Assurance et risque de santé
Grille AERAS 2023 : pathologies, critères et délais, ligne à ligne
Yacine Sahnoune
Courtier en assurances
ORIAS n° 26004449
Mis à jour le
La grille de référence AERAS en vigueur est l'édition de septembre 2023 : il n'existe ni grille 2025 ni grille 2026. Elle compte 23 lignes. En partie I, 10 pathologies — certains cancers à des stades précis, l'hépatite C, le VIH, une forme d'épilepsie — n'entraînent plus ni surprime ni exclusion après un délai de 24 semaines à 4 ans. En partie II, 13 situations ouvrent une assurance à conditions encadrées : sans surprime pour certaines, avec une surprime plafonnée — de 50 % à 400 % — pour d'autres. Elle vaut pour un prêt immobilier ou un prêt professionnel pour des locaux ou du matériel, jusqu'à 420 000 € de part assurée, avec un contrat terminé avant 71 ans. Le diabète, les maladies cardiovasculaires, la sclérose en plaques ou la dépression n'y figurent pas.
Pas envie de tout lire ? Un courtier présente votre dossier à l’assureur le plus ouvert à votre profil. Gratuit, sans engagement.
Faire étudier mon dossier Ou vérifier mes droits en 2 minutes →Quelle grille AERAS est en vigueur en 2026 ?
Au 17 septembre 2026, c'est l'édition de septembre 2023, entrée en application le 1er septembre 2023 selon l'historique de la convention. C'est la version publiée sur aeras-infos.fr, et celle que citent France Assureurs dans ses statistiques de décembre 2025 comme la Commission de médiation AERAS dans son rapport 2025. Une mise à jour doit être approuvée par la Commission de suivi et de propositions avant d'être publiée.
La grille est prévue par l'article L.1141-5 du code de la santé publique, qui impose qu'elle soit « rendue publique », et par le titre IV de la convention. Elle s'ajoute au droit à l'oubli : elle concerne les personnes qui, avant les cinq ans du droit à l'oubli ou pour une maladie qui n'en relève pas, doivent déclarer leur pathologie.
| Date | Ce qui a changé | Source |
|---|---|---|
| 2 septembre 2015 | Avenant à la convention créant le droit à l'oubli et la grille de référence | Commission de médiation AERAS |
| 4 février 2016 | Entrée en vigueur de la première grille | Commission de médiation AERAS, rapport 2024 |
| 1er octobre 2022 | Grille publiée en août 2022 : le VIH passe de la partie II à la partie I, avec une observation ramenée de 2 ans à 1 an ; délai de l'hépatite C ramené de 48 à 24 semaines ; plafond AERAS porté de 320 000 € à 420 000 € | Convention AERAS, historique |
| 1er septembre 2023 | Édition en vigueur : l'épilepsie entre dans les parties I et II | Convention AERAS, historique |
| 5 juillet 2024 | Signature de l'avenant qui intègre ces évolutions au texte de la convention | aeras-infos.fr |
Toutes les lignes de cette page sont aussi disponibles en données ouvertes au format JSON, réutilisables avec citation de la source. En cas de doute, seul le PDF officiel fait foi.
À quels prêts la grille s'applique-t-elle ?
La grille ne vaut que pour certains prêts et sous trois conditions cumulatives, posées en tête du document et au titre IV de la convention (prêts concernés, aeras-infos.fr) : la nature du prêt, le montant assuré, l'âge en fin de contrat. Hors de ce champ, l'assureur n'est pas tenu par ses délais ni par ses plafonds de surprime.
- Nature du prêt : un prêt immobilier, ou un prêt professionnel destiné à l'acquisition de locaux et/ou de matériel. Le crédit à la consommation n'est pas concerné par la grille.
- Montant : pour la résidence principale, une part assurée de 420 000 € au plus, hors prêt relais. Pour un prêt professionnel ou un autre prêt immobilier, 420 000 € au plus après avoir ajouté la part assurée des capitaux restant dus sur les crédits précédents, de toute nature, que le même assureur garantit déjà.
- Âge : un contrat d'assurance qui arrive à échéance avant votre 71e anniversaire.
Le 7 octobre 2024, la Commission de suivi et de propositions a approuvé l'inclusion dans le champ de la convention des prêts professionnels finançant un fonds de commerce composé exclusivement d'éléments immatériels — clientèle, achalandage, nom commercial, enseigne, propriétés intellectuelles, droit au bail, licences —, selon le rapport 2024 de la Commission de médiation. Le PDF de la grille, antérieur, ne le mentionne pas : faites-le confirmer par écrit à l'assureur. Le rachat de parts sociales et les prêts de trésorerie ne figurent pas dans le champ tel qu'il est rédigé.
Ce que la grille ne concerne jamais. La prévoyance individuelle, l'assurance homme clé et la complémentaire santé. La grille et le droit à l'oubli sont des règles de l'assurance de prêt, et d'elle seule. Pour un logement, vérifiez aussi la dispense de questionnaire de la loi Lemoine : si elle s'applique, la question de la grille ne se pose même pas.
Comment lire une ligne de la grille sans se tromper ?
Chaque ligne est une liste de critères cumulatifs : il suffit qu'un seul manque pour que la ligne ne s'applique pas. La grille le dit en toutes lettres et recommande de faire vérifier votre situation par votre médecin avant la demande. L'application relève ensuite du service médical de l'assureur, qui peut demander des pièces complémentaires.
- Le stade retenu est celui du diagnostic. En cas de chirurgie première, c'est le stade « p » TNM du compte rendu anatomopathologique définitif ; sinon, le stade « c » ou « u / us » TNM établi par l'imagerie initiale. Pour le cancer du sein infiltrant, la classification de référence est celle de l'AJCC de 2018.
- Le délai part de la date indiquée dans la colonne. Pour les cancers, c'est la fin du protocole thérapeutique : la fin du traitement actif par chirurgie, radiothérapie ou chimiothérapie, hormis une hormonothérapie ou une immunothérapie persistante. Pour d'autres lignes, c'est le diagnostic, la chirurgie, la fin du traitement ou la fin des crises.
- Un traitement d'entretien ne décale pas le délai, et le Trastuzumab n'est pas pris en compte, qu'il fasse partie du protocole initial ou de l'entretien.
- La ligne ne couvre que la pathologie qu'elle décrit. Les conditions sont « conditionnées à l'absence d'autres facteurs de risques ou pathologies existantes qui sont appréciés séparément ». Un diabète ou un tabagisme associés se tarifent à part.
- Un plafond n'est pas un tarif. En partie II, l'assureur peut proposer moins que la surprime maximale, jamais plus.
Partie I : quelles pathologies n'entraînent ni surprime ni exclusion ?
Après le délai indiqué, et si tous les critères sont remplis, ces 10 pathologies donnent accès à l'assurance aux conditions standard : ni surprime ni exclusion au titre de la pathologie. Elles restent à déclarer au questionnaire de santé, sauf droit à l'oubli. Restitution intégrale de la partie I de l'édition de septembre 2023 :
| Pathologie | Critères (types histologiques, stades, conditions) | Délai d'accès |
|---|---|---|
| Cancers du testicule | Séminomes purs, stade I | 3 ans après la fin du protocole, sans rechute |
| Cancers du sein in situ | Soit carcinome lobulaire ou canalaire in situ strict, sans caractère micro-infiltrant, traitement selon le consensus HAS/INCa réalisé. Soit carcinome canalaire in situ présentant à l'exérèse une ou plusieurs zones de micro-invasion (rupture de la membrane basale) n'excédant pas 1 mm dans le plus grand axe, avec une exploration axillaire (ganglion sentinelle ou curage) sans envahissement des ganglions prélevés, traitement selon le consensus HAS/INCa réalisé | 1 an après la fin du protocole, sans rechute |
| Mélanome de la peau | Mélanome in situ pur sans caractère micro-infiltrant ou de niveau I de Clark ; exérèse complète ; absence de syndrome des nævi dysplasiques | 1 an après la fin du protocole, sans rechute |
| Cancer du col de l'utérus | Classe CIN III (ou HSIL) ou in situ pur sans caractère micro-infiltrant ; traitement de référence en vigueur au moment de la prise en charge et surveillance selon les recommandations HAS | 1 an après la fin du protocole, sans rechute |
| Cancers du côlon et du rectum | Stade Tis (stade 0) ; plus de 50 ans au diagnostic | 1 an après la fin du protocole, sans rechute |
| Stade I : T1N0M0 ; plus de 50 ans au diagnostic ; type histologique adénocarcinome | 4 ans après la fin du protocole, sans rechute | |
| Cancers de la thyroïde | Papillaire ou vésiculaire, moins de 45 ans au diagnostic, stade I | 3 ans après la fin du protocole, sans rechute |
| Papillaire ou vésiculaire, 45 ans ou plus au diagnostic, stade I ou II | 3 ans après la fin du protocole, sans rechute | |
| Leucémie aiguë promyélocytaire (LAP / LAM3) | Quel que soit le nombre de leucocytes au diagnostic ; traitement réalisé | 3 ans après la fin du protocole, sans rechute |
| Hépatite virale C | Score de fibrose initiale inférieur ou égal à F2, confirmé par au moins 2 tests non invasifs ou par examen histologique ; réponse virale soutenue quel que soit le traitement ; pas d'épisode antérieur d'infection par le VHC ; pas de co-infection par le VIH ou le virus de l'hépatite B ; échographie hépatique normale, sans dysmorphie ni stéatose | 24 semaines après la fin du protocole, sans rechute |
| Infection par le VIH | Charge virale indétectable un an après l'instauration du traitement ; CD4 ≥ 500/mm3 et charge virale indétectable dans les 12 derniers mois précédant la souscription ; absence d'infection opportuniste en cours ; absence de co-infection actuelle par le VHB ou le VHC ; « absence de co-infection passée par le VHC, sans stade de fibrose strictement supérieurs à F2 » ; absence de maladie coronarienne et d'AVC ; absence de cancer en cours ou dans les antécédents des 10 années antérieures ; absence d'arrêt de travail en cours et d'invalidité à la souscription ; bilan biologique de moins de 6 mois dans les normes du laboratoire (hépatique : ALAT, ASAT, GGT ; fonction rénale : DFG ; glycémie à jeun et bilan lipidique) ; marqueurs VHB : Ag HBs négatif, ADN viral négatif ; marqueurs VHC : ARN viral négatif avec un recul de 24 semaines | 1 an. Durée entre le début du traitement et la fin du contrat d'assurance plafonnée à 35 ans ; durée maximale de couverture du prêt : 25 ans |
| Épilepsie sans lésion causale évolutive identifiée | Absence de crise depuis au moins 5 ans et absence de traitement antiépileptique depuis au moins 2 ans | 2 ans |
Le chiffre clé En 2024, 220 599 demandes d'assurance de prêts immobiliers et professionnels présentaient un risque aggravé de santé, soit 7,4 % des 3,0 millions de demandes instruites (France Assureurs, statistiques AERAS 2024). La grille ne concerne qu'une partie d'entre elles : ses 23 lignes décrivent des situations précises, pas des familles de maladies.
Étape suivante
Votre pathologie est dans la grille : faites-la appliquer
La grille ne joue que si le dossier prouve chaque critère. Nous interrogeons plusieurs assureurs, vérifions que la proposition respecte le plafond prévu et vous remettons une recommandation écrite. Aucune pièce médicale sur ce site : elles vont au seul médecin-conseil.
- L’assureur le plus ouvert à votre dossier : chaque compagnie a sa propre politique médicale, nous savons laquelle retenir.
- Surprimes et exclusions négociées, convention AERAS et droit à l’oubli appliqués quand ils jouent en votre faveur.
- 0 € de frais de courtage, et aucune donnée médicale demandée en ligne : elle va directement au médecin-conseil de l’assureur.
Sans engagement · Recommandation écrite · Rappel sous 24 h ouvrées
Partie II : quelles pathologies ont une surprime plafonnée ?
Pour ces 13 situations, l'assureur propose une assurance « se rapprochant des conditions standard » : la surprime ne peut pas dépasser le plafond indiqué, garantie par garantie, et certaines garanties peuvent être limitées ou non proposées. La PTIA est la perte totale et irréversible d'autonomie ; la GIS, la garantie invalidité spécifique de la convention. Restitution intégrale de la partie II :
| Pathologie | Critères | Délai d'accès | Conditions par garantie et surprime maximale |
|---|---|---|---|
| Hépatite virale chronique à VHC, fibrose F3 | Fibrose F3 au début du traitement : Fibroscan 9,5 à 12,5 kPa, Fibrotest 0,59 à 0,72, Fibromètre 0,72 à 0,84 ; réponse virale soutenue ; pas d'épisode antérieur d'infection par le VHC ni de carcinome hépatocellulaire ; pas de co-infection VIH ou VHB ; pas d'évolution vers une cirrhose ; pas de manifestation extra-hépatique résiduelle (lymphome, cryoglobulinémie mixte, vascularite systémique, glomérulonéphrite membrano-proliférative, neuropathies périphériques, polyarthrites inflammatoires) ; échographie hépatique de moins de 6 mois sans stéatose ; bilan de moins de 6 mois : ASAT, ALAT, gamma GT normales, plaquettes ≥ 150 000/mm3, TP ≥ 80 %, albuminémie ≥ 40 g/l, alphafœtoprotéinémie < 10 ng/ml | 24 semaines après la fin du traitement | Décès et PTIA : surprime plafonnée à 125 %. GIS : non proposée |
| Astrocytome pilocytique | Âge au diagnostic ≥ 21 ans et ≤ 60 ans ; astrocytome pilocytique de grade I uniquement ; chirurgie exclusive avec exérèse complète de la tumeur | 4 ans après la chirurgie | Décès et PTIA : sans surprime. GIS : sans surprime, sous réserve de l'absence de complications ou séquelles |
| Leucémie myéloïde chronique (LMC) | Traitement en cours ; transcrit bcr-abl strictement indétectable au jour de la souscription et pendant 36 mois continus avant la souscription, avec les techniques validées sur cette période | 5 ans après le diagnostic | Décès et PTIA : surprime plafonnée à 150 %. GIS : plafonnée à 150 % |
| Leucémie de Burkitt, lymphome de Burkitt, LAL3 | Âge ≤ 60 ans ; Performance Status (OMS) 0 ou 1 ; traitement réalisé | 5 ans après le diagnostic | Décès et PTIA : surprime plafonnée à 50 %. GIS : plafonnée à 50 % |
| Mucoviscidose | Conditions cumulatives : âge ≥ 18 ans et ≤ 40 ans ; non transplanté ; IMC ≥ 17 kg/m² ; VEMS ≥ 25 % de la valeur théorique ; absence de diabète ; pas de pneumothorax dans l'année écoulée ; pas de colonisation à Burkholderia cepacia ni à mycobactérie atypique ; corticothérapie systémique de moins de 3 mois dans l'année écoulée ; pas d'oxygénothérapie de longue durée (au moins 15 heures par jour) ni de ventilation non invasive de longue durée. Et, en plus : soit absence de colonisation à P. aeruginosa, soit colonisation à P. aeruginosa sans insuffisance pancréatique exocrine | Pour une durée de prêt de 10 ans maximum | Décès : surprime plafonnée à 400 %. PTIA et GIS : non proposées |
| Adénocarcinome de la prostate en surveillance active | Âge au diagnostic ≥ 55 ans ; stade clinique ≤ T1c ; PSA ≤ 10 ng/mL ; score de Gleason ≤ 6 ; biopsies positives ≤ 2 et tissu malin ≤ 50 % par carotte ; adénocarcinome pur, strictement intra-glandulaire ; exclusion de tout traitement, notamment d'hormonothérapie | Sans délai | Décès et PTIA : surprime limitée à 75 %. GIS : non proposée |
| Adénocarcinome de la prostate traité | Stade T1N0M0 ou T2aN0M0 ; PSA < 10 ng/ml et Gleason ≤ 6 ; PSA de moins de 6 mois inférieur à 0,1 ng/ml après prostatectomie radicale, ou inférieur à 1,5 ng/ml après radiothérapie conformationnelle ou curiethérapie | 1 an | Tarif normal : décès et PTIA sans surprime ; GIS sans surprime, sous réserve de l'absence de complications ou séquelles |
| Cancers du sein infiltrants | Carcinome lobulaire ou canalaire infiltrant ; stade I [pT1N0M0] : plus grand diamètre tumoral ≤ 20 mm, pas d'envahissement ganglionnaire ou seulement des cellules isolées ≤ 0,2 mm, pas de métastase à distance ; grade SBR I ou II ; reprise sans restriction médicale de l'activité, sans interruption de plus de 3 mois, depuis 1 an au moins | 3 ans après la fin du protocole, sans rechute | Décès, PTIA, incapacité et invalidité : surprime plafonnée à 100 % chacune |
| Leucémie lymphoïde chronique (LLC) | LLC détectée chez une personne âgée de 25 à 70 ans ; aucun traitement nécessaire à la souscription ; stade A de Binet ; lymphocytose strictement inférieure à 15 000/mm3 ; profil IGHV muté | Aucun délai indiqué | Décès : couverture du prêt de 15 ans maximum, surprime plafonnée à 100 %. PTIA et GIS : mêmes termes |
| Méningiomes cérébraux de grade I opérés | Résection chirurgicale complète ; pas de récidive à l'imagerie ; pas de radiothérapie ; pas de déficit cognitif ou neurologique. Toute séquelle (ex. : épilepsie) se tarife séparément | 2 ans après la fin du traitement chirurgical | Décès : extra-mortalité temporaire de 6 ‰ par an du capital restant dû, jusqu'à 5 ans après la chirurgie. PTIA et GIS : mêmes conditions |
| Méningiomes cérébraux « non évolutifs » | Stabilité à l'imagerie cérébrale depuis 5 ans ; pas de déficit cognitif ou neurologique. Toute séquelle se tarife séparément | Durée du contrat, dans les limites d'âge de la convention | Décès : extra-mortalité temporaire de 6 ‰ par an du capital restant dû, jusqu'à 10 ans après le traitement chirurgical (formulation de la grille). PTIA et GIS : mêmes conditions |
| Épilepsie sans lésion causale évolutive identifiée (1) | Épilepsie traitée ; absence de crise depuis au moins 3 ans | 3 ans depuis la fin des crises | Décès et PTIA : surprime limitée à 50 %. La GIS n'est pas mentionnée |
| Épilepsie sans lésion causale évolutive identifiée (2) | Épilepsie traitée ; absence de crise avec rupture de contact, ou absence de crise diurne (crises pendant le sommeil possibles), et aucune crise généralisée tonico-clonique depuis au moins 3 ans | 3 ans depuis la fin des crises avec rupture de contact ou des crises diurnes, et des crises tonico-cloniques | Décès, PTIA et GIS : surprime limitée à 50 %. GIS sous réserve d'exercer effectivement une profession à l'adhésion |
Les lignes des deux parties sont reprises, avec le calendrier et les pièces à préparer, dans nos pages cancer du sein, cancer de la prostate, lymphomes et leucémies, autres cancers, VIH et hépatite C et épilepsie.
Deux précisions figurent sous le tableau. Le taux de surprime équivalent aux 6 ‰ des méningiomes se calcule selon les conditions du contrat, notamment sa durée. Les méningiomes induits par Androcur®, Lutenyl® ou Luteran® (ou leurs génériques) sont inclus, et les délais courent après la fin du traitement du méningiome ou l'arrêt de ces médicaments.
Diabète, cœur, sclérose en plaques : pourquoi ne sont-ils pas dans la grille ?
Parce que la grille n'est pas une liste de maladies « acceptées » : c'est une liste courte de situations pour lesquelles le groupe de travail AERAS a jugé les données scientifiques suffisantes. Toute pathologie absente relève d'une tarification individuelle. Beaucoup de pages sur internet affirment le contraire — c'est l'une des dix idées fausses les plus répandues ; le PDF officiel ne contient aucune de ces lignes.
Pathologies ABSENTES de la grille de septembre 2023 (liste non exhaustive) : diabète de type 1 et de type 2 ; maladies cardiovasculaires — hypertension, infarctus, stent, pontage, AVC, troubles du rythme, insuffisance cardiaque et valvulopathies, cholestérol ; sclérose en plaques ; maladie de Parkinson ; maladie de Crohn et rectocolite hémorragique ; obésité et chirurgie bariatrique, surpoids et IMC ; troubles psychiques — dépression, burn-out, trouble bipolaire, schizophrénie, troubles anxieux, TCA, TDAH ; apnée du sommeil ; greffe d'organe et insuffisance rénale ; mal de dos et hernie discale ; polyarthrite rhumatoïde et spondylarthrite ; lupus, psoriasis et autres maladies auto-immunes ; endométriose ; cirrhose ; asthme et BPCO ; maladies de la thyroïde hors cancer ; hépatite B, qui figure seulement comme critère d'exclusion des lignes VIH et hépatite C ; cancers qui ne répondent pas aux critères d'une ligne, par exemple le cancer du poumon.
Pour ces pathologies, la convention continue de s'appliquer si le prêt entre dans son champ :
| Protection | Ce que dit la convention | Plafonds 420 000 € et 71 ans ? |
|---|---|---|
| Réexamen au 2e niveau | Automatique après un refus au 1er niveau | Non |
| Pool des risques très aggravés (3e niveau) | Réexamen des dossiers refusés au 2e niveau ; 42,1 % de propositions en 2024 | Oui |
| Non-cumul | Pas de surprime et d'exclusion conjointes au titre d'une même pathologie, garantie par garantie | Non |
| Garantie invalidité spécifique | Proposée lorsque la garantie invalidité standard n'est pas possible ; à défaut, au minimum la PTIA | Non |
| Écrêtement des surprimes | Résidence principale et prêts professionnels : revenu ≤ 1 PASS (48 060 € en 2026) pour 1 part, ≤ 1,25 PASS (60 075 €) de 1,5 à 2,5 parts, ≤ 1,5 PASS (72 090 €) à partir de 3 parts ; assurance limitée à 1,4 point de taux annuel effectif global (TAEG) | Oui |
| Délais | 3 semaines pour l'assureur, 2 semaines pour la banque, à compter d'un dossier complet | Non |
Chaque pathologie hors grille fait l'objet d'une page dédiée : diabète, maladies cardiovasculaires, sclérose en plaques, et les autres situations de la liste ci-dessus. Une invalidité déjà reconnue ou un handicap relèvent d'une page à part : emprunter en invalidité ou avec un handicap. Le fonctionnement complet des niveaux d'examen est dans notre guide de la convention AERAS.
Cas type : Marc, 57 ans, boulanger, cancer de la prostate en surveillance active
Marc, 57 ans, artisan boulanger, a appris en mars 2026 qu'il a un adénocarcinome de la prostate de faible risque, placé en surveillance active sans traitement. Il emprunte 180 000 € sur 10 ans pour un four et la rénovation de son local. Marié, deux parts fiscales, revenu du foyer de 52 000 €.
- Le prêt est-il dans le champ ? Oui : prêt professionnel pour du matériel et des locaux, 180 000 € assurés — sans autre prêt garanti par le même assureur —, contrat terminé à 67 ans, avant le 71e anniversaire. La loi Lemoine ne joue pas : le questionnaire de santé est à remplir.
- Une ligne de la grille ? Peut-être : « adénocarcinome de la prostate en surveillance active », sans délai. Son urologue doit confirmer chaque critère : 55 ans ou plus au diagnostic, stade ≤ T1c, PSA ≤ 10 ng/mL, Gleason ≤ 6, 2 biopsies positives au plus avec 50 % de tissu malin au plus par carotte, aucun traitement.
- Ce que la ligne garantit. Sur le décès et la PTIA, la surprime liée à ce cancer ne peut pas dépasser 75 %. La GIS n'est pas proposée au titre de cette ligne : pour l'arrêt de travail et l'invalidité, la tarification reste individuelle.
- L'écrêtement ? Avec deux parts, le seuil est de 1,25 PASS, soit 60 075 € en 2026 : ses 52 000 € y entrent. S'il reçoit une surprime, le coût de l'assurance ne peut pas représenter plus de 1,4 point de taux effectif global.
- Le vrai sujet. Pour un boulanger, c'est l'arrêt de travail. S'il est exclu ou refusé, le socle est sa caisse, la Sécurité sociale des indépendants : 65,84 € par jour au plus en 2026. La prévoyance se traite à part, sans grille.
Exemple construit à partir des textes, ni dossier réel ni promesse de résultat.
Et pour la prévoyance, la mutuelle, le régime obligatoire ?
La grille s'arrête à l'assurance de prêt. Un assureur de prévoyance individuelle peut tarifer, exclure ou refuser une pathologie qui figure en partie I : aucun texte ne l'en empêche. Une mutuelle santé responsable ne pose, elle, aucune question de santé.
| Contrat | La grille s'applique ? | Ce qui vous protège |
|---|---|---|
| Assurance de prêt immobilier ou professionnel (locaux, matériel) | Oui, jusqu'à 420 000 € et 71 ans | Grille, droit à l'oubli, convention AERAS ; dispense Lemoine pour certains prêts immobiliers |
| Prévoyance individuelle, homme clé | Non | Aucun dispositif équivalent : le choix de l'assureur et la préparation du dossier |
| Mutuelle santé responsable | Sans objet | Aucune sélection médicale |
| Régime obligatoire (SSI, caisses libérales) | Sans objet | Indemnités et pension versées sans sélection médicale |
Trois erreurs à éviter. Ne supposez pas que votre situation « ressemble » à une ligne : un sein infiltrant de 22 mm ou de grade III n'en relève pas. Ne tardez pas à faire vérifier vos dates : quelques semaines peuvent faire passer un dossier sous une ligne de la grille, ou sous le droit à l'oubli. Et ne signez pas une proposition qui dépasse le plafond sans avoir demandé sa révision à l'assureur puis, si besoin, saisi la Commission de médiation AERAS : elle a obtenu en 2025 qu'une surprime de 270 % proposée à une assurée relevant de la grille soit ramenée à 100 %. La méthode est dans notre page prévoyance avec antécédents de santé pour la prévoyance, et refus d'assurance de prêt : que faire pour le prêt.
Questions fréquentes
Existe-t-il une grille AERAS 2025 ou 2026 ?
Non. Au 17 septembre 2026, la grille de référence en vigueur est l'édition de septembre 2023, qui a pris effet le 1er septembre 2023 et a intégré l'épilepsie. C'est cette édition que publient le site officiel aeras-infos.fr et France Assureurs dans ses statistiques de décembre 2025. Une nouvelle édition doit être approuvée par la Commission de suivi et de propositions de la convention AERAS avant publication : méfiez-vous de toute liste présentée comme une grille plus récente.
Le diabète est-il dans la grille AERAS ?
Non. La grille de septembre 2023 ne contient aucune ligne sur le diabète, de type 1 ou de type 2, ni sur l'hypertension, l'infarctus, la sclérose en plaques, la maladie de Crohn, l'obésité ou la dépression. Pour ces pathologies, l'assureur tarife au cas par cas. Les autres protections de la convention restent acquises : trois niveaux d'examen automatiques, pas de surprime et d'exclusion cumulées pour une même pathologie sur une même garantie, garantie invalidité spécifique et écrêtement des surprimes sous conditions de revenus.
La grille AERAS s'applique-t-elle à un prêt professionnel ?
Oui, pour les prêts professionnels destinés à l'acquisition de locaux ou de matériel, à deux conditions : une part assurée de 420 000 euros au plus, en tenant compte des capitaux restant dus déjà garantis par le même assureur, et un contrat d'assurance qui se termine avant le 71e anniversaire. La Commission de suivi a aussi approuvé le 7 octobre 2024 l'inclusion des fonds de commerce composés exclusivement d'éléments immatériels. La loi Lemoine, elle, ne supprime jamais le questionnaire sur un prêt professionnel.
Quelle est la différence entre la partie I et la partie II de la grille AERAS ?
La partie I liste des situations qui, une fois le délai écoulé, n'entraînent ni surprime ni exclusion : 10 pathologies, dont certains cancers à des stades précis, l'hépatite C, le VIH et une forme d'épilepsie. La partie II liste 13 situations pour lesquelles l'assurance est proposée avec une surprime plafonnée, garantie par garantie, parfois avec des limites : GIS non proposée, durée de couverture maximale. Dans les deux cas, la pathologie se déclare au questionnaire de santé, hors droit à l'oubli.
L'assureur peut-il appliquer une surprime plus élevée que celle de la grille ?
Pas pour la pathologie concernée, si tous les critères de la ligne sont remplis et si le prêt entre dans le champ de la grille. Dans son rapport d'activité 2025, la Commission de médiation AERAS relate le cas d'une assurée relevant de la grille après un cancer du sein, à qui une surprime de 270 % avait été proposée : après médiation, la surprime a été ramenée à 100 %, le plafond prévu. D'autres pathologies ou facteurs de risque restent, eux, tarifés séparément.
Qui vérifie que je remplis les critères de la grille AERAS ?
Le service médical de l'assureur, qui peut vous demander des informations complémentaires : la convention AERAS le prévoit dans son titre IV. Avant la demande, la convention et la grille recommandent de vérifier avec votre médecin que votre situation répond aux critères précis — stade, histologie, dates, résultats biologiques. Les comptes rendus s'adressent au médecin-conseil de l'assureur sous pli confidentiel ou par une transmission sécurisée, pas à la banque ni à l'intermédiaire.
Votre question n’y est pas ? Un courtier vous rappelle et y répond sur votre situation réelle — gratuitement, même si vous ne souscrivez rien.
Être rappelé par un courtier23 lignes, et une surprime qui ne peut pas dépasser le plafond
Décrivez votre situation en deux minutes : un courtier présente votre dossier à l’assureur le plus ouvert à votre profil. Aucun questionnaire médical en ligne. Ou vérifiez d’abord vos droits.
Faire étudier mon dossier Vérifier mes droits en 2 minutes- Étude gratuite et sans engagement
- Courtier ORIAS n° 26004449
- Réponse sous 24 h ouvrées
Sources
- Convention AERAS — grille de référence, édition de septembre 2023 (PDF officiel) — consulté en septembre 2026.
- Convention AERAS, version actualisée 2023 — titres III et IV, historique — consulté en septembre 2026.
- aeras-infos.fr — les prêts concernés (420 000 €, 71e anniversaire) — consulté en septembre 2026.
- Commission de médiation AERAS — rapport d'activité 2024 (extension aux fonds immatériels, historique de la grille) — consulté en septembre 2026.
- France Assureurs — statistiques de la convention AERAS, année 2024 (décembre 2025) — consulté en septembre 2026.
- Légifrance — article L.1141-5 du code de la santé publique (grille de référence rendue publique) — consulté en septembre 2026.