Assurance et risque de santé
Assurance de prêt et maladie : les 10 idées fausses les plus répandues
Yacine Sahnoune
Courtier en assurances
ORIAS n° 26004449
Mis à jour le
Sur l'assurance de prêt après une maladie, beaucoup de règles circulent avec un train de retard. Le droit à l'oubli est de 5 ans depuis le 2 mars 2022, pas de 10. Le plafond de la convention AERAS est de 420 000 € depuis le 1er octobre 2022, pas de 320 000. La loi Lemoine ne supprime jamais le questionnaire de santé d'un prêt professionnel. Voici dix idées reçues, leur verdict et le texte qui fait foi, au 17 septembre 2026.
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Faire étudier mon dossier Ou vérifier mes droits en 2 minutes →Droit à l'oubli : 10 ans ou 5 ans, à partir de quand, et pour quels contrats ?
Cinq ans, à compter de la fin du traitement actif, pour les cancers et l'hépatite C, et pour l'assurance de prêt seulement. Le droit à l'oubli permet de ne plus déclarer un ancien cancer ou une hépatite virale C à l'assureur d'un prêt. C'est la règle la plus citée, et la plus souvent citée dans une version périmée ou trop large.
1. « Le droit à l'oubli, c'est 10 ans après la fin des traitements »
Verdict : faux depuis le 2 mars 2022. Aucune information médicale sur un cancer ou une hépatite C ne peut être recueillie plus de 5 ans après la fin du protocole thérapeutique, sans rechute, quel que soit l'âge au diagnostic. Les 10 ans étaient la règle de 2016 à 2022 ; les cancers survenus avant 18 ans bénéficiaient déjà de 5 ans, étendus aux cancers survenus avant 21 ans par la convention en 2020.
Référence : article L.1141-5 du code de la santé publique, modifié par l'article 9 de la loi n° 2022-270 du 28 février 2022 ; version antérieure issue de la loi du 26 janvier 2016.
2. « Sous hormonothérapie, le délai de 5 ans ne court pas »
Verdict : faux. La fin du protocole thérapeutique est la fin du traitement actif du cancer — chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie — à laquelle plus aucun traitement n'est nécessaire, « hormis la possibilité d'une thérapeutique persistante de type hormonothérapie ou immunothérapie ». Un traitement hormonal de plusieurs années ne repousse donc pas la date. En revanche, toute rechute médicalement constatée fait tomber la condition « sans rechute ».
Référence : convention AERAS, version actualisée 2023, titre IV, 1).
3. « Le droit à l'oubli vaut aussi pour la prévoyance, et pour toute maladie chronique stabilisée depuis 5 ans »
Verdict : faux. Il ne vise que les cancers et l'hépatite virale C, et seulement l'assurance d'un prêt : immobilier, crédit à la consommation affecté, prêt professionnel pour des locaux ou du matériel, contrat terminé avant 71 ans. Une greffe ou un diabète se déclarent, même stables. En prévoyance individuelle, l'assureur peut interroger sur un ancien cancer. Les textes envisagent une extension à d'autres pathologies : aucune n'a été décidée.
Référence : article L.1141-5 du code de la santé publique, dernier alinéa ; convention AERAS, titre IV, 1).
3 bis. « Il existe un droit à l'oubli de 10 ans pour la sclérose en plaques, ou après un AVC »
Verdict : faux, deux fois. Il n'existe aucun droit à l'oubli hors des cancers et de l'hépatite virale C : ni pour la sclérose en plaques, ni après un AVC, ni pour un infarctus, un diabète ou une dépression, quelle que soit leur ancienneté. Et le délai de 10 ans n'existe plus pour personne depuis le 2 mars 2022. Une SEP diagnostiquée il y a quinze ans ou un AVC sans séquelle il y a douze ans se déclarent donc au questionnaire, s'il est posé ; ces pathologies relèvent d'une tarification individuelle avec les autres protections de la convention.
Référence : article L.1141-5 du code de la santé publique (pathologies cancéreuses et hépatite virale C) ; convention AERAS, titre IV, 1).
Convention AERAS : quel plafond, quelle grille, quels prêts ?
420 000 € de part assurée, la grille de septembre 2023, et pas seulement le crédit immobilier. La convention AERAS organise l'assurance des emprunteurs présentant un risque aggravé de santé. Ses seuils ont changé en 2022, sa grille en 2023, son champ en 2024 : les résumés anciens sont faux sur ces trois points.
4. « Le plafond AERAS est de 320 000 € »
Verdict : faux depuis le 1er octobre 2022. Le plafond est de 420 000 € de part assurée, avec un contrat terminé avant 71 ans ; l'avenant signé le 5 juillet 2024 l'a inscrit dans le texte. Il conditionne le troisième niveau d'examen, la grille de référence et l'écrêtement des surprimes. Il ne limite ni le deuxième niveau, ni l'interdiction de cumuler surprime et exclusion, ni les délais de réponse, ni le droit à l'oubli.
Référence : convention AERAS, titre III, 1) et historique, point i) ; rapport 2024 de la Commission de médiation (droit à l'oubli « sans aucune limite quant au montant »).
5. « La grille AERAS 2025 ou 2026 couvre le diabète, les maladies cardiovasculaires, la sclérose en plaques, la maladie de Crohn »
Verdict : faux, deux fois. Il n'existe qu'une grille en vigueur : l'édition de septembre 2023, qui a ajouté l'épilepsie. Elle ne mentionne ni le diabète, ni les maladies cardiovasculaires, ni la sclérose en plaques, ni la maladie de Crohn — pas davantage l'obésité, l'apnée du sommeil ou les troubles psychiques. Pour ces pathologies, la tarification est individuelle, avec les autres protections de la convention : trois niveaux d'examen, non-cumul surprime et exclusion, garantie invalidité spécifique, écrêtement.
Référence : grille de référence AERAS, édition de septembre 2023 ; rapport d'activité 2025 de la Commission de médiation, qui la présente comme « la dernière version ».
6. « AERAS ne concerne que le crédit immobilier »
Verdict : faux. La convention couvre aussi les prêts professionnels pour l'acquisition de locaux et de matériels et, depuis une décision du 7 octobre 2024, ceux qui financent un fonds de commerce composé exclusivement d'éléments immatériels : clientèle, droit au bail, enseigne. Les crédits à la consommation affectés en relèvent aussi. Le rachat de parts sociales et les prêts de trésorerie ne sont pas mentionnés.
Référence : convention AERAS, titre III ; rapport d'activité 2024 de la Commission de médiation AERAS.
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La loi Lemoine s'applique-t-elle à un prêt professionnel, et que veut dire « avant 60 ans » ?
Non, jamais à un prêt professionnel ; et c'est l'âge à la fin du prêt qui compte, pas l'âge à la signature. La loi n° 2022-270 du 28 février 2022, dite loi Lemoine, a notamment créé deux droits : la suppression du questionnaire de santé sous conditions et la résiliation à tout moment. Les deux renvoient au même périmètre, le crédit immobilier des particuliers.
7. « La loi Lemoine supprime le questionnaire de santé pour un prêt professionnel sous 200 000 € »
Verdict : faux. La dispense ne vaut que pour l'assurance d'un crédit mentionné au 1° de l'article L.313-1 du code de la consommation : un bien à usage d'habitation, ou mixte habitation et professionnel. L'article L.313-2 du même code exclut les prêts qui financent une activité professionnelle. Un prêt pour un fonds de commerce, une patientèle, du matériel, des parts sociales ou un local strictement professionnel reste soumis au questionnaire, même pour 50 000 €.
Référence : article L.113-2-1 du code des assurances, en vigueur depuis le 1er juin 2022 ; articles L.313-1 et L.313-2, 2°, du code de la consommation.
8. « On peut changer d'assurance de prêt professionnel à tout moment »
Verdict : faux. La résiliation à tout moment de l'article L.113-12-2 vise, elle aussi, les seuls crédits du 1° de l'article L.313-1 du code de la consommation. Pour un prêt professionnel, il n'existe pas de droit garanti : tout dépend du contrat d'assurance et de l'accord écrit préalable de la banque. La résiliation annuelle de l'article L.113-12 n'est pas un droit acquis ici : le texte ne s'applique pas aux assurances sur la vie et admet des dérogations pour les risques autres que ceux des particuliers, et la Cour de cassation a refusé de l'appliquer à l'assurance emprunteur de groupe (1re chambre civile, 9 mars 2016, n° 15-18.899, et 24 mai 2017, n° 15-27.127, à propos de prêts immobiliers). Aucune décision ne tranche le cas du prêt professionnel. L'assurance étant une condition du prêt, résilier sans l'accord écrit préalable de la banque sur le contrat de remplacement peut rendre le prêt exigible.
Référence : articles L.113-12-2 (en vigueur depuis le 1er juin 2022) et L.113-12 du code des assurances ; Cour de cassation, 1re chambre civile, 9 mars 2016, n° 15-18.899. Détail dans changer d'assurance de prêt professionnel.
9. « Il faut avoir moins de 60 ans pour être dispensé de questionnaire »
Verdict : faux. La loi ne regarde pas votre âge à la signature, mais la fin du prêt : la dernière échéance doit intervenir avant votre 60e anniversaire, et la part assurée sur l'encours cumulé ne pas dépasser 200 000 € par assuré. À 52 ans, un prêt immobilier sur 7 ans peut en bénéficier. À 45 ans, un prêt sur 20 ans, qui se termine à 65 ans, non.
Référence : article L.113-2-1, 1° et 2°, du code des assurances.
Un refus d'assurance, est-ce forcément un refus de prêt ?
Pas forcément. L'assurance est une exigence du prêteur, mais un refus d'assurance déclenche d'autres niveaux d'examen, et les banques signataires de la convention AERAS s'engagent à accepter des garanties alternatives offrant la même sécurité.
10. « Un refus d'assurance, c'est pas de prêt »
Verdict : partiellement vrai. L'assurance est une exigence du prêteur, qui « peut vous imposer » d'en obtenir une. La convention AERAS limite pourtant l'impasse : un refus déclenche un deuxième, puis sous conditions un troisième niveau d'examen ; les banques s'engagent à accepter des garanties alternatives offrant la même sécurité ; un refus de prêt fondé sur la seule assurabilité est motivé par écrit.
Référence : Service-Public.fr, fiche assurance emprunteur (vérifiée le 20 mai 2025) ; convention AERAS, titre III, 1) et 5), titre V, 5).
Les garanties alternatives citées par la convention sont des biens immobiliers, un portefeuille de valeurs mobilières, un contrat d'assurance vie ou de prévoyance individuelle, une caution. La banque apprécie leur valeur : ce n'est pas un droit automatique au prêt. Et une caution ne protège pas votre famille, elle désigne un autre débiteur.
Quelles sont les dix idées reçues, et quelle est la règle en vigueur ?
Le tableau reprend les dix idées reçues et leur variante « SEP, AVC », la règle applicable au 17 septembre 2026 et le texte qui fait foi : il peut être cité ligne par ligne.
| Idée reçue | Règle en vigueur | Source |
|---|---|---|
| Droit à l'oubli à 10 ans | 5 ans après la fin du protocole, sans rechute, depuis le 2 mars 2022 | Art. L.1141-5 CSP |
| L'hormonothérapie bloque le délai | Elle ne le repousse pas | Convention AERAS, titre IV |
| Droit à l'oubli en prévoyance ou pour toute maladie chronique | Cancers et hépatite C, assurance de prêt seulement | Art. L.1141-5 CSP ; convention, titre IV |
| Droit à l'oubli de 10 ans pour la SEP, après un AVC | Aucun droit à l'oubli hors cancers et hépatite C ; tout se déclare, tarification individuelle | Art. L.1141-5 CSP ; convention, titre IV |
| Plafond AERAS de 320 000 € | 420 000 € depuis le 1er octobre 2022, pour le 3e niveau, la grille et l'écrêtement | Convention, titre III et historique |
| Grille 2025 ou 2026 avec diabète, cardio, SEP, Crohn | Grille de septembre 2023, sans ces pathologies | Grille AERAS 2023 |
| AERAS réservée à l'immobilier | Aussi prêts pros (locaux, matériel, fonds immatériels) et crédits conso affectés | Convention, titre III ; décision du 7 octobre 2024 |
| Pas de questionnaire pour un prêt pro sous 200 000 € | Questionnaire toujours exigible sur un prêt professionnel | Art. L.113-2-1 C. assur. ; L.313-2 C. conso |
| Assurance de prêt pro résiliable à tout moment | Non : pas de droit garanti ; tout dépend du contrat et de l'accord écrit de la banque | Art. L.113-12-2 C. assur. ; Cass. 1re civ., 9 mars 2016 |
| Dispense réservée aux moins de 60 ans | Prêt terminé avant 60 ans, 200 000 € par assuré | Art. L.113-2-1 C. assur. |
| Refus d'assurance = pas de prêt | 2e et 3e niveaux, garanties alternatives, refus de prêt motivé | Convention, titres III et V |
Cas type : quatre idées fausses dans un même dossier
Sandrine, 50 ans, reprend une boulangerie : 200 000 € sur 7 ans pour le fonds et le matériel. Traitée pour un cancer du sein, sans rechute, elle a terminé son dernier traitement actif, une radiothérapie, en mars 2021 et suit une hormonothérapie. Elle pense devoir déclarer son cancer (« 10 ans »), croit son délai bloqué par l'hormonothérapie, pense échapper au questionnaire (« moins de 200 000 € ») et ignore que la convention AERAS vise les prêts professionnels.
- Questionnaire ? Oui : un prêt professionnel n'est jamais dispensé par la loi Lemoine.
- Son cancer ? Rien à déclarer : cinq ans se sont écoulés depuis mars 2021, l'hormonothérapie ne compte pas, et son contrat finit à 57 ans, avant 71 ans. Le droit à l'oubli n'a pas de plafond de montant.
- Ce qu'elle déclare quand même. Toute autre pathologie, et toute incapacité ou invalidité en cours, même liée au cancer.
- Sa prévoyance et sa mutuelle. Son assureur de prévoyance peut l'interroger sur ce cancer : aucun droit à l'oubli. Sa mutuelle santé responsable, elle, ne peut lui poser aucune question de santé.
Le fonds de commerce relève du champ AERAS depuis la décision du 7 octobre 2024, que le texte de la convention n'a pas encore repris : c'est le seul point du dossier à documenter.
Exemple construit à partir des textes, ni dossier réel ni promesse de résultat.
Comment vérifier une règle lue en ligne avant d'agir ?
Trois réflexes suffisent : dater la règle, qualifier le prêt avant la maladie, et ne rien omettre hors droit à l'oubli.
- Dater la règle. 2016, 2022, 2023, 2024 : chaque réforme a rendu fausse une partie de ce qui était écrit avant. Un article sans date ni texte de référence ne suffit pas pour décider de ce que vous déclarez.
- Qualifier le prêt avant la maladie. Immobilier ou professionnel, part assurée, âge en fin de contrat : c'est ce qui dit si la loi Lemoine, la convention AERAS, la grille ou le droit à l'oubli s'appliquent.
- Ne rien omettre hors droit à l'oubli. Une fausse déclaration intentionnelle expose à la nullité du contrat (article L.113-8 du code des assurances). Et ne résiliez aucun contrat en cours avant d'avoir, par écrit, l'accord de la banque et l'acceptation du nouvel assureur.
L'éligibilité médicale à une ligne de la grille ou au droit à l'oubli se vérifie avec votre médecin ; la décision appartient au médecin-conseil de l'assureur. Pour un interlocuteur neutre après un cancer, la Ligue contre le cancer anime le service AIDEA : 0 800 940 939.
Questions fréquentes
Le droit à l'oubli en assurance de prêt est-il de 5 ans ou de 10 ans ?
Cinq ans. Depuis le 2 mars 2022, l'article L.1141-5 du code de la santé publique, modifié par la loi du 28 février 2022, interdit à l'assureur de recueillir une information médicale sur un cancer ou une hépatite virale C plus de cinq ans après la fin du protocole thérapeutique, sans rechute. Le délai de dix ans était celui de la loi du 26 janvier 2016, avec cinq ans pour les cancers survenus avant 18 ans.
Quel est le plafond de la convention AERAS : 320 000 ou 420 000 euros ?
420 000 euros de part assurée, depuis le 1er octobre 2022 selon l'historique de la convention AERAS, montant inscrit dans le texte par l'avenant signé le 5 juillet 2024. Ce plafond, avec un contrat terminé avant 71 ans, conditionne le troisième niveau d'examen, la grille de référence et l'écrêtement des surprimes. Il ne s'applique ni au deuxième niveau d'examen, ni au non-cumul surprime et exclusion, ni au droit à l'oubli.
Existe-t-il une grille AERAS 2025 ou 2026 ?
Non. La grille de référence en vigueur au 17 septembre 2026 est l'édition de septembre 2023, que le rapport d'activité 2025 de la Commission de médiation AERAS présente encore comme la dernière version. Elle a ajouté l'épilepsie. Elle ne contient ni le diabète, ni les maladies cardiovasculaires, ni la sclérose en plaques, ni la maladie de Crohn : pour ces pathologies, la tarification reste individuelle, avec les autres garanties de la convention.
La loi Lemoine supprime-t-elle le questionnaire de santé pour un prêt professionnel ?
Non. L'article L.113-2-1 du code des assurances ne vise que les crédits mentionnés au 1° de l'article L.313-1 du code de la consommation : financement d'un bien à usage d'habitation ou mixte habitation et professionnel. Un prêt pour un fonds de commerce, une patientèle, du matériel, des parts sociales ou un local strictement professionnel reste soumis au questionnaire de santé, quel que soit son montant, même inférieur à 200 000 euros.
Faut-il avoir moins de 60 ans pour ne pas remplir de questionnaire de santé ?
Non, l'âge à la souscription ne compte pas. L'article L.113-2-1 du code des assurances exige que la dernière échéance du crédit immobilier intervienne avant votre 60e anniversaire, et que la part assurée sur l'encours cumulé ne dépasse pas 200 000 euros par assuré. À 52 ans, un prêt sur 7 ans peut donc en bénéficier ; à 45 ans, un prêt sur 20 ans qui se termine à 65 ans, non.
Peut-on obtenir un prêt après un refus d'assurance emprunteur ?
Parfois. L'assurance est une condition que la banque peut exiger. Un refus au premier niveau déclenche automatiquement un réexamen au deuxième niveau, puis, sous 420 000 euros et 71 ans, au troisième. La convention AERAS engage aussi les banques à accepter des garanties alternatives offrant la même sécurité, comme une hypothèque, un nantissement ou une caution, et à motiver par écrit un refus de prêt fondé sur la seule assurabilité.
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Sources
- Légifrance — article L.1141-5 du code de la santé publique (droit à l'oubli, version du 2 mars 2022) — consulté en septembre 2026.
- Légifrance — article L.113-2-1 du code des assurances (questionnaire de santé) — consulté en septembre 2026.
- Légifrance — article L.113-12-2 du code des assurances (résiliation à tout moment) — consulté en septembre 2026.
- Cour de cassation, 1re chambre civile, 9 mars 2016, n° 15-18.899 (résiliation annuelle écartée pour l'assurance emprunteur de groupe) — consulté en septembre 2026.
- Convention AERAS, version actualisée 2023 — texte intégral — consulté en septembre 2026.
- Convention AERAS — grille de référence, édition de septembre 2023 — consulté en septembre 2026.
- Commission de médiation AERAS — rapport d'activité 2024 — consulté en septembre 2026.
- Service-Public.fr — assurance emprunteur d'un crédit immobilier — consulté en septembre 2026.