Assurance de prêt professionnel
Loi Lemoine et prêt professionnel : non, et voici ce qui s'applique
Yacine Sahnoune
Courtier en assurances
ORIAS n° 26004449
Mis à jour le
Non. La loi Lemoine du 28 février 2022 ne vise que les crédits immobiliers d'habitation ou à usage mixte. Pour un prêt qui finance un fonds de commerce, une patientèle, du matériel, des parts sociales ou un local strictement professionnel, le questionnaire de santé reste dû quel que soit le montant, même sous 200 000 €, et aucun texte ne permet de changer d'assurance à tout moment. Ce qui s'applique : votre contrat, la négociation avec la banque, et la convention AERAS, qui couvre bien les prêts professionnels.
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Comparer les assurances de prêt Ou calculer le coût de mon assurance de prêt →Pourquoi la loi Lemoine ne couvre-t-elle pas le prêt professionnel ?
Parce que ses deux articles phares renvoient au même champ. L'article L.113-2-1 (dispense de questionnaire) et l'article L.113-12-2 (résiliation à tout moment) du code des assurances visent l'assurance d'« un contrat de crédit mentionné au 1° de l'article L. 313-1 du code de la consommation ». Au 17 septembre 2026, ce 1° ne couvre que les immeubles à usage d'habitation ou à usage professionnel et d'habitation.
Le code de la consommation ferme ensuite la porte explicitement. Son article L.313-2, 2°, en vigueur depuis le 1er juillet 2016, exclut du chapitre sur le crédit immobilier les crédits « destinés, sous quelque forme que ce soit, à financer une activité professionnelle ». Tout le régime protecteur du crédit immobilier en sort avec eux :
- la dispense de questionnaire sous 200 000 € de part assurée et fin de prêt avant 60 ans ;
- la résiliation à tout moment, depuis le 1er juin 2022 pour les nouvelles offres et le 1er septembre 2022 pour les contrats en cours ;
- l'interdiction pour la banque de refuser un contrat de niveau de garantie équivalent, avec un refus motivé sous 10 jours ouvrés (articles L.313-30 et L.313-31) ;
- la fiche standardisée d'information (article L.313-10).
Le prêt hypothécaire du 2° de l'article L.313-1 est-il concerné ? Non plus
Non : la loi Lemoine ne renvoie qu'au 1°. L'article L.313-1 du code de la consommation, en vigueur depuis le 1er juillet 2016, distingue trois crédits immobiliers : au 1°, ceux qui financent un immeuble d'habitation ou mixte ; au 2°, ceux « garantis par une hypothèque » ou une sûreté comparable sur un immeuble d'habitation, quel que soit leur objet ; au 3°, ceux du 1° souscrits par une personne morale hors activité professionnelle.
Or les articles L.113-2-1 et L.113-12-2 du code des assurances visent « un contrat de crédit mentionné au 1° de l'article L. 313-1 ». Un indépendant qui hypothèque sa maison pour dégager de la trésorerie, financer des travaux du cabinet ou apporter des fonds propres à sa société signe un crédit du 2° : ni dispense de questionnaire, ni résiliation à tout moment, même sous 200 000 € et avant 60 ans. Et si le prêt hypothécaire finance l'activité, l'article L.313-2, 2° l'exclut en outre de tout le chapitre.
Ce que le 2° conserve : le régime du crédit immobilier pour le reste du chapitre, dont le libre choix d'un contrat d'assurance de niveau équivalent avec refus motivé (article L.313-30, version en vigueur depuis le 1er juin 2022). Et, pour l'emprunteur qui a un antécédent de santé, la convention AERAS et le droit à l'oubli selon ce que le prêt finance. Même lecture pour le 3° : une SCI familiale qui finance un logement n'est pas visée par le renvoi au 1°, et la pratique des prêteurs varie — vérifiez-le sur l'offre.
Quelle règle pour quel prêt ?
Tout dépend de ce que le crédit finance et de qui l'emprunte. Le tableau ci-dessous croise les huit situations que rencontrent les indépendants avec les six règles qui comptent. « Selon le contrat » signifie qu'aucun texte ne vous donne le droit : c'est l'offre de prêt et la notice d'assurance qui décident, et la banque doit donner son accord écrit.
| Prêt | Dispense de questionnaire (L.113-2-1) | Résiliation à tout moment (L.113-12-2) | Délégation de droit, refus motivé (L.313-30, L.313-31) | Résiliation annuelle (L.113-12) : un droit ? | Convention AERAS | Droit à l'oubli |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Résidence principale, secondaire, investissement locatif (personne physique) | Oui, si 200 000 € au plus de part assurée et fin avant 60 ans | Oui | Oui | Sans objet : la loi Lemoine y déroge | Oui | Oui |
| Local mixte : cabinet ou boutique avec logement (personne physique) | Oui, mêmes conditions | Oui | Oui | Sans objet | Oui | Oui |
| Crédit garanti par une hypothèque sur un logement, quel que soit son objet (2° de L.313-1) | Non : l'article ne renvoie qu'au 1° | Non | Oui : le chapitre « crédit immobilier » s'applique (L.313-30) | Selon le contrat | Selon ce que finance le prêt | Selon ce que finance le prêt |
| Local strictement professionnel | Non | Non | Non : négociation | Aucun droit garanti : selon le contrat | Oui (locaux) | Oui |
| Fonds de commerce, clientèle, patientèle | Non | Non | Non : négociation | Aucun droit garanti : selon le contrat | Oui pour un fonds composé exclusivement d'éléments immatériels, depuis le 7 octobre 2024 | Oui, dans ce même champ |
| Matériel, véhicule | Non | Non | Non : négociation | Aucun droit garanti : selon le contrat | Oui pour le matériel | Oui pour le matériel |
| Parts sociales, holding | Non | Non | Non : négociation | Aucun droit garanti : selon le contrat | Non mentionné dans le champ | Non mentionné |
| Prêt porté par une société pour son activité | Non | Non | Non : négociation | Aucun droit garanti : selon le contrat | Selon ce qui est financé | Selon ce qui est financé |
| SCI | Murs professionnels : non. SCI familiale finançant de l'habitation : pratique variable, à vérifier sur l'offre | Idem | Idem | Aucun droit garanti : selon le contrat | Oui pour des locaux | Oui pour des locaux |
Deux réserves de lecture. Pour l'investissement locatif, l'article L.313-2, 2° exclut aussi l'activité de ceux qui procurent des immeubles « à titre habituel » : une location exercée comme une activité professionnelle peut sortir du champ. Pour la patientèle d'un libéral, la décision du 7 octobre 2024 parle de fonds de commerce : faites confirmer que votre rachat entre dans l'extension. Le détail des situations particulières est dans nos pages SCI et murs professionnels et rachat de parts sociales.
Quelles sont les trois idées fausses les plus répandues ?
Elles ont un point commun : elles appliquent au prêt professionnel une règle écrite pour le crédit immobilier des particuliers. Au 17 septembre 2026, l'article L.313-2, 2° du code de la consommation exclut pourtant de ce régime les crédits qui financent une activité professionnelle, quel que soit leur montant, même sous 200 000 €. Chacune se vérifie en une ligne sur Légifrance.
| Ce qu'on lit souvent | Verdict | Règle exacte |
|---|---|---|
| « Sous 200 000 €, plus de questionnaire de santé, y compris pour un prêt pro » | Faux | La dispense ne vise que les crédits du 1° de l'article L.313-1 du code de la consommation : habitation ou usage mixte. Un fonds, du matériel ou des parts sociales restent soumis au questionnaire. |
| « On peut changer d'assurance de prêt pro à tout moment » | Faux | L'article L.113-12-2 a le même champ. Pour un prêt pro, le changement dépend du contrat et de l'accord écrit de la banque. Voir changer l'assurance d'un prêt professionnel. |
| « La banque ne peut refuser ma délégation que pour non-équivalence, par écrit, sous 10 jours » | Faux pour un prêt pro | Ces obligations (articles L.313-30 et L.313-31) relèvent du crédit immobilier. En prêt pro, la délégation se négocie. Voir délégation d'assurance. |
Le chiffre clé En 2024, les contrats en délégation représentaient 22 % des cotisations d'assurance des prêts immobiliers, mais 3 % seulement de celles des prêts professionnels (France Assureurs, statistiques 2024). Le prêt pro n'offre pas, lui, de droit opposable à la banque.
Étape suivante
Faire vérifier le régime de votre prêt avant de signer
Questionnaire, clause de substitution, quotités : tout se règle avant l'offre de prêt. Nous interrogeons plusieurs assureurs et vous remettons une recommandation écrite. Aucun questionnaire médical en ligne : vos pièces ne vont qu'au médecin-conseil de l'assureur.
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Mon prêt pro compte-t-il dans le plafond de 200 000 € de mon prêt immobilier ?
Il ne devrait plus. Le Comité consultatif du secteur financier (CCSF) a adopté le 26 mai 2026 un avis, publié le 24 juin, qui accueille l'engagement des assureurs de ne retenir pour ce seuil que « les encours des crédits immobiliers au sens du Code de la consommation ».
Un prêt professionnel ou un crédit à la consommation ne « consomme » donc plus la dispense de votre prêt immobilier.
Le texte de l'article L.113-2-1 parle de « l'encours cumulé des contrats de crédit » sans préciser lesquels : d'où les interprétations hétérogènes relevées par le CCSF. Trois précisions sur la portée de l'avis :
- Calendrier : mise en place à partir du 1er septembre 2026, généralisation au plus tard le 1er juin 2027. Entre les deux, la pratique peut encore varier d'un assureur à l'autre.
- Nature : c'est un engagement de la profession accueilli par le CCSF, pas une modification de la loi.
- Champ : l'avis porte sur les contrats d'assurance emprunteur des crédits immobiliers. Ses autres engagements — continuité de couverture lors d'un changement d'assureur, seuils d'invalidité harmonisés à 66 % et 33 % — ne visent pas l'assurance de votre prêt professionnel.
Cas type : Karim, ostéopathe, deux prêts la même année
Exemple construit pour illustrer le raisonnement, à partir des textes : ce n'est ni un dossier réel, ni une promesse de résultat. Karim, né en mars 1981, est ostéopathe libéral. En octobre 2026, il signe deux crédits : 180 000 € sur 12 ans pour sa résidence principale, assurés à 100 % sur sa tête, et 90 000 € sur 7 ans pour le matériel et l'aménagement de son cabinet, installé dans un local strictement professionnel. Il a été opéré d'une hernie discale en 2024.
- Le prêt immobilier. Crédit d'habitation, part assurée de 180 000 €, dernière échéance en octobre 2038 : Karim aura 57 ans, avant son 60e anniversaire de mars 2041. L'assureur ne peut lui poser aucune question de santé.
- Le seuil. Si l'on additionnait les deux prêts, l'encours assuré atteindrait 270 000 € et dépasserait 200 000 €. C'est la lecture que l'avis du CCSF écarte : seul le crédit immobilier compte, sous réserve que l'assureur applique déjà l'engagement.
- Le prêt du cabinet. Il finance une activité professionnelle : article L.313-2, 2°. Questionnaire de santé obligatoire malgré ses 90 000 € ; Karim y déclare sa hernie discale. Une exclusion des affections dorsales sur l'arrêt de travail est une issue possible : elle se discute avant la signature.
- AERAS. Prêt professionnel pour du matériel, 90 000 € assurés, fin à 52 ans : la convention s'applique si son dossier présente un risque aggravé.
- Changer plus tard. Son assurance immobilière se résilie à tout moment. Celle du cabinet, non : il fait inscrire une clause de substitution dans l'offre avant de signer.
Qu'est-ce qui protège quand même l'emprunteur professionnel ?
Moins de droits, mais pas aucun. La convention AERAS, le droit à l'oubli, le droit commun des assurances et votre propre contrat encadrent l'assurance d'un prêt professionnel. Leur point commun : ils jouent surtout avant la signature, quand vous pouvez encore comparer, négocier et faire écrire.
| Protection | Ce qu'elle apporte | Conditions |
|---|---|---|
| Convention AERAS | Trois niveaux d'examen automatiques, réponse sous 3 semaines côté assureur et 2 côté banque, pas de surprime et d'exclusion cumulées pour une même pathologie sur une même garantie, garantie invalidité spécifique, médiation | Locaux, matériel, fonds immatériel ; 3e niveau, grille et écrêtement : part assurée de 420 000 € au plus, contrat terminé avant 71 ans |
| Écrêtement des surprimes | Le coût de l'assurance plafonné à 1,4 point de taux effectif global | Prêt professionnel de 420 000 € au plus, conditions de revenus |
| Garanties alternatives | Engagement des banques à accepter caution, hypothèque, nantissement d'un portefeuille ou d'une assurance vie offrant la même sécurité, « quel que soit leur montant » | Convention AERAS, titre III ; valeur appréciée par la banque |
| Droit à l'oubli | Cancer ou hépatite virale C non déclarés 5 ans après la fin du protocole, sans rechute | Contrat terminé avant 71 ans ; locaux, matériel ; fonds exclusivement immatériel : oui en principe, à faire confirmer par l'assureur |
| Votre offre de prêt | Clause de délégation ou de substitution, garanties exigées, quotités, frais | Uniquement ce qui est écrit avant la signature |
Le reste de la méthode — quel assureur interroger, quelles pièces, quel calendrier — est détaillé dans notre page prêt professionnel et risque aggravé de santé.
Que faire, concrètement, avant de signer ?
Traiter l'assurance en même temps que le crédit, pas après. Une fois l'offre signée, aucun texte ne vous garantit de pouvoir changer de contrat : ce que vous n'avez pas négocié risque de rester en place jusqu'au dernier remboursement, sauf clause du contrat ou accord de la banque.
- Demandez par écrit la liste des garanties exigées (décès, perte totale et irréversible d'autonomie, invalidité, arrêt de travail) et les quotités par tête.
- Faites chiffrer une délégation avant l'accord de principe, et comparez sur le coût total : prime sur capital initial ou sur capital restant dû, avec le calculateur.
- Faites inscrire une clause qui autorise la substitution en cours de prêt, à niveau de garantie équivalent, sans frais ni modification du taux.
- Vérifiez la définition de l'incapacité : professionnelle ou fonctionnelle. Pour un praticien, c'est la clause qui décide du versement (voir invalidité professionnelle ou fonctionnelle).
Contre-discours. Une délégation n'est pas toujours la bonne réponse. Si votre dossier médical est lourd, un contrat groupe qui vous accepte sans exclusion peut valoir plus qu'une prime moins chère ailleurs. Et si le prêt est court et le capital modeste, une caution ou un nantissement prévu par la convention AERAS peut remplacer une assurance très surprimée.
Questions fréquentes
La loi Lemoine supprime-t-elle le questionnaire de santé pour un prêt professionnel de moins de 200 000 € ?
Non. L'article L.113-2-1 du code des assurances ne dispense de questionnaire que l'assurance d'un crédit mentionné au 1° de l'article L.313-1 du code de la consommation : un crédit qui finance un immeuble à usage d'habitation ou à usage mixte, habitation et professionnel. Un prêt qui finance un fonds de commerce, une patientèle, du matériel, des parts sociales ou un local strictement professionnel reste soumis au questionnaire, même pour 50 000 €.
Peut-on résilier à tout moment l'assurance d'un prêt professionnel ?
Pas sur le fondement de la loi Lemoine. L'article L.113-12-2 du code des assurances, qui permet de résilier à tout moment depuis le 1er juin 2022, vise le même champ que la dispense de questionnaire : les crédits immobiliers d'habitation ou mixtes. Pour un prêt professionnel, tout dépend de votre contrat et de l'accord écrit de la banque : selon l'offre, la disparition de l'assurance qu'elle a exigée peut rendre le prêt immédiatement exigible.
Mon prêt professionnel compte-t-il dans le plafond de 200 000 € de mon prêt immobilier ?
Il ne devrait plus. Dans son avis adopté le 26 mai 2026, le Comité consultatif du secteur financier a entériné l'engagement des assureurs de ne retenir, pour ce seuil, que les encours de crédits immobiliers au sens du code de la consommation. Mise en place à partir du 1er septembre 2026, généralisation au plus tard le 1er juin 2027. C'est un engagement de place, pas une loi : vérifiez la pratique de l'assureur.
Un local mixte, cabinet et logement, relève-t-il de la loi Lemoine ?
Oui, si le crédit est souscrit par une personne physique. Le 1° de l'article L.313-1 du code de la consommation vise les immeubles à usage d'habitation ou à usage professionnel et d'habitation. La dispense de questionnaire s'applique alors si la part assurée sur l'encours cumulé ne dépasse pas 200 000 € par assuré et si le prêt se termine avant 60 ans, et la résiliation à tout moment est ouverte.
La convention AERAS s'applique-t-elle aux prêts professionnels ?
Oui, contrairement à la loi Lemoine. La convention AERAS couvre les prêts professionnels pour l'acquisition de locaux et de matériels et, depuis une décision du 7 octobre 2024, les fonds de commerce composés exclusivement d'éléments immatériels. Le troisième niveau d'examen, la grille de référence et l'écrêtement des surprimes supposent une part assurée de 420 000 € au plus et un contrat qui se termine avant 71 ans.
Le droit à l'oubli vaut-il pour un prêt professionnel ?
Oui. Cinq ans après la fin du protocole thérapeutique d'un cancer ou d'une hépatite virale C, sans rechute, vous n'avez plus à les déclarer, y compris pour un prêt professionnel finançant des locaux ou du matériel, si le contrat d'assurance se termine avant votre 71e anniversaire. Les autres antécédents, et toute incapacité ou invalidité en cours, restent à déclarer au questionnaire.
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Sources
- Légifrance — article L.113-2-1 du code des assurances (dispense de questionnaire) — consulté en septembre 2026.
- Légifrance — article L.113-12-2 du code des assurances (résiliation à tout moment) — consulté en septembre 2026.
- Légifrance — article L.313-1 du code de la consommation (crédits immobiliers concernés) — consulté en septembre 2026.
- Légifrance — article L.313-2 du code de la consommation (exclusion des crédits finançant une activité professionnelle) — consulté en septembre 2026.
- Légifrance — article L.313-30 du code de la consommation (équivalence des garanties et refus motivé, crédit immobilier) — consulté en septembre 2026.
- Banque de France — avis du CCSF sur l'assurance emprunteur des crédits immobiliers (24 juin 2026) — consulté en septembre 2026.
- aeras-infos.fr — les prêts concernés par la convention AERAS — consulté en septembre 2026.
- France Assureurs — statistiques de la convention AERAS et de l'assurance emprunteur, année 2024 — consulté en septembre 2026.