Assurance et risque de santé

AVC, AIT et assurance emprunteur : vos droits en 2026

Courtier en assurances ORIAS n° 26004449 Publié le

Après un accident vasculaire cérébral, ischémique ou hémorragique, ou un accident ischémique transitoire, l'assurance d'un prêt se tarifie au cas par cas : l'AVC ne figure pas dans la grille de référence AERAS de septembre 2023 et aucun droit à l'oubli ne s'y applique, quelle que soit son ancienneté. La convention AERAS vous garantit néanmoins trois niveaux d'examen, l'interdiction de cumuler surprime et exclusion et une garantie invalidité spécifique, pour un prêt immobilier comme pour un prêt professionnel. En 2022, 122 422 adultes ont été hospitalisés pour un AVC en France, dont 25,4 % avaient moins de 65 ans (Santé publique France, BEH du 4 mars 2025).

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L'AVC est-il dans la grille AERAS, et quels textes s'appliquent ?

Non, aucune ligne. La grille de référence AERAS de septembre 2023, seule en vigueur au 18 septembre 2026, ne contient ni l'AVC, ni l'AIT, ni aucune maladie cardiovasculaire. Il n'existe donc ni délai après lequel l'assureur renonce à toute surprime, ni plafond de majoration. Restent les garanties générales de la convention, qui valent pour tout prêt immobilier et pour les prêts professionnels finançant des locaux, du matériel ou, depuis le 7 octobre 2024, un fonds de commerce immatériel.

AVC, AIT et assurance de prêt : ce qui s'applique au 18 septembre 2026
DispositifS'applique ?Ce que cela change pour vousTexte
Grille de référence AERASNonNi délai ni plafond de surprime : tarification individuelleGrille, édition de septembre 2023
Droit à l'oubliNonL'AVC se déclare si la question est posée, même après vingt ansArt. L.1141-5 du code de la santé publique
Trois niveaux d'examenOuiRefus au 1er niveau → réexamen individualisé → pool des risques très aggravés (part assurée ≤ 420 000 €, contrat terminé avant 71 ans)Convention AERAS, titre III
Non-cumul surprime et exclusionOuiPour l'AVC, surprime ou exclusion sur chaque garantie, jamais les deuxConvention AERAS, titre III
Garantie invalidité spécifiqueOuiÀ 70 % d'incapacité fonctionnelle, sans exclusion de la pathologie, si l'invalidité standard est refuséeConvention AERAS, annexe 2
Écrêtement des surprimesOui, sous conditions de revenusRésidence principale et prêts professionnels jusqu'à 420 000 € : au plus 1,4 point de TAEGConvention AERAS, titre III
Dispense de questionnaireImmobilier seulementPart assurée ≤ 200 000 € par personne et prêt terminé avant 60 ansArt. L.113-2-1 du code des assurances

Pourquoi n'y a-t-il pas de droit à l'oubli après un AVC ?

Parce que le texte ne le prévoit pas, et parce que sa logique ne s'y prête pas. L'article L.1141-5 du code de la santé publique vise « les pathologies cancéreuses » et l'hépatite virale C, avec un point de départ précis : la fin du protocole thérapeutique, cinq ans au plus avant la demande, sans rechute. Un AVC n'a pas de protocole qui se termine. Selon l'Assurance Maladie, c'est un événement — obstruction d'une artère dans 80 % des cas, rupture dans 20 % — dont la cause, hypertension, athérosclérose ou fibrillation atriale, reste le plus souvent à traiter à vie, et dont « la principale complication est la survenue d'un nouvel accident vasculaire cérébral ».

Le même article permet à la convention d'étendre le dispositif à des pathologies chroniques dont les traitements sont devenus efficaces et durables. Cette extension est régulièrement demandée pour les maladies cardiovasculaires ; au 18 septembre 2026, elle n'est pas actée. Les pages qui annoncent un « droit à l'oubli AVC » de dix ans confondent avec l'ancien délai des cancers, ramené de dix à cinq ans en 2022. Détail dans droit à l'oubli : ce qu'il couvre.

Faut-il déclarer un AVC ancien ou un AIT sans séquelle ?

Oui, si la question est posée, et elle l'est presque toujours. L'article L.113-2 du code des assurances impose de répondre exactement aux questions de l'assureur ; les questionnaires conformes à la convention AERAS peuvent interroger sur les affections de longue durée des quinze dernières années, les hospitalisations, les arrêts de travail de plus de 21 jours et les traitements de plus de 21 jours sur dix ans. Un AVC hospitalisé et un traitement antiagrégant ou anticoagulant au long cours y répondent.

L'AIT ne fait pas exception : l'Assurance Maladie décrit une obstruction très transitoire, sans lésion du cerveau, dont les signes disparaissent en quelques minutes — mais qui donne lieu au même bilan et au même traitement préventif qu'un AVC, parce que le risque d'AVC dans les 24 heures est élevé. S'il a été diagnostiqué et traité, il se déclare. La seule dispense est celle de l'article L.113-2-1 : crédit immobilier d'habitation ou mixte, part assurée de 200 000 € au plus par personne, prêt terminé avant 60 ans. Hors de ce cas, une omission volontaire entraîne la nullité du contrat (article L.113-8).

Séquelles, cause, ancienneté : que regarde le médecin-conseil après un AVC ?

Ce qui distingue un AIT sans séquelle d'un AVC hémorragique avec hémiplégie : aucun assureur ne publie de barème, mais les critères sont ceux de la neurologie. Trois pièces les portent : le compte rendu d'hospitalisation, le bilan étiologique et le dernier compte rendu de suivi.

Après un AVC ou un AIT : les critères médicaux documentés qui se lisent dans un dossier (sans barème)
CritèreCe que disent les sources médicalesPièce qui le documente
Type d'accidentAVC ischémique (78 % des hospitalisations de 2022), AVC hémorragique (22,4 %) ou AIT sans lésion cérébrale (Santé publique France, Assurance Maladie)Compte rendu d'hospitalisation, imagerie
Cause identifiée et traitéeAthérosclérose, embolie d'origine cardiaque (20 à 30 % des AVC sont secondaires à une fibrillation atriale), dissection artérielle ; hypertension pour les AVC hémorragiques (Assurance Maladie)Bilan étiologique : échographie des vaisseaux du cou, examens cardiaques, ordonnance
Séquelles et récupération« La récupération peut être totale en 3 à 6 mois » ; séquelles motrices, du langage, de la vision, cognitives ou psychologiques possibles (Assurance Maladie) ; une paralysie était documentée dans 52,6 % des AVC ischémiques hospitalisés (BEH 2025)Compte rendu de rééducation, bilan neurologique de suivi, reprise d'activité
Ancienneté et stabilitéLa principale complication est la récidive (Assurance Maladie) ; la mortalité à un an après un AVC ischémique était de 20,8 % en 2022 (BEH 2025)Date de l'événement, absence de nouvel épisode, suivi neurologique
Facteurs de risque associésHypertension, diabète, cholestérol, tabac, fibrillation atriale, apnée du sommeilAutres réponses du questionnaire

Le médecin-conseil demande parfois un examen complémentaire ; le code de bonne conduite annexé à la convention l'autorise, en précisant que des pièces de votre dossier médical peuvent le remplacer. Des examens passés depuis moins de six mois pour un autre assureur sont réutilisables. Seule la décision écrite engage.

Quelle surprime après un AVC ?

Aucun texte n'en fixe et aucune statistique publique ne détaille les décisions par maladie. Pour l'ensemble des dossiers en risque aggravé, France Assureurs indique qu'en 2024 la garantie décès a été accordée sans surprime ni exclusion dans 65 % des cas et avec surprime dans 30 % ; la garantie incapacité-invalidité sans surprime ni exclusion dans 54 % des cas, avec exclusion ou limitation dans 24 %, avec surprime dans 12 %, refusée pour raisons médicales dans 10 %.

Après un AVC, l'invalidité est souvent la garantie discutée. Si l'assureur refuse l'invalidité standard, la convention prévoit la garantie invalidité spécifique, sans exclusion de pathologie, à 70 % d'incapacité fonctionnelle selon le barème des pensions civiles et militaires — pour un non-salarié, avec une inaptitude totale à la profession ; 77 000 GIS ont été proposées en 2024. Une surprime notifiée aux 2e ou 3e niveaux est écrêtée à 1,4 point de TAEG pour la résidence principale et les prêts professionnels jusqu'à 420 000 €, quand le revenu du foyer ne dépasse pas 48 060 € pour une part, 60 075 € de 1,5 à 2,5 parts, 72 090 € à partir de 3 parts (2026).

Le chiffre clé En 2022, 122 422 adultes ont été hospitalisés pour un AVC, à 73,2 ans en moyenne, et 1 086 795 personnes vivaient avec un antécédent d'AVC, soit 2,0 % des adultes (Santé publique France, BEH du 4 mars 2025). L'Assurance Maladie comptait la même année 831 900 personnes prises en charge pour des séquelles d'AVC. Plus d'un million de dossiers potentiels : aucun assureur ne les traite en bloc.

Cas type : Sophie, 47 ans, architecte, AVC ischémique en juin 2023

Sophie, 47 ans, architecte libérale affiliée à la CIPAV, a fait un AVC ischémique en juin 2023, sans séquelle après trois mois de rééducation ; le bilan a trouvé une hypertension, traitée depuis, et elle prend un antiagrégant. Avec son conjoint salarié, elle emprunte 320 000 € sur 20 ans pour leur maison. Revenu professionnel moyen : 55 000 €.

  1. Loi Lemoine ? Assurée à 50 %, sa part est de 160 000 €, sous les 200 000 € ; mais le prêt se termine à 67 ans, après son 60e anniversaire. Les deux conditions étant cumulatives, le questionnaire s'applique : elle déclare l'AVC, l'hypertension et ses traitements.
  2. Convention AERAS ? Oui : prêt immobilier, 160 000 € assurés sous le plafond de 420 000 €, contrat terminé avant 71 ans. Trois niveaux, non-cumul, GIS, réponse sous 5 semaines pour un dossier complet.
  3. Grille, droit à l'oubli ? Ni l'un ni l'autre : tarification individuelle, à partir du compte rendu d'hospitalisation, du bilan étiologique et du dernier suivi neurologique, trois ans après l'événement.
  4. Les quotités. Si la réponse sur Sophie est une exclusion ou une surprime lourde, le couple peut demander une répartition différente — par exemple 100 % sur le conjoint et une garantie décès seule sur Sophie — à condition que la banque l'accepte : c'est une négociation, pas un droit.
  5. Son revenu en cas d'arrêt. L'Assurance Maladie lui verserait 55 000 ÷ 730 = 75,34 € par jour du 4e au 90e jour, soit 87 × 75,34 = 6 554,58 € ; puis la CIPAV ne verse rien avant une éventuelle invalidité d'au moins 66 %. Si l'assurance du prêt exclut les suites de l'AVC, c'est ce trou-là qu'il faut regarder en face.

Exemple construit à partir des textes et des barèmes 2026, ni dossier réel ni promesse de résultat.

Étape suivante

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Prêt professionnel après un AVC : le questionnaire est-il obligatoire ?

Oui, toujours. La dispense de la loi Lemoine ne concerne que « un contrat de crédit mentionné au 1° de l'article L.313-1 du code de la consommation », et l'article L.313-2 exclut du crédit immobilier tout prêt « destiné, sous quelque forme que ce soit, à financer une activité professionnelle ». Fonds de commerce, patientèle, matériel, local strictement professionnel, parts sociales : questionnaire à remplir, quel que soit le montant.

La convention AERAS couvre les prêts pour des locaux et du matériel et, depuis le 7 octobre 2024, les fonds de commerce composés exclusivement d'éléments immatériels, jusqu'à 420 000 € de part assurée sur l'encours cumulé et pour un contrat terminé avant 71 ans ; le rachat de parts sociales n'y figure pas tel que le texte est rédigé. Pour un indépendant, la garantie invalidité mérite une lecture attentive : un barème purement fonctionnel peut ne rien dire de votre capacité à exercer votre métier après un AVC — voir invalidité, handicap et assurance de prêt. Méthode et recours : prêt professionnel avec un risque aggravé, refus d'assurance de prêt professionnel.

Prévoyance, mutuelle, régime obligatoire : quelles règles après un AVC ?

Trois cadres différents, et aucun ne reprend ceux du prêt. La convention AERAS, la loi Lemoine et le droit à l'oubli s'arrêtent au crédit : ils ne s'appliquent ni à une prévoyance individuelle, ni à une assurance décès seule, ni à un contrat homme clé. La mutuelle santé n'a pas le droit de vous interroger ; le régime obligatoire vous couvre sans sélection.

Après un AVC ou un AIT : ce qui s'applique, contrat par contrat, au 18 septembre 2026
ContratSélection médicaleProtectionEn pratique
Prêt immobilier (habitation ou mixte)Aucune sous 200 000 € assurés et fin avant 60 ans ; questionnaire au-delàArt. L.113-2-1 ; convention AERAS jusqu'à 420 000 € et 71 ansLe dossier le mieux protégé ; tarification individuelle hors grille
Prêt professionnel (local, matériel, fonds)Questionnaire toujoursConvention AERAS : locaux et matériels ; fonds immatériels depuis le 7 octobre 2024Lire la définition de l'invalidité du contrat
Prévoyance individuelle (arrêt de travail, invalidité, décès)Questionnaire, libre appréciationAucune protection AERAS ; exclusion « formelle et limitée » (art. L.113-1), antériorité à prouver par l'assureur (loi Évin, art. 3), garanties maintenues après deux ans (art. 6)Accord, surprime, exclusion des suites de l'AVC, ajournement ou refus
Mutuelle santé responsable et solidaireInterditeArt. L.110-2 du code de la mutualité et L.862-4 II du code de la sécurité socialeJamais un obstacle ; en ALD n° 1, soins liés à 100 % du tarif de base
Régime obligatoire (SSI, caisses libérales)AucuneDroits ouverts par l'affiliation ; invalidité selon les catégories de la caisseLe socle à chiffrer en premier

Un contrat de prévoyance qui exclut les suites de l'AVC continue de payer pour une fracture, une hernie discale ou un cancer ; un dossier déposé pendant la rééducation risque un ajournement, qui se déclare ensuite. Calendrier, réponses possibles et montants versés par chaque caisse : prévoyance après un AVC, un infarctus ou avec une hypertension ; pour la garantie décès seule : assurance décès et antécédent de santé.

Que faire en cas de refus, d'exclusion ou de surprime après un AVC ?

Laisser la convention jouer, puis élargir. Un refus au premier niveau déclenche automatiquement un réexamen individualisé, puis, si la part assurée ne dépasse pas 420 000 € et si le contrat finit avant 71 ans, le passage devant le pool des risques très aggravés : 42,1 % des 6 190 dossiers qui y ont été transmis en 2024 ont reçu une proposition. La lettre de refus indique le niveau atteint ; les motifs médicaux s'obtiennent par courrier auprès du médecin de l'assureur, directement ou par un médecin de votre choix.

  • Exclusion sur l'incapacité ou l'invalidité ? Demandez ce que donnerait la surprime — les deux ne se cumulent pas — et la garantie invalidité spécifique.
  • Refus total ? D'autres assureurs dans l'ordre, avec un dossier complet et des examens de moins de six mois réutilisables ; les garanties alternatives que la banque s'est engagée à accepter — caution, hypothèque, nantissement d'assurance vie — ; la Commission de médiation AERAS. Procédure : refus d'assurance de prêt : que faire.
  • Arrêt de travail pendant le prêt ? Franchise, déclaration du sinistre et exclusion éventuelle : assurance emprunteur et arrêt maladie.

Quand attendre, et quand ne pas s'assurer à n'importe quel prix ?

Attendez la fin de la rééducation et le premier bilan de suivi : l'Assurance Maladie situe la récupération possible dans les trois à six mois, et un dossier déposé pendant cette phase obtient au mieux un ajournement, à déclarer ensuite. Un AIT isolé, bilanté et traité depuis plusieurs années se documente en deux pièces ; un AVC récent avec séquelles en cours d'évaluation, non. Le calendrier d'un achat immobilier se négocie ; celui d'une cession de fonds aussi, dans la condition suspensive.

Ne signez pas une garantie décès seule à tarif très élevé pour un petit prêt sans avoir comparé avec la caution ou le nantissement d'un contrat d'assurance vie, prévus par la convention. N'acceptez pas une exclusion des suites de l'AVC sur l'incapacité sans avoir chiffré ce que verse votre caisse — rien après le 90e jour à la CIPAV, à la CAVP ou à la CARPV. Et n'envoyez jamais vos comptes rendus à la banque ni par e-mail à un courtier : ils ne vont qu'au médecin-conseil, sous pli confidentiel. Vue d'ensemble de la famille sur le hub maladies cardiovasculaires et assurance de prêt.

Questions fréquentes

Un AVC empêche-t-il de souscrire une assurance emprunteur ?

Non, mais il n'existe aucun barème public. L'AVC et l'AIT ne figurent pas dans la grille de référence AERAS de septembre 2023 : chaque assureur apprécie le dossier — type d'AVC, cause, séquelles, ancienneté, traitement préventif. La convention AERAS s'applique néanmoins à tout prêt immobilier ou professionnel finançant des locaux, du matériel ou un fonds de commerce immatériel : réexamen automatique à trois niveaux, non-cumul surprime-exclusion, garantie invalidité spécifique. En 2024, 93,6 % des demandes en risque aggravé, toutes pathologies confondues, ont reçu une proposition couvrant au moins le décès.

Le droit à l'oubli s'applique-t-il à l'AVC ?

Non. L'article L.1141-5 du code de la santé publique réserve le droit à l'oubli aux pathologies cancéreuses et à l'hépatite virale C, cinq ans après la fin du protocole thérapeutique sans rechute. Un AVC n'a pas de « protocole thérapeutique » au sens du texte : c'est un événement vasculaire dont la cause — hypertension, fibrillation atriale, athérosclérose — reste le plus souvent à traiter à vie. Le texte permet à la convention d'étendre le dispositif à des maladies chroniques ; aucune extension n'est actée au 18 septembre 2026. Un AVC ancien se déclare donc si la question est posée.

Puis-je éviter le questionnaire de santé après un AVC ?

Oui pour un crédit immobilier d'habitation ou mixte, si la part assurée sur l'encours de vos crédits ne dépasse pas 200 000 € par personne et si le prêt se termine avant vos 60 ans : l'article L.113-2-1 du code des assurances interdit alors toute information de santé et tout examen médical. Jamais pour un prêt professionnel finançant un fonds, du matériel ou un local : le questionnaire reste obligatoire quel que soit le montant. Entre deux, répartir les quotités entre co-emprunteurs peut faire entrer l'un d'eux sous le seuil.

Un AVC en ALD signifie-t-il que tout est remboursé à 100 % ?

Non. L'« accident vasculaire cérébral invalidant » est l'ALD n° 1 de la liste de l'article D.160-4 du code de la sécurité sociale : les soins liés à l'AVC sont pris en charge à 100 % du tarif de la Sécurité sociale, pas au-delà. Restent à votre charge les dépassements d'honoraires, le forfait journalier hospitalier, les participations forfaitaires et franchises, et les soins sans rapport avec l'AVC. Une mutuelle responsable, qui n'a pas le droit de vous poser de question de santé, couvre une partie de ces restes à charge. L'ALD ne change rien à vos droits face à l'assureur du prêt.

La convention AERAS garantit-elle l'acceptation du dossier ?

Non. Elle garantit un examen à trois niveaux, des délais, une motivation écrite, l'absence de cumul entre surprime et exclusion, une garantie invalidité spécifique et, sous conditions de revenus, un plafonnement de la surprime : pas une acceptation. En 2024, 10 % des demandes de garantie incapacité-invalidité en risque aggravé ont été refusées pour raisons médicales, et 42,1 % des 6 190 dossiers transmis au pool des risques très aggravés ont reçu une proposition (France Assureurs). En cas de refus final, restent les garanties alternatives et la Commission de médiation AERAS.

Quel taux d'invalidité après un AVC ?

Aucun taux n'est attaché à l'AVC : tout dépend des séquelles constatées et du barème qui les mesure. Dans un contrat de prêt, l'invalidité s'apprécie selon le barème du contrat ; le Comité consultatif du secteur financier a obtenu des assureurs, dans son avis du 26 mai 2026, des seuils harmonisés de 66 % pour l'invalidité totale et 33 % pour la partielle sur les crédits immobiliers. La garantie invalidité spécifique AERAS exige 70 % d'incapacité fonctionnelle et, pour un non-salarié, une inaptitude totale à sa profession. Votre régime obligatoire applique ses propres catégories, sans sélection médicale.

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Yacine Sahnoune, courtier en assurances et fondateur de Prevoya

L’auteur de cette page

Yacine Sahnoune

Courtier en assurances · Fondateur de Prevoya (WeSave SAS) · Directeur de la publication

Il signe l’ensemble des contenus de ce site. Sa spécialité : traduire les barèmes des régimes obligatoires — treize caisses, des règles qui changent chaque année — en une décision claire pour un indépendant ou un dirigeant.