Assurance et risque de santé
Asthme, BPCO et assurance de prêt : ce qui s'applique en 2026
Yacine Sahnoune
Courtier en assurances
ORIAS n° 26004449
Mis à jour le
L'asthme et la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) ne figurent pas dans la grille de référence AERAS de septembre 2023 et n'ouvrent aucun droit à l'oubli : ils se déclarent quand le questionnaire le demande, et chaque assureur tarifie au cas par cas — le tabac étant compté à part. Si votre prêt immobilier ou professionnel entre dans la convention AERAS, vous gardez trois niveaux d'examen et l'interdiction de cumuler surprime et exclusion sur une même garantie. En 2024, l'Assurance Maladie prenait en charge 4 227 800 personnes pour une maladie respiratoire chronique.
Pas envie de tout lire ? Un courtier présente votre dossier à l’assureur le plus ouvert à votre profil. Gratuit, sans engagement.
Faire étudier mon dossier Ou vérifier mes droits en 2 minutes →Asthme, BPCO : que prévoient la grille AERAS et le droit à l'oubli ?
Rien de spécifique. La grille de référence AERAS — édition de septembre 2023, seule en vigueur au 17 septembre 2026 — ne contient aucune ligne pour l'asthme, la BPCO ou l'emphysème ; la seule maladie respiratoire qui y figure est la mucoviscidose. L'article L.1141-5 du code de la santé publique réserve le droit à l'oubli aux cancers et à l'hépatite C. S'appliquent donc les seules garanties générales de la convention.
| Dispositif | S'applique ? | Ce que cela veut dire pour vous | Texte |
|---|---|---|---|
| Grille de référence AERAS | Non | Aucun délai ni plafond de surprime : tarification individuelle | Grille, édition de septembre 2023 |
| Droit à l'oubli | Non | Un asthme ancien ou une BPCO stable se déclarent si la question est posée | Art. L.1141-5 du code de la santé publique |
| Trois niveaux d'examen | Oui | Réexamen individualisé après un refus, puis pool des risques très aggravés si la part assurée ne dépasse pas 420 000 € et si le contrat finit avant 71 ans | Convention AERAS, titre III |
| Non-cumul surprime et exclusion | Oui | Surprime ou exclusion au titre de la maladie respiratoire, jamais les deux sur la même garantie | Convention AERAS, titre III |
| Garantie invalidité spécifique (GIS) | Oui | 70 % d'incapacité fonctionnelle, sans exclusion de pathologie ; à défaut, au minimum la perte totale et irréversible d'autonomie (PTIA) | Convention AERAS, titre III et annexe 2 |
| Écrêtement des surprimes | Oui, sous conditions de revenus | Résidence principale et prêts professionnels jusqu'à 420 000 € : l'assurance ne pèse pas plus de 1,4 point de taux effectif global | Convention AERAS, titre III |
| Dispense de questionnaire | Prêt immobilier seulement | 200 000 € de part assurée au plus par personne, prêt terminé avant 60 ans | Art. L.113-2-1 du code des assurances |
Seuils de revenus 2026 de l'écrêtement : 48 060 € pour une part fiscale, 60 075 € de 1,5 à 2,5 parts, 72 090 € à partir de 3 parts.
Que regarde le médecin-conseil pour un asthme ou une BPCO ?
Aucun texte ne fixe de critère médical pour ces maladies, et aucun barème de surprime n'est public. Le médecin-conseil lit vos comptes rendus. Les deux maladies n'ont pas le même profil : l'Assurance Maladie décrit l'asthme comme une inflammation des bronches qui se manifeste par crises, et la BPCO comme une « obstruction permanente des voies aériennes ».
- Pour un asthme : le contrôle. L'Assurance Maladie parle d'asthme « bien contrôlé » à partir de quatre questions sur les quatre dernières semaines : symptômes dans la journée, réveils nocturnes, recours au traitement de secours, limitation des activités. S'y ajoutent le traitement de fond, les hospitalisations et les passages aux urgences.
- Pour une BPCO : le souffle mesuré. Le diagnostic se confirme par spirométrie (Haute Autorité de santé). Comptent ensuite l'essoufflement, la fréquence des exacerbations — 100 000 à 160 000 hospitalisations par an (chiffre 2014 cité par l'Assurance Maladie) — et les maladies associées, appréciées séparément.
- Le tabac. Il est en cause dans plus de 80 % des BPCO (Assurance Maladie). C'est aussi, pour tout emprunteur, un critère de tarif distinct de la maladie : voir fumeur, vapoteur et assurance de prêt.
- Le métier. 15 à 20 % des asthmes de l'adulte sont d'origine professionnelle, et une exposition professionnelle est en cause dans au moins 15 % des BPCO (Assurance Maladie).
- Les arrêts de travail de plus de 21 jours consécutifs, les traitements de plus de 21 jours sur 10 ans au plus, et la prise en charge en affection de longue durée sur 15 ans au plus : ce sont les bornes que la convention fixe aux questions.
Nous ne donnons ni seuil de souffle, ni surprime type : votre médecin est le mieux placé pour dire comment votre dossier se présente, et seule la décision écrite de l'assureur engage.
Le chiffre clé En 2024, 4 227 800 personnes ont été prises en charge pour une maladie respiratoire chronique hors mucoviscidose — essentiellement asthme et BPCO —, dont 1 902 000 âgées de 15 à 64 ans. Seules 44 % étaient en affection de longue durée (Assurance Maladie, cartographie 2024) : être suivi pour un asthme ou une BPCO ne veut pas dire être en insuffisance respiratoire grave.
Peut-on assurer un prêt professionnel avec un asthme ou une BPCO ?
Oui, avec un questionnaire de santé dans tous les cas : la loi Lemoine ne s'applique jamais à un prêt professionnel, quel que soit son montant. La convention AERAS couvre les prêts finançant des locaux ou du matériel et, depuis le 7 octobre 2024, un fonds de commerce composé exclusivement d'éléments immatériels, jusqu'à 420 000 € de part assurée et avec un contrat terminé avant 71 ans.
Le rachat de parts sociales ne figure pas dans ce champ tel qu'il est rédigé. La réponse de l'assureur se lit garantie par garantie : décès et perte totale et irréversible d'autonomie d'un côté, incapacité de travail et invalidité de l'autre. En 2024, tous risques aggravés confondus, 93,6 % des demandes ont reçu une proposition couvrant au moins le décès ; la garantie incapacité-invalidité a été accordée avec exclusion ou limitation dans 24 % des dossiers et refusée pour raison médicale dans 10 % (France Assureurs, statistiques AERAS 2024).
L'âge compte double pour une BPCO. La maladie concerne 5 à 10 % des plus de 45 ans (Assurance Maladie) : les emprunteurs sont souvent des artisans de 50 à 60 ans. Or la convention exige un contrat terminé avant le 71e anniversaire, et les garanties arrêt de travail ont leur propre âge limite, à lire sur la notice. Voir prêt professionnel après 60 ans.
Que donne un dossier concret ? Karim, 52 ans, menuisier, BPCO
Karim, 52 ans, artisan menuisier affilié à la Sécurité sociale des indépendants, a une BPCO diagnostiquée il y a trois ans, suivie par un pneumologue, sans hospitalisation. Il a arrêté de fumer il y a deux ans. Il emprunte 90 000 € sur 7 ans pour un centre d'usinage. Revenu annuel moyen des trois dernières années : 40 000 €.
- Loi Lemoine ? Non : du matériel professionnel. Questionnaire de santé à remplir, BPCO et traitement déclarés.
- Convention AERAS ? Oui : du matériel, 90 000 € assurés, contrat terminé à 59 ans. Réponse de l'assureur sous 3 semaines une fois le dossier complet, puis 2 semaines côté banque.
- Grille, droit à l'oubli ? Ni l'un ni l'autre. Tarification individuelle.
- Fumeur ou non-fumeur ? La durée d'arrêt exigée pour le tarif non-fumeur varie selon les contrats : à lire sur chaque notice avant de répondre. Une réponse inexacte sur le tabac est une fausse déclaration comme une autre.
- Le dossier. Dernier compte rendu du pneumologue, spirométrie récente, ordonnance en cours. Une proposition reste valable quatre mois.
- Son revenu en cas d'arrêt. La SSI lui verse 1/730e de son revenu annuel moyen, soit 54,79 € par jour, à partir du 4e jour, sans sélection médicale, dans la limite de 360 jours sur trois ans — jusqu'à trois ans pour une affection de longue durée. Si l'assurance du prêt exclut les affections respiratoires de l'incapacité, c'est ce montant qui devra couvrir les échéances pendant une exacerbation.
Un point propre aux indépendants : même si la maladie est liée au métier, un artisan ou un libéral n'a pas de branche accidents du travail et maladies professionnelles. Une BPCO d'origine professionnelle est indemnisée comme une maladie ordinaire : voir accident et maladie liés au travail d'un indépendant. Chiffrez votre cas avec le simulateur d'indemnités journalières.
Exemple construit à partir des textes, ni dossier réel ni promesse de résultat.
Étape suivante
Présenter un dossier respiratoire complet, une seule fois
Un asthme contrôlé et une BPCO avec exacerbations ne se lisent pas de la même façon. Nous vous disons quelles pièces réunir, interrogeons plusieurs assureurs avant votre rendez-vous bancaire et comparons les réponses garantie par garantie. Étude gratuite, recommandation écrite ; vos pièces médicales ne vont qu'au médecin-conseil.
- L’assureur le plus ouvert à votre dossier : chaque compagnie a sa propre politique médicale, nous savons laquelle retenir.
- Surprimes et exclusions négociées, convention AERAS et droit à l’oubli appliqués quand ils jouent en votre faveur.
- 0 € de frais de courtage, et aucune donnée médicale demandée en ligne : elle va directement au médecin-conseil de l’assureur.
Sans engagement · Recommandation écrite · Rappel sous 24 h ouvrées
Faut-il déclarer son asthme ou sa BPCO au questionnaire de santé ?
Oui, chaque fois qu'un questionnaire est posé : l'article L.113-2 du code des assurances impose de répondre exactement aux questions de l'assureur, et aucun droit à l'oubli ne couvre les maladies respiratoires. Un traitement de fond en cours, un arrêt de plus de 21 jours ou une ALD des 15 dernières années entrent dans les questions encadrées par la convention AERAS. Il n'y a rien à déclarer dans un seul cas, propre au prêt immobilier : celui où aucun questionnaire n'est permis.
Pour un logement ou un local mixte acheté en nom propre, l'article L.113-2-1 du code des assurances interdit toute question de santé si la part assurée sur vos crédits immobiliers ne dépasse pas 200 000 € par personne et si le prêt se termine avant vos 60 ans. Ni l'asthme, ni la BPCO, ni le traitement n'ont alors à être évoqués.
Un asthmatique de 32 ans qui emprunte à deux, chacun assuré à 50 % d'un prêt de 380 000 € sur 25 ans, entre dans la dispense : 190 000 € de part assurée, fin du prêt à 57 ans. Un artisan de 52 ans atteint de BPCO n'y entre presque jamais, faute de remplir la condition d'âge. Selon le bilan remis au Parlement par le CCSF, 58,5 % des contrats portaient sur moins de 200 000 €, mais seuls 23 % d'entre eux remplissaient aussi la condition d'âge.
Au-delà de ces seuils, la convention AERAS s'applique comme pour un prêt professionnel : détail dans prêt immobilier avec un antécédent de santé.
Et si l'arrêt de travail survient pendant le prêt ? C'est alors la garantie incapacité du contrat qui joue, avec sa franchise et ses exclusions : voir assurance emprunteur et arrêt maladie en cours de prêt.
Prévoyance, mutuelle, caisse obligatoire : qu'est-ce qui change avec une maladie respiratoire ?
Hors assurance de prêt, la convention AERAS ne s'applique pas : ni trois niveaux d'examen, ni non-cumul, ni médiation dédiée. Pour un indépendant, le socle sans sélection médicale est le régime obligatoire ; la prévoyance individuelle se négocie, et la mutuelle responsable n'a pas le droit de poser de question de santé.
| Contrat | Sélection médicale | Protection légale | En pratique |
|---|---|---|---|
| Assurance de prêt (immobilier, professionnel) | Oui, sauf dispense Lemoine en immobilier | Convention AERAS : trois niveaux, non-cumul, GIS, écrêtement | Tabac et maladie respiratoire : deux sujets distincts |
| Prévoyance individuelle (arrêt de travail, invalidité, décès) | Oui | Exclusions formelles et limitées (art. L.113-1 du code des assurances) ; maladie antérieure exclue clairement mentionnée, antériorité à prouver par l'assureur (loi Évin, art. 3) | Accord standard, surprime, exclusion, ajournement ou refus |
| Contrat collectif obligatoire de l'entreprise | Pas de sélection individuelle | Loi Évin, art. 2 : prise en charge des suites d'états antérieurs | Concerne le dirigeant assimilé salarié affilié au contrat de sa société — à faire confirmer par écrit |
| Mutuelle santé responsable | Interdite | Art. L.862-4 et L.871-1 du code de la sécurité sociale | Ni questionnaire ni tarif selon la santé |
| Régime obligatoire (SSI, caisses libérales) | Non | Droits ouverts par l'affiliation ; l'« insuffisance respiratoire chronique grave » figure sur la liste des affections de longue durée (art. D.160-4 du code de la sécurité sociale), selon des critères de gravité fixés en annexe | SSI : invalidité totale à 50 % du revenu moyen, 2 002,50 € par mois au plus ; incapacité partielle au métier à 30 %, 1 201,50 € au plus |
Une prévoyance qui exclut les affections respiratoires continue de couvrir un accident, une lombalgie ou un cancer : à examiner plutôt qu'à écarter. Si vous avez souscrit votre prévoyance avant le diagnostic, ne la résiliez pas pour « trouver mieux » : un nouveau contrat repasserait par la sélection médicale. Méthode dans prévoyance avec antécédents de santé et prévoyance refusée ou ajournée.
Combien de personnes sont concernées, et vers qui se tourner ?
L'asthme touche environ 4 millions de personnes en France, enfants compris, et provoque près de 60 000 hospitalisations par an (Assurance Maladie, page mise à jour le 6 novembre 2025). La BPCO concerne 5 à 10 % des plus de 45 ans ; 17 000 décès lui étaient liés en 2017. La Haute Autorité de santé souligne que la BPCO est « sous-diagnostiquée », ce qui retarde la prise en charge.
Deux ressources associatives, qui informent sans délivrer d'assurance : l'association Asthme & Allergies, qui anime un numéro vert gratuit d'information destiné aux malades et à leurs proches, et la FFAAIR, fédération des associations de malades insuffisants respiratoires, signataire de la convention AERAS. Pour un litige sur l'application de la convention à un prêt, la Commission de médiation AERAS peut être saisie.
Que faut-il éviter de faire ?
- Minimiser un asthme « de l'enfance » encore traité. Répondez exactement aux questions posées : un traitement de fond en cours se déclare. Une fausse déclaration intentionnelle entraîne la nullité du contrat (article L.113-8 du code des assurances).
- Se déclarer non-fumeur sans lire la définition du contrat. Elle varie d'un contrat à l'autre, y compris pour la cigarette électronique : lisez-la avant de cocher.
- Accepter une exclusion « affections respiratoires » sans la lire. Demandez ce qu'elle vise exactement, et ce que donnerait une surprime à la place.
- Déposer un dossier incomplet, ou partout à la fois. Le délai de 3 semaines ne court qu'à partir d'un dossier complet, et beaucoup de questionnaires demandent si une proposition a déjà été refusée ou ajournée.
- Envoyer vos comptes rendus à la banque ou à un courtier. Ils vont au seul médecin-conseil de l'assureur, sous pli confidentiel ou par sa plateforme sécurisée. Nous ne vous demanderons jamais de pièce médicale sur ce site.
- Souscrire à tout prix. Une garantie décès seule très majorée se compare aux garanties alternatives prévues par la convention — caution, nantissement, hypothèque — que les banques se sont engagées à accepter lorsqu'elles offrent la même sécurité.
Questions fréquentes
L'asthme est-il considéré comme un risque aggravé de santé pour un prêt ?
Aucun texte ne dresse la liste des risques aggravés : c'est l'assureur qui apprécie, à partir de vos réponses au questionnaire de santé. L'asthme ne figure ni dans la grille de référence AERAS de septembre 2023 ni dans le droit à l'oubli. Un traitement de fond de plus de 21 jours, une hospitalisation ou une affection de longue durée font partie des questions que l'assureur peut poser. La décision dépend ensuite du dossier : contrôle de la maladie, traitement, hospitalisations, arrêts de travail.
La BPCO est-elle dans la grille AERAS ?
Non. La grille de référence AERAS en vigueur, éditée en septembre 2023, ne contient aucune ligne pour la bronchopneumopathie chronique obstructive, ni pour l'asthme ou l'emphysème. La seule maladie respiratoire qui y figure est la mucoviscidose, en partie II, à des conditions très strictes. Pour une BPCO, la tarification est individuelle ; si le prêt entre dans la convention, s'appliquent les trois niveaux d'examen, le non-cumul surprime et exclusion, la garantie invalidité spécifique et l'écrêtement des surprimes.
Peut-on emprunter sans questionnaire de santé quand on est asthmatique ?
Oui pour un crédit immobilier d'habitation ou à usage mixte, si la part assurée ne dépasse pas 200 000 € par personne et si le prêt se termine avant vos 60 ans : l'article L.113-2-1 du code des assurances interdit alors toute question de santé. Non pour un prêt professionnel : un prêt qui finance un fonds de commerce, du matériel ou un local reste soumis au questionnaire de santé, quel que soit son montant.
Fumeur avec une BPCO : l'assureur compte-t-il deux fois le tabac ?
Ce sont deux éléments distincts du dossier. Le statut fumeur ou non-fumeur détermine le tarif de base de tout emprunteur, malade ou non ; la définition du non-fumeur et la durée d'arrêt exigée varient selon les contrats et se lisent sur la notice. La BPCO, elle, est appréciée comme pathologie par le médecin-conseil. La règle de non-cumul de la convention AERAS interdit seulement d'appliquer une surprime et une exclusion au titre de la même pathologie sur une même garantie.
Quelles pièces préparer pour assurer un prêt avec une maladie respiratoire ?
Celles qui décrivent la maladie et son évolution : dernier compte rendu du pneumologue ou du médecin traitant, exploration fonctionnelle respiratoire (spirométrie) récente, ordonnance du traitement de fond, comptes rendus d'hospitalisation ou de passage aux urgences, dates des arrêts de travail, date d'arrêt du tabac le cas échéant. L'assureur peut adresser un questionnaire détaillé à remplir avec votre médecin. Tout part sous pli confidentiel au seul médecin-conseil ; des examens de moins de six mois se réutilisent.
Ma prévoyance d'indépendant peut-elle exclure mon asthme ?
Oui. La convention AERAS ne vaut que pour l'assurance de prêt. En prévoyance individuelle, l'assureur peut proposer un accord standard, une surprime, une exclusion des affections respiratoires, un ajournement ou un refus. L'exclusion doit être formelle et limitée (article L.113-1 du code des assurances) et mentionner clairement la maladie antérieure visée (loi Évin, article 3). Le régime obligatoire verse ses indemnités journalières sans sélection médicale, et une mutuelle responsable ne pose aucune question de santé.
Votre question n’y est pas ? Un courtier vous rappelle et y répond sur votre situation réelle — gratuitement, même si vous ne souscrivez rien.
Être rappelé par un courtier4,2 millions de personnes suivies, aucune ligne dans la grille
Décrivez votre situation en deux minutes : un courtier présente votre dossier à l’assureur le plus ouvert à votre profil. Aucun questionnaire médical en ligne. Ou vérifiez d’abord vos droits.
Faire étudier mon dossier Vérifier mes droits en 2 minutes- Étude gratuite et sans engagement
- Courtier ORIAS n° 26004449
- Réponse sous 24 h ouvrées
Sources
- Convention AERAS — grille de référence, édition de septembre 2023 — consulté en septembre 2026.
- Convention AERAS, version actualisée 2023 — texte intégral et liste des signataires — consulté en septembre 2026.
- Assurance Maladie — fiche « Maladies respiratoires chroniques (hors mucoviscidose) » en 2024 — consulté en septembre 2026.
- ameli.fr — comprendre l'asthme de l'adulte (mise à jour du 6 novembre 2025) — consulté en septembre 2026.
- ameli.fr — comprendre la BPCO (mise à jour du 5 novembre 2025) — consulté en septembre 2026.
- Haute Autorité de santé — BPCO : outils pour le parcours de soins — consulté en septembre 2026.
- Légifrance — article D.160-4 du code de la sécurité sociale (liste des affections de longue durée) — consulté en septembre 2026.