Assurance et risque de santé

Hypertension artérielle et assurance emprunteur : vos droits en 2026

Courtier en assurances ORIAS n° 26004449 Publié le

L'hypertension artérielle ne figure pas dans la grille de référence AERAS de septembre 2023 et aucun droit à l'oubli ne s'y applique : traitée ou non, elle se déclare si le questionnaire pose la question, et l'assureur la tarifie au cas par cas. Vous gardez pourtant trois protections : la dispense totale de questionnaire pour un prêt immobilier d'habitation jusqu'à 200 000 € assurés et terminé avant 60 ans (art. L.113-2-1 du code des assurances), les trois niveaux d'examen de la convention AERAS pour tout prêt immobilier ou professionnel, et l'interdiction de cumuler surprime et exclusion. Avec près de 17 millions d'adultes hypertendus en France, c'est l'antécédent le plus banal des questionnaires de santé.

Pas envie de tout lire ? Un courtier présente votre dossier à l’assureur le plus ouvert à votre profil. Gratuit, sans engagement.

Faire étudier mon dossier Ou vérifier mes droits en 2 minutes →

L'hypertension est-elle un risque aggravé pour l'assurance emprunteur ?

Pas au sens des textes : aucun n'en fait une catégorie. La grille de référence AERAS, dans son édition de septembre 2023 — la seule en vigueur au 18 septembre 2026 —, ne comporte aucune ligne pour l'hypertension artérielle, ni pour aucune maladie du cœur ou des vaisseaux. C'est chaque assureur qui, à la lecture du questionnaire, décide si votre dossier sort du tarif standard.

Conséquence : ni délai après lequel l'assureur renonce à toute majoration, ni plafond de surprime propre à l'hypertension. Mais les autres garanties de la convention AERAS s'appliquent à tout prêt immobilier ou professionnel finançant des locaux, du matériel ou, depuis le 7 octobre 2024, un fonds de commerce immatériel : trois niveaux d'examen, non-cumul d'une surprime et d'une exclusion pour la même maladie sur une même garantie, motivation écrite, réponse sous cinq semaines pour un dossier complet.

L'hypertension est un facteur de risque, pas un événement. Selon l'Assurance Maladie, elle se définit par une pression artérielle systolique de 140 mmHg ou plus, ou diastolique de 90 mmHg ou plus, persistante ; dans neuf cas sur dix, aucune cause n'est identifiée. Le décret n° 2011-726 du 24 juin 2011 a d'ailleurs retiré l'« hypertension artérielle sévère » de la liste des 30 affections de longue durée, où la maladie coronaire et l'AVC invalidant figurent toujours.

Faut-il déclarer son hypertension au questionnaire de santé ?

Oui, chaque fois que la question est posée. L'article L.113-2 du code des assurances vous oblige à répondre exactement aux questions de l'assureur ; le code de bonne conduite annexé à la convention AERAS cite précisément, comme exemple de question sur les maladies, « êtes-vous traité pour hypertension ? ». Un traitement antihypertenseur pris depuis des années est aussi un « traitement de plus de 21 jours », que les questionnaires conformes à la convention peuvent demander sur les dix dernières années.

Une seule situation vous dispense : celle où aucune question n'est posée. Pour un crédit immobilier d'habitation ou mixte, l'article L.113-2-1 interdit à l'assureur toute information de santé et tout examen médical quand la part assurée sur l'encours de vos crédits ne dépasse pas 200 000 € par personne et que le prêt se termine avant votre 60e anniversaire. Hors de ce cas, taire une hypertension « parce qu'elle est équilibrée » expose à la nullité du contrat pour fausse déclaration intentionnelle (article L.113-8) — et la dette retomberait sur vos proches.

Hypertension légère ou sévère : que regarde le médecin-conseil de l'assureur ?

Les mêmes éléments que votre médecin traitant, sans barème public. Aucun assureur ne publie de seuil tensionnel ou de surprime par niveau d'hypertension, et nous n'en inventerons pas. Mais les critères qui structurent un dossier sont documentés : la Haute Autorité de santé (fiche mémo du 27 octobre 2016) décrit ce qui définit l'hypertension, ce qu'un traitement doit obtenir et ce que le bilan initial recherche.

Hypertension artérielle : les critères médicaux documentés qui se lisent dans un dossier d'assurance (sans barème)
ÉlémentCe que disent les sources médicalesPièce qui le documente
DiagnosticPression artérielle ≥ 140/90 mmHg en consultation, persistante, confirmée hors du cabinet par automesure ou mesure ambulatoire (seuil 135/85 mmHg) — HASCompte rendu du médecin, relevés d'automesure
Équilibre sous traitementObjectif dans les six mois : systolique entre 130 et 139 mmHg et diastolique < 90 mmHg en consultation, confirmé par une automesure < 135/85 mmHg — HASDerniers relevés tensionnels, ordonnance en cours
SévéritéUne pression ≥ 180/110 mmHg justifie un traitement médicamenteux immédiat — HASHistorique des chiffres au diagnostic et sous traitement
Bilan initialSodium et potassium, créatinine avec estimation de la filtration glomérulaire, glycémie à jeun, bilan lipidique, recherche de protéinurie, électrocardiogramme de repos — HASRésultats biologiques, ECG
Atteinte des organes ciblesL'hypertension non contrôlée retentit sur le cœur (insuffisance cardiaque), le cerveau (AVC), les reins (protéinurie, insuffisance rénale), la rétine et les artères — Assurance MaladieECG ou échographie cardiaque, bilan rénal, fond d'œil s'ils ont été prescrits
Autres facteurs de risqueTabac, diabète, cholestérol, surpoids, apnée du sommeil sont recherchés avec l'hypertension — HAS, Assurance MaladieRéponses aux autres questions du questionnaire

Une hypertension traitée, équilibrée et sans retentissement se documente en trois pièces. Une hypertension sévère, non contrôlée ou compliquée d'une atteinte rénale ou cardiaque se lit comme un dossier différent, plus proche de ceux de nos pages infarctus et stent ou insuffisance cardiaque. Seule la décision écrite de l'assureur engage.

Quelle surprime pour une hypertension ?

Aucun texte n'en fixe, et aucune statistique publique ne détaille les décisions par maladie. Ce qui est chiffré, c'est l'ensemble des dossiers en risque aggravé : selon France Assureurs, en 2024, 93,6 % d'entre eux ont reçu une proposition couvrant au moins le décès ; la garantie décès a été accordée sans surprime ni exclusion dans 65 % des cas, avec surprime dans 30 % ; la garantie incapacité-invalidité sans surprime ni exclusion dans 54 % des cas, avec exclusion ou limitation dans 24 %, avec surprime dans 12 %, et refusée pour raisons médicales dans 10 %.

Deux mécanismes encadrent ensuite une surprime, quelle que soit la maladie. Le non-cumul : pour l'hypertension, l'assureur choisit entre surprime et exclusion sur chaque garantie, jamais les deux. L'écrêtement : si votre dossier est examiné aux 2e ou 3e niveaux, pour votre résidence principale ou un prêt professionnel jusqu'à 420 000 €, la prime d'assurance ne peut pas peser plus de 1,4 point de TAEG quand le revenu de votre foyer ne dépasse pas 48 060 € pour une part fiscale, 60 075 € de 1,5 à 2,5 parts et 72 090 € à partir de 3 parts (seuils 2026, indexés sur le plafond de la sécurité sociale). En 2024, 18 546 emprunteurs en ont bénéficié.

Le chiffre clé Près de 17 millions d'adultes sont hypertendus en France, soit près de 30 % des adultes, et près de 6 millions l'ignorent (Santé publique France, BEH du 16 mai 2023, étude Esteban). En 2024, 7 591 600 personnes étaient prises en charge pour un traitement antihypertenseur, sans maladie coronaire, AVC, insuffisance cardiaque ni diabète identifiés (cartographie des pathologies de l'Assurance Maladie). Un assureur qui refuserait par principe tous ces dossiers se priverait d'un emprunteur sur trois.

Cas type : Nadia, 41 ans, infirmière libérale, hypertension traitée depuis 2021

Nadia, 41 ans, infirmière libérale affiliée à la CARPIMKO, est traitée pour une hypertension depuis 2021, équilibrée sous un seul médicament, bilan rénal et ECG normaux. Elle emprunte seule 180 000 € sur 15 ans pour acheter son appartement, puis prévoit 45 000 € sur 5 ans pour équiper un cabinet et changer de véhicule professionnel. Revenu annuel moyen : 48 000 €.

  1. L'appartement : aucun questionnaire. Crédit immobilier d'habitation, 180 000 € assurés (moins de 200 000 €), dernier remboursement à 56 ans (avant 60 ans) : l'article L.113-2-1 interdit toute question de santé. Son hypertension n'entre pas en ligne de compte. Elle vérifie seulement que le contrat n'exclut pas les « états pathologiques antérieurs », clause que le CCSF juge contraire à l'esprit de la loi dans son avis du 26 mai 2026.
  2. Le cabinet et le véhicule : questionnaire obligatoire. Le prêt finance du matériel professionnel : il est exclu du crédit immobilier par l'article L.313-2 du code de la consommation. Nadia répond oui à la question sur l'hypertension et joint, sous pli confidentiel au médecin-conseil, son dernier compte rendu et ses relevés d'automesure.
  3. La convention AERAS s'applique. Matériel professionnel, 45 000 € assurés sous le plafond de 420 000 €, fin du prêt à 46 ans : trois niveaux d'examen, non-cumul, réponse sous 3 semaines côté assureur une fois le dossier complet. Ni grille ni droit à l'oubli : tarification individuelle.
  4. Si une surprime est notifiée. Nadia vit seule, une part fiscale : avec 48 000 € de revenu, elle est sous le seuil de 48 060 € — l'écrêtement à 1,4 point de TAEG jouerait si le dossier passe aux 2e ou 3e niveaux.
  5. Et son revenu si elle est arrêtée ? Sa caisse verse sans questionnaire : 48 000 ÷ 730 = 65,75 € par jour du 4e au 90e jour (Assurance Maladie), soit 87 × 65,75 = 5 720,25 € pour un arrêt de trois mois, puis 55,44 € par jour de la CARPIMKO jusqu'au 1 095e jour. Si l'assurance du prêt professionnel exclut les suites de l'hypertension, ce sont ces sommes qui paieraient l'échéance de 45 000 ÷ 60 = 750 € par mois hors intérêts pendant un arrêt lié à cette cause.

Exemple construit à partir des textes et des barèmes 2026, ni dossier réel ni promesse de résultat.

Étape suivante

Faire instruire un dossier d'hypertension avant le rendez-vous bancaire

Hors grille, tout dépend de l'assureur interrogé et de la façon dont votre équilibre tensionnel est documenté. Nous interrogeons plusieurs assureurs avant votre rendez-vous bancaire, comparons leurs réponses garantie par garantie et vous remettons une recommandation écrite sous 24 h ouvrées. Vos pièces médicales vont au médecin-conseil de l'assureur, jamais à la banque ni à nous par e-mail.

  • L’assureur le plus ouvert à votre dossier : chaque compagnie a sa propre politique médicale, nous savons laquelle retenir.
  • Surprimes et exclusions négociées, convention AERAS et droit à l’oubli appliqués quand ils jouent en votre faveur.
  • 0 € de frais de courtage, et aucune donnée médicale demandée en ligne : elle va directement au médecin-conseil de l’assureur.

Sans engagement · Recommandation écrite · Rappel sous 24 h ouvrées

Prêt professionnel avec une hypertension : le questionnaire est-il obligatoire ?

Oui, toujours, quel que soit le montant. La dispense de la loi Lemoine ne vise que « un contrat de crédit mentionné au 1° de l'article L.313-1 du code de la consommation », c'est-à-dire un crédit immobilier d'habitation ou mixte ; l'article L.313-2 exclut du crédit immobilier tout prêt « destiné, sous quelque forme que ce soit, à financer une activité professionnelle ». Un prêt pour un fonds de commerce, une patientèle, du matériel, un local strictement professionnel ou des parts sociales passe donc par le questionnaire, à 30 000 € comme à 300 000 €.

La convention AERAS couvre ces prêts : locaux et matériels depuis l'origine, fonds de commerce composés exclusivement d'éléments immatériels depuis la décision du 7 octobre 2024, jusqu'à 420 000 € de part assurée sur l'encours cumulé et pour un contrat terminé avant le 71e anniversaire. Le rachat de parts sociales ne figure pas dans ce champ tel qu'il est rédigé. Méthode et recours : prêt professionnel avec un risque aggravé de santé et refus d'assurance de prêt professionnel.

Droit à l'oubli, loi Lemoine : que changent-ils pour une hypertension ?

Le droit à l'oubli, rien ; la loi Lemoine, beaucoup en immobilier. L'article L.1141-5 du code de la santé publique réserve le droit à l'oubli aux « pathologies cancéreuses » et à l'hépatite virale C, cinq ans après la fin du protocole thérapeutique sans rechute. Une hypertension se déclare quelle que soit son ancienneté ; l'extension du droit à l'oubli aux maladies chroniques est régulièrement proposée, pas actée.

La loi du 28 février 2022 vous donne en revanche, sur un crédit immobilier, la dispense de questionnaire décrite plus haut et la résiliation à tout moment pour un contrat équivalent (article L.113-12-2). Une surprime « hypertension » posée il y a des années peut ainsi disparaître : sans question de santé si la part assurée restante ne dépasse pas 200 000 € et que le prêt finit avant vos 60 ans, après réévaluation de votre équilibre tensionnel sinon. Mode d'emploi : faire sauter une surprime ancienne.

Prévoyance, mutuelle, régime obligatoire : quelles règles avec une hypertension ?

Trois cadres différents, et aucun ne reprend ceux de l'assurance de prêt. La convention AERAS, la loi Lemoine et le droit à l'oubli s'arrêtent au crédit : ils ne s'appliquent ni à une prévoyance individuelle, ni à une assurance décès seule, ni à un contrat homme clé. La mutuelle santé, à l'inverse, n'a pas le droit de vous interroger.

Hypertension artérielle : ce qui s'applique, contrat par contrat, au 18 septembre 2026
ContratSélection médicaleProtectionEn pratique
Prêt immobilier (habitation ou mixte)Aucune sous 200 000 € assurés et fin avant 60 ans ; questionnaire au-delàArt. L.113-2-1 ; convention AERAS (3 niveaux, non-cumul, écrêtement) jusqu'à 420 000 € et 71 ansLe dossier le mieux protégé ; hors grille, tarification individuelle
Prêt professionnel (local, matériel, fonds)Questionnaire toujoursConvention AERAS : locaux et matériels ; fonds immatériels depuis le 7 octobre 2024 ; parts sociales hors champ écritDéclarer l'hypertension ; préparer les pièces avant la banque
Prévoyance individuelle (arrêt de travail, invalidité, décès)Questionnaire, libre appréciationAucune protection AERAS ; exclusion « formelle et limitée » (art. L.113-1), antériorité à prouver par l'assureur (loi Évin, art. 3), garanties maintenues après deux ans (art. 6)Accord standard, surprime, exclusion, ajournement ou refus possibles
Mutuelle santé responsable et solidaireInterditeArt. L.110-2 du code de la mutualité et L.862-4 II du code de la sécurité sociale : ni information médicale, ni cotisation selon l'état de santéJamais un obstacle ; l'hypertension n'est pas une ALD de liste
Régime obligatoire (SSI, caisses libérales)AucuneDroits ouverts par l'affiliationLe socle à chiffrer en premier

En prévoyance, ce qu'un contrat fait d'une hypertension — acceptation, surprime ou exclusion des affections cardiovasculaires — se lit dans la décision écrite, jamais à l'avance. Passé deux ans, l'assureur ne peut plus refuser de maintenir vos garanties incapacité et invalidité ni majorer votre tarif à cause de votre santé (loi Évin, article 6). Le détail, caisse par caisse : prévoyance avec une hypertension ou après un infarctus.

Que faire en cas de refus, d'exclusion ou de surprime pour hypertension ?

Utiliser la convention avant de chercher ailleurs. Un refus au premier niveau déclenche automatiquement un réexamen individualisé, puis, si le prêt est dans les conditions, le passage devant le pool des risques très aggravés : en 2024, 6 190 dossiers y ont été transmis et 42,1 % ont reçu une proposition. La lettre de refus doit indiquer le niveau atteint ; les raisons médicales s'obtiennent par courrier auprès du médecin de l'assureur, directement ou par le médecin de votre choix.

  • Une exclusion sur l'incapacité ? Demandez ce que donnerait la surprime, puisque les deux ne se cumulent pas, et chiffrez ce que verse votre caisse obligatoire.
  • Un refus de l'invalidité ? La garantie invalidité spécifique, sans exclusion de pathologie, est prévue par la convention.
  • Un refus total ? D'autres assureurs dans l'ordre, puis les garanties alternatives — caution, hypothèque, nantissement — et la Commission de médiation AERAS : voir refus d'assurance de prêt : que faire.

Et si l'arrêt de travail survient pendant le prêt ? Franchise, exclusion éventuelle et déclaration du sinistre sont expliquées dans assurance emprunteur et arrêt maladie.

Quand une hypertension ne change rien, et quand attendre ?

Elle ne change rien pour un prêt immobilier sous les seuils de dispense, et rarement pour une hypertension traitée, équilibrée, sans autre facteur de risque — sans que nous puissions le garantir pour votre dossier. Il est en revanche utile d'attendre quelques semaines quand le traitement vient d'être instauré ou modifié : des chiffres stabilisés sous traitement se présentent mieux qu'un dossier « en cours de réglage », et un ajournement se déclare ensuite dans les autres questionnaires.

Trois erreurs à éviter : déposer la même demande chez plusieurs assureurs à l'aveugle, accepter une exclusion cardiovasculaire sur l'incapacité sans avoir chiffré ce que verse votre caisse, et envoyer vos comptes rendus à la banque ou par e-mail à un courtier — ils ne vont qu'au médecin-conseil, sous pli confidentiel. Vue d'ensemble de la famille — infarctus, AVC, arythmie, cholestérol — sur le hub maladies cardiovasculaires et assurance de prêt.

Questions fréquentes

Est-il possible de ne pas déclarer son hypertension ?

Seulement quand aucune question n'est posée. Pour un crédit immobilier d'habitation ou mixte dont la part assurée ne dépasse pas 200 000 € par personne et qui se termine avant vos 60 ans, l'article L.113-2-1 du code des assurances interdit toute question de santé : il n'y a rien à déclarer. Dans tous les autres cas, si le questionnaire demande si vous êtes traité pour hypertension, la réponse est oui, même si elle est parfaitement équilibrée. Une fausse déclaration intentionnelle entraîne la nullité du contrat (article L.113-8).

Une hypertension traitée et équilibrée est-elle un risque aggravé ?

C'est l'assureur qui le décide, dossier par dossier, sans barème public. La grille de référence AERAS de septembre 2023 ne contient aucune ligne pour l'hypertension : aucun texte ne fixe de délai ni de plafond de surprime. En pratique, le médecin-conseil lit les mêmes éléments que votre médecin : chiffres tensionnels obtenus sous traitement, bilan initial recommandé par la Haute Autorité de santé, absence d'atteinte du cœur, des reins ou de la rétine. Une hypertension équilibrée et sans complication se présente autrement qu'une hypertension sévère non contrôlée.

L'hypertension entraîne-t-elle systématiquement une surprime ?

Non, rien ne l'impose. Aucune statistique publique ne détaille les décisions par maladie. Pour l'ensemble des dossiers en risque aggravé de santé, France Assureurs indique qu'en 2024 la garantie décès a été accordée sans surprime ni exclusion dans 65 % des cas, et la garantie incapacité-invalidité dans 54 % des cas. Si une surprime est notifiée à un dossier examiné aux 2e ou 3e niveaux, la convention AERAS la plafonne à 1,4 point de TAEG sous conditions de revenus, pour la résidence principale et les prêts professionnels jusqu'à 420 000 €.

Le droit à l'oubli s'applique-t-il à l'hypertension ?

Non. L'article L.1141-5 du code de la santé publique réserve le droit à l'oubli aux cancers et à l'hépatite virale C, cinq ans après la fin du protocole thérapeutique sans rechute. Une hypertension, même diagnostiquée il y a vingt ans et traitée depuis, se déclare dès lors que le questionnaire pose la question. L'extension du droit à l'oubli à d'autres maladies chroniques est régulièrement proposée, mais n'est pas actée au 18 septembre 2026.

Comment changer d'assurance de prêt avec une hypertension (loi Lemoine) ?

Sur un crédit immobilier, la loi du 28 février 2022 permet de résilier à tout moment pour un contrat aux garanties équivalentes (article L.113-12-2 du code des assurances). Si la part assurée restante ne dépasse pas 200 000 € et que le prêt finit avant vos 60 ans, le nouvel assureur ne peut vous poser aucune question de santé ; sinon, vous remplissez son questionnaire et déclarez l'hypertension. Ne résiliez jamais avant l'accord écrit de la banque sur le nouveau contrat. Pour un prêt professionnel, aucun droit garanti : tout dépend du contrat et de l'accord de la banque.

Suis-je couvert si je suis arrêté pour une poussée d'hypertension pendant le prêt ?

Cela dépend de ce que dit votre contrat. Si l'assureur a accepté la garantie incapacité sans exclusion, un arrêt de travail prescrit est couvert après la franchise du contrat, fréquemment de 90 jours selon le Comité consultatif du secteur financier. Si l'hypertension et ses suites ont été exclues, l'arrêt lié à cette cause n'est pas indemnisé, mais une fracture ou un cancer le restent. Une exclusion doit être formelle et limitée (article L.113-1) : lisez-la avant de signer.

Votre question n’y est pas ? Un courtier vous rappelle et y répond sur votre situation réelle — gratuitement, même si vous ne souscrivez rien.

Être rappelé par un courtier

17 millions d'hypertendus, zéro ligne dans la grille

Décrivez votre situation en deux minutes : un courtier présente votre dossier à l’assureur le plus ouvert à votre profil. Aucun questionnaire médical en ligne. Ou vérifiez d’abord vos droits.

Faire étudier mon dossier Vérifier mes droits en 2 minutes
  • Étude gratuite et sans engagement
  • Courtier ORIAS n° 26004449
  • Réponse sous 24 h ouvrées
Yacine Sahnoune, courtier en assurances et fondateur de Prevoya

L’auteur de cette page

Yacine Sahnoune

Courtier en assurances · Fondateur de Prevoya (WeSave SAS) · Directeur de la publication

Il signe l’ensemble des contenus de ce site. Sa spécialité : traduire les barèmes des régimes obligatoires — treize caisses, des règles qui changent chaque année — en une décision claire pour un indépendant ou un dirigeant.