix plafonnés ; le reste à tarif libreNonOui : panier 100 % santé sans reste à charge dans tout contrat responsable ; autres paniers selon le contrat
Soins sans rapport avec l'ALD (partie basse de l'ordonnance)Ticket modérateur habituel : 30 % d'une consultation, 40 % de l'optique, 20 % d'une hospitalisationNonOui : c'est le cœur du contrat
Activité physique adaptée prescriteNon prise en charge par l'Assurance maladieNonForfait possible selon le contrat

Les deux premières lignes sont incompressibles : quelle que soit votre mutuelle, vous payez jusqu'à 100 € par an, et jusqu'à 140 € avec les plafonds applicables à compter du 1er octobre 2026 (décret n° 2026-858 du 11 septembre 2026, qui prévoit ensuite une revalorisation annuelle sur l'inflation à partir du 1er janvier 2028). Avec un traitement au long cours, ces plafonds sont vite atteints. En sont notamment dispensés les mineurs, les femmes enceintes à partir du sixième mois et les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire.

ALD et cotisation : une mutuelle peut-elle vous refuser ou moduler votre tarif ?

Non, dès lors qu'il s'agit d'un contrat solidaire et responsable, la forme que proposent couramment mutuelles et assureurs. Une mutuelle relevant du code de la mutualité ne peut « en aucun cas recueillir des informations médicales » ni « fixer les cotisations en fonction de l'état de santé » (article L.110-2 du code de la mutualité). Pour les sociétés d'assurance et les institutions de prévoyance, le II de l'article L.862-4 du code de la sécurité sociale majore de 7 points la taxe de solidarité additionnelle des contrats qui recueillent des informations médicales ou tarifient selon l'état de santé : c'est la définition même du contrat « solidaire ».

L'interdiction de moduler est précise. L'article L.110-2 n'autorise une mutuelle à faire varier la cotisation qu'« en fonction du revenu ou de la durée d'appartenance à la mutuelle ou du régime de sécurité sociale d'affiliation ou du lieu de résidence ou du nombre d'ayants droit ou de l'âge » : l'ALD, une hospitalisation, un traitement lourd n'en font pas partie. Une fois dans le contrat, la loi Évin ajoute que l'organisme « ne peut ultérieurement augmenter le tarif d'un assuré ou d'un adhérent en se fondant sur l'évolution de l'état de santé de celui-ci », toute hausse devant être uniforme pour l'ensemble des assurés du même contrat (loi n° 89-1009 du 31 décembre 1989, article 6). Pour 2026 enfin, l'article 13 de la loi de financement de la sécurité sociale gèle les cotisations de complémentaire santé au niveau de 2025. Votre cotisation dépend de votre âge, de votre lieu de résidence et du niveau de garanties, jamais de votre dossier médical.

Ne payez pas une « mutuelle spéciale ALD » plus cher. Aucun contrat solidaire et responsable ne vous demande si vous êtes en ALD, et aucun ne peut en tenir compte dans son tarif. Une offre « dédiée » se juge comme les autres : sur son tableau de garanties, ligne à ligne, et sur son prix. Si l'on vous demande de remplir un questionnaire de santé pour une complémentaire, vous n'êtes pas face à un contrat solidaire : passez votre chemin.

Étape suivante

Faire comparer votre mutuelle sur vos restes à charge réels

En ALD, ce qui pèse n'est pas le ticket modérateur de vos soins liés, déjà supprimé : ce sont les dépassements, l'hôpital et tout ce qui est hors protocole. Nous comparons les contrats sur ces postes-là, sans aucune question de santé — un contrat responsable n'a pas à en poser — et vérifions votre enveloppe Madelin.

  • Les mêmes remboursements, moins cher : à garanties comparables, les tarifs de mutuelle varient du simple au triple.
  • Des garanties au plus juste : renforcées là où vous consommez (optique, dentaire, dépassements), allégées ailleurs.
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Quelles garanties privilégier quand on est en ALD ?

Celles qui visent ce que l'ALD laisse à votre charge, pas celles qui doublonnent avec elle. Un contrat généreux sur les consultations courantes ne vous sert à rien pour vos soins liés, déjà remboursés à 100 % du tarif. Regardez d'abord l'hospitalisation et les dépassements, puis les postes hors protocole — dentaire, optique, audition —, qui font l'essentiel du reste à charge selon la DREES.

Garanties à regarder en priorité selon votre situation de soins
Votre situationCe que l'ALD laisse à votre chargeLa ligne du contrat à lire
Hospitalisations répétées ou longues (cancer, maladie cardiovasculaire, affection psychiatrique)Forfait journalier de 23 € ou 17 €, chambre particulière, dépassements des chirurgiens et anesthésistesHonoraires chirurgicaux en pourcentage du tarif de la Sécurité sociale ; chambre particulière : montant par jour et durée, y compris en psychiatrie et en soins de suite
Suivi par des spécialistes en secteur 2Tout le dépassementNiveau de prise en charge des consultations de spécialistes ; vérifiez si vos médecins adhèrent à l'OPTAM, car le remboursement est plafonné chez les autres
Maladie chronique stabilisée, soins surtout en ville (diabète, par exemple)Peu de chose sur les soins liés ; l'essentiel est hors protocoleDentaire, optique, audition : les paniers 100 % santé sont sans reste à charge dans tout contrat responsable
Soins de support non remboursés (activité physique adaptée, par exemple)La totalitéForfaits annuels « prévention » ou « médecines complémentaires » : montant, nombre de séances, professionnels admis

Rien de ce tableau n'est un conseil médical : votre protocole de soins et votre médecin disent quels soins sont liés à l'affection. La méthode générale de comparaison est dans notre grille de lecture d'une mutuelle TNS, et le détail des paniers sans reste à charge dans 100 % santé. Pour une affection psychiatrique de longue durée (ALD n° 23), les postes propres à la psychiatrie — forfait de 17 € par jour, Mon soutien psy, psychiatre de secteur 2 — sont détaillés dans mutuelle et dépression.

Cas type : Hélène, 54 ans, fleuriste, en ALD depuis 2025

Exemple construit pour illustrer le raisonnement : ce n'est ni un dossier réel, ni une promesse de résultat. Les honoraires du spécialiste sont une hypothèse de calcul. Hélène, commerçante, est suivie pour un cancer du sein. Sur douze mois : quatre jours d'hospitalisation facturés, liés à son ALD, et six consultations d'un spécialiste de secteur 2 non adhérent à l'OPTAM, facturées 70 € pour un tarif de remboursement de 23 €.

Reste à charge d'Hélène sur ses soins liés à l'ALD, selon sa mutuelle (barèmes 2026)
PosteSans mutuelleContrat responsable sans prise en charge des dépassementsContrat responsable au maximum autorisé
Forfait hospitalier : 4 jours × 23 €92 €0 €0 €
Dépassements : 6 × (70 € − 23 €) = 282 €282 €282 €144 € (la mutuelle verse au plus 6 × 23 € = 138 €)
Participations de 2 € et franchises, plafonds atteints100 €100 €100 €
Total474 €382 €244 €

Trois enseignements. Même le meilleur contrat responsable laisse 244 € : les 100 € incompressibles (140 € avec les plafonds d'octobre 2026) et la part des dépassements qu'il n'a pas le droit de couvrir chez un médecin hors OPTAM. Le même suivi chez un praticien de secteur 1 ou adhérent à l'OPTAM ramènerait la ligne des dépassements à zéro ou presque : le secteur d'exercice du médecin pèse autant que le choix du contrat. Enfin, ce tableau ne dit rien des lunettes ou de la couronne dentaire d'Hélène, hors ALD : c'est là que se joue l'essentiel, et le simulateur le chiffre.

Peut-on déduire sa mutuelle, et en changer, quand on est en ALD ?

Oui aux deux. Au régime réel, la cotisation d'un contrat Madelin se déduit du bénéfice dans la limite de 3,75 % du bénéfice imposable plus 3 364,20 €, plafonnée à 11 534,40 € en 2026 — enveloppe commune avec la prévoyance. Et après douze mois, tout contrat santé se résilie à tout moment, sans frais, avec un mois de préavis (loi du 14 juillet 2019).

L'absence de sélection médicale a une conséquence heureuse : contrairement à une prévoyance ou à une assurance de prêt, changer de mutuelle en cours d'ALD ne vous expose à aucune surprime ni exclusion. Deux précautions seulement. Interrogez par écrit le nouvel organisme sur ses délais d'attente, qui visent souvent les postes coûteux et programmables, comme les prothèses dentaires ou l'optique. Et ne changez rien à l'approche d'une hospitalisation programmée : attendez que le séjour soit terminé et remboursé. Mode d'emploi dans résilier sa mutuelle à tout moment ; conditions de la déduction dans mutuelle Madelin.

Prévoyance, assurance de prêt : l'ALD y compte-t-elle davantage ?

Oui, et c'est tout le contraste. La mutuelle est le seul de vos contrats où l'ALD ne joue aucun rôle. En prévoyance individuelle, la maladie se déclare au questionnaire et conduit à un accord, une surprime, une exclusion, un ajournement ou un refus, sans aucun dispositif protecteur. En assurance de prêt, la convention AERAS encadre la réponse de l'assureur, et la question sur l'ALD ne peut remonter qu'à 15 ans (convention AERAS, titre II).

  • Vos revenus pendant l'arrêt. La mutuelle rembourse des soins, pas un revenu. Pour un artisan ou un commerçant, un arrêt lié à l'ALD peut être indemnisé jusqu'à trois ans par affection, dans la limite de 65,84 € par jour en 2026 ; pour un libéral, la CPAM s'arrête au 90e jour, ALD ou pas. Détail dans ALD d'un indépendant.
  • Votre prévoyance. Si vous avez un contrat souscrit avant la maladie, ne le résiliez pas : un nouveau contrat repasserait par la sélection médicale. Sinon, voyez prévoyance avec antécédents de santé.
  • Votre prêt. Ce qui s'applique selon le prêt et la maladie est dans assurance de prêt en ALD.

Quand une mutuelle individuelle n'est pas la bonne réponse

  • Vos ressources sont modestes. La Complémentaire santé solidaire, gratuite ou à participation réduite sous plafond de ressources, dispense en plus des franchises et des participations forfaitaires : ce qu'aucun contrat privé ne peut faire. Vérifiez vos droits sur ameli.fr avant de signer quoi que ce soit.
  • Votre conjoint est salarié. S'il couvre les ayants droit, son contrat collectif d'entreprise vous accueille sans question de santé : comparez avant toute souscription — voir conjoint et enfants.
  • Tous vos médecins sont en secteur 1 ou adhèrent à l'OPTAM. Payer 300 % sur les consultations ne vous rapporte rien. Mettez le budget sur l'hospitalisation et le dentaire.
  • Vos seuls soins sont ceux de l'ALD, à l'hôpital public. Un contrat centré sur l'hospitalisation peut suffire — à condition d'accepter de payer vous-même lunettes et soins dentaires. Ce type de contrat est généralement non responsable, donc non déductible en Madelin : vérifiez aussi qu'il ne comporte pas de questionnaire de santé.
  • On vous propose une surcomplémentaire non responsable pour couvrir tous les dépassements. Non responsable, elle n'est pas déductible en Madelin ; vérifiez en outre qu'elle ne comporte pas de questionnaire de santé. Lisez surcomplémentaire santé avant.

Questions fréquentes

Est-il nécessaire d'avoir une mutuelle quand on est en ALD ?

Oui, dans la plupart des cas. L'ALD exonérante supprime le ticket modérateur sur les seuls soins liés à l'affection, dans la limite du tarif de la Sécurité sociale. Restent à payer les dépassements d'honoraires, le forfait hospitalier de 23 € par jour en 2026, et tous les soins sans rapport avec l'ALD. Selon la DREES, ces derniers représentent 30 % des dépenses des assurés en ALD, mais près de 80 % de leur reste à charge après Assurance maladie (données 2017).

Quelle est la meilleure mutuelle pour une personne atteinte d'une ALD ?

Il n'en existe pas une, et aucune mutuelle « spéciale ALD » n'a de raison d'être : un contrat solidaire n'a pas le droit de savoir que vous êtes en ALD ni d'en tenir compte dans son tarif. La bonne mutuelle est celle dont le tableau de garanties couvre ce que l'ALD laisse à votre charge : forfait hospitalier de 23 € sans limitation de durée, chambre particulière avec sa durée, dépassements des spécialistes en tenant compte du plafonnement à 100 % du tarif chez les médecins non adhérents à l'OPTAM, puis dentaire, optique et audition pour les soins hors protocole.

Quels sont les inconvénients d'être en ALD ?

Aucun sur votre mutuelle : un contrat solidaire ne peut ni vous refuser, ni vous faire payer plus cher (article L.110-2 du code de la mutualité, article L.862-4 du code de la sécurité sociale). Les limites de l'ALD sont ailleurs : le 100 % s'arrête au tarif de la Sécurité sociale et aux soins liés ; participations et franchises restent dues, jusqu'à 140 € par an à compter du 1er octobre 2026. Et en prévoyance individuelle ou en assurance de prêt, l'ALD se déclare au questionnaire — la convention AERAS limite la question aux 15 dernières années pour les prêts.

Qu'est-ce que le diabète ALD ?

Le diabète de type 1 et le diabète de type 2 forment l'ALD n° 8 de la liste des trente affections de longue durée exonérantes (ameli.fr, liste mise à jour le 5 juin 2026). Une fois le protocole de soins établi par le médecin traitant, les soins et traitements liés au diabète sont pris en charge à 100 % du tarif de la Sécurité sociale, sans ticket modérateur. Restent dus les dépassements, le forfait hospitalier, les participations et franchises. Pour la mutuelle, rien ne change : pas de questionnaire, pas de tarif selon l'état de santé.

Quelles sont les 30 maladies prises en charge à 100 % ?

La liste des ALD 30 comprend notamment l'accident vasculaire cérébral invalidant (n° 1), l'insuffisance cardiaque grave et les troubles du rythme graves (n° 5), le diabète de type 1 et de type 2 (n° 8), la maladie coronaire (n° 13), la maladie de Parkinson (n° 16), les affections psychiatriques de longue durée (n° 23), la rectocolite hémorragique et la maladie de Crohn évolutives (n° 24), la sclérose en plaques (n° 25) et les tumeurs malignes (n° 30). S'y ajoutent l'ALD 31, pour une forme grave hors liste, et l'ALD 32, pour plusieurs affections invalidantes. La liste complète est sur ameli.fr.

Une mutuelle peut-elle refuser un adhérent en ALD ou lui faire payer plus cher ?

Pas un contrat solidaire et responsable, la forme courante des complémentaires santé. Le code de la mutualité (article L.110-2) interdit aux mutuelles de recueillir des informations médicales et de fixer les cotisations selon l'état de santé. Pour les assureurs, l'article L.862-4 du code de la sécurité sociale majore de 7 points la taxe des contrats qui ne respectent pas ces deux mêmes conditions. Une offre qui vous pose un questionnaire de santé n'est pas un contrat solidaire.

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Yacine Sahnoune, courtier en assurances et fondateur de Prevoya

L’auteur de cette page

Yacine Sahnoune

Courtier en assurances · Fondateur de Prevoya (WeSave SAS) · Directeur de la publication

Il signe l’ensemble des contenus de ce site. Sa spécialité : traduire les barèmes des régimes obligatoires — treize caisses, des règles qui changent chaque année — en une décision claire pour un indépendant ou un dirigeant.