Assurance de prêt professionnel

Assurance de prêt pour racheter un bar-tabac : agrément, SNC et santé

Courtier en assurances ORIAS n° 26004449 Mis à jour le

Un bar-tabac ne s'achète pas comme un autre commerce. La vente du tabac est un monopole de l'État, exercé par des débitants liés aux douanes par un contrat de gérance de 3 ans ; l'acheteur doit être agréé, et ne peut exploiter qu'en nom propre ou en SNC — deux formes où la dette de reprise pèse sur le patrimoine personnel. En 2025, un fonds de buraliste s'est vendu 366 155 € en moyenne (Altares) : 4 140 € par mois pour un prêt type. Le questionnaire de santé est toujours exigé.

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Combien coûte un bar-tabac en 2025, et quelle mensualité prévoir ?

Altares ne publie pas de ligne « bar-tabac », mais deux repères dans son bilan du 11 juin 2026. Les fonds de buralistes : 552 cessions en 2025 (−9,4 %), au prix moyen de 366 155 € (−1,8 %), le quatrième plus élevé de tous les secteurs. Les débits de boissons : 2 509 cessions (−0,4 %), à 241 863 € en moyenne (+8,0 %).

Ce sont des moyennes : seul le bilan de l'affaire que vous visez donne son prix.

Fonds de buralistes et de débits de boissons en 2025, prêt type — données Altares (communiqué du 11 juin 2026) ; calcul Prevoya : 80 % du prix financés, 84 mois, taux de 5 % retenu comme hypothèse, hors assurance
ActivitéCessions 2025Prix moyen 2025Prêt type (80 %)MensualitéCoût total du crédit30 jours d'indemnités SSI au plafond (1 975,20 €), en part de la mensualité
Buralistes552 (−9,4 %)366 155 € (−1,8 %)292 924 €4 140 €54 850 €48 %
Débits de boissons2 509 (−0,4 %)241 863 € (+8,0 %)193 490 €2 735 €36 231 €72 %
Tous secteurs, prix moyen29 766 (−6,1 %)241 781 € (−6,4 %)193 425 €2 734 €36 218 €72 %

Le taux de 5 % est une hypothèse de calcul : les prêts de reprise se traitent en 2026 entre 4,5 % et 6 % selon les profils. Au prix moyen d'un fonds de buraliste, un prêt type assuré à 100 % sur une seule tête reste sous le plafond de 420 000 € de la convention AERAS ; ce n'est plus vrai pour les affaires les plus chères, et la répartition des quotités entre associés prend alors une autre portée (voir plus bas). La méthode de valorisation est dans notre guide de la reprise de fonds de commerce.

Pourquoi un débit de tabac ne s'achète-t-il pas comme un fonds ordinaire ?

Parce que vous achetez un fonds de commerce, pas le droit de vendre du tabac. Selon l'article L.3512-14-2 du code de la santé publique, la vente au détail du tabac est réalisée par l'administration, par l'intermédiaire de débitants « désignés en tant que préposés ».

Le décret n° 2010-720 du 28 juin 2010 lie chaque débitant à l'État par un contrat de gérance de trois ans, renouvelable par tacite reconduction.

Reprise d'un bar-tabac : les règles qui s'ajoutent à la vente du fonds, et leur effet sur le prêt et son assurance (sources : douane.gouv.fr, décret n° 2010-720, service-public.fr, consultés le 17 septembre 2026)
RègleCe que disent les textesConséquence pour votre prêt
Accès à la géranceLe repreneur est présenté aux douanes par le débitant qui cesse son activité, comme successeur à la gérance du débit associé au fonds qu'il achète (décret, art. 20) ; selon service-public.fr, l'absence de réponse de l'administration pendant 4 mois vaut rejetLe compromis doit subordonner la vente à cet agrément, en plus du prêt et de son assurance
Conditions personnellesMajeur, français ou ressortissant de l'UE, de l'EEE ou de la Suisse, bulletin n° 2 du casier vierge, obligations fiscales et douanières respectées, ne pas gérer un autre débitElles valent pour le gérant et pour chaque associé de la SNC
Forme d'exploitationNom propre, ou SNC dont tous les associés sont des personnes physiques ; le gérant détient la majorité absolue des parts (décret, art. 3 ; art. L.3512-14-3 du code de la santé publique)Pas de SARL ni de SAS : pas de responsabilité limitée aux apports
Propriété du fondsLe débitant doit avoir la pleine et entière propriété du fonds associé au débit, sauf exceptions de location-géranceLe financement porte sur le fonds lui-même
FormationFormation initiale avant la signature du contrat de gérance (3 à 4 jours selon service-public.fr), puis formation continue dans les six mois précédant chaque renouvellement triennalÀ inscrire au rétroplanning, comme le permis d'exploitation du bar
Côté bar : licence et permisMutation de la licence à déclarer au moins 15 jours à l'avance ; permis d'exploitation après une formation de 20 heures, valable 10 ansLe permis est délivré à la personne formée : formez les deux associés

Trois calendriers doivent donc tenir dans le même compromis : l'agrément des douanes, l'accord de prêt et l'acceptation de l'assurance — jusqu'à 5 semaines pour un dossier complet si la convention AERAS joue. Faites mentionner l'obtention de l'assurance dans la condition suspensive, et faites valider la clause par le rédacteur de l'acte : voir caler l'assurance sur la condition suspensive.

Nom propre ou SNC : qu'est-ce que cela change pour la dette et pour l'assurance ?

Tout : ce sont deux formes sans responsabilité limitée aux apports. En SNC, l'article L.221-1 du code de commerce dispose que les associés « répondent indéfiniment et solidairement des dettes sociales ». La banque peut donc réclamer la totalité du prêt à l'un ou à l'autre, sur ses biens personnels, après une mise en demeure de la société restée sans effet.

  • En SNC, le décès d'un associé est un événement juridique : la société prend fin, sauf si les statuts prévoient sa continuation (article L.221-15 du code de commerce). Relisez cette clause avant de signer le prêt. Et toute décision qui modifie la composition de la SNC ou sa gérance requiert l'accord des douanes.
  • En nom propre, la loi du 14 février 2022 sépare de plein droit patrimoine professionnel et patrimoine personnel (article L.526-22 du code de commerce). Mais un créancier peut demander par écrit à l'entrepreneur d'y renoncer pour un engagement précis (article L.526-25), ou prendre des sûretés. Lisez l'offre de prêt avec cette question en tête.
  • Dans les deux cas, l'assurance décès-invalidité est ce qui empêche la dette de tomber sur le conjoint, l'associé survivant ou la succession. C'est la forme de reprise où une quotité de 100 % par associé se défend le mieux.

Le chiffre clé Un commerçant perçoit au plus 65,84 € par jour de la SSI en 2026, soit 1 975,20 € pour 30 jours indemnisés : 48 % de la mensualité d'un prêt type sur un fonds de buraliste (4 140 €). Avec une franchise de 90 jours, l'exploitation paie seule 12 420 € d'échéances avant la première prise en charge par l'assurance du prêt.

Que demande la banque, et le questionnaire de santé est-il exigé ?

La banque exige toujours le décès et la perte totale et irréversible d'autonomie sur chaque associé, et en pratique l'incapacité de travail et l'invalidité pour ceux qui tiennent le comptoir. Le questionnaire de santé est exigé quel que soit le montant : la dispense de l'article L.113-2-1 du code des assurances est réservée au crédit immobilier d'habitation ou mixte.

L'article L.313-2 du code de la consommation exclut en effet de ce régime les prêts destinés à financer une activité professionnelle. Restent quatre points à examiner sur l'offre.

  • La franchise de l'incapacité, souvent 90 jours, et le mode de versement — forfaitaire (la mensualité, à hauteur de la quotité) ou indemnitaire (votre perte de revenu, indemnités de la SSI déduites). Et si l'arrêt de travail survient pendant le prêt ? Déclaration du sinistre, délais et exclusions sont dans assurance emprunteur et arrêt maladie en cours de prêt.
  • L'amplitude horaire d'un bar-tabac rend les exclusions du dos et des affections psychiques particulièrement sensibles : lisez-les avant le prix. Voir garanties de l'assurance de prêt professionnel.
  • L'âge : selon Altares, on achète un fonds à 42 ans en moyenne, tous secteurs confondus. Si vous reprenez plus tard, sachez que les garanties incapacité et invalidité ont des limites d'âge, et la convention AERAS suppose un contrat terminé avant le 71e anniversaire : voir prêt professionnel senior.
  • Le choix du contrat : présenter un autre contrat que celui de la banque se négocie avant la signature de l'offre. Ensuite, il n'existe aucun droit garanti de changer d'assurance sur un prêt professionnel sans l'accord écrit de la banque.

Étape suivante

Caler l'assurance sur le calendrier des douanes et du compromis

Agrément du successeur, accord de prêt, acceptation de l'assurance : trois délais qui doivent tenir dans le même compromis. Nous interrogeons plusieurs assureurs avant votre rendez-vous bancaire, nous chiffrons les quotités de chaque associé et nous vous remettons une recommandation écrite. Aucun questionnaire médical en ligne.

  • Souvent 2 à 3 fois moins cher que le contrat groupe de la banque, à garanties exigées identiques.
  • Des garanties au niveau exigé par la banque, ni plus ni moins, et une quotité répartie au mieux entre co-emprunteurs.
  • 0 € de frais de courtage : nous sommes rémunérés par l’assureur retenu, jamais par vous.

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Cas type : Karim et Sandrine, une SNC, 285 000 € sur 7 ans — quelles quotités ?

Karim, 49 ans, et Sandrine, 46 ans, mariés, rachètent un bar-tabac-presse 370 000 € via une SNC : Karim, gérant, détient 60 % des parts, Sandrine 40 %. Ils apportent 85 000 € et la SNC emprunte 285 000 € sur 7 ans à 5 % (hypothèse) : 4 028,16 € par mois hors assurance, 53 366 € d'intérêts. Le prêt se termine à leurs 56 et 53 ans.

Karim et Sandrine, 285 000 € sur 84 mois à 5 % : décès de l'un des deux après 36 mois (capital restant dû : 174 914,79 €) selon les quotités — cas type
Quotités Karim / SandrineVersé par l'assureurReste dû par le survivant, tenu de toute la detteÉchéance sur les 48 mois restantsCoût relatif
50 % / 50 %87 457,40 €87 457,39 €2 014,08 €, seul derrière le comptoirLe plus bas
100 % / 100 %174 914,79 €0 €0 €Le plus élevé
100 % / 50 %174 914,79 € si Karim décède ; 87 457,40 € si c'est Sandrine0 € ou 87 457,39 €0 € ou 2 014,08 €Intermédiaire
  1. Le questionnaire ? Chacun remplit le sien. Sandrine, suivie pour une hypertension, la déclare : cette pathologie ne figure pas dans la grille de référence AERAS, la tarification est individuelle.
  2. La convention AERAS ? Même à 100 % chacun, 285 000 € par tête restent sous 420 000 €, et le contrat se termine avant 71 ans. Un refus au premier niveau déclenche le réexamen ; une même pathologie ne peut pas valoir à la fois surprime et exclusion sur une même garantie.
  3. Les statuts ? Ils prévoient la continuation de la société au décès d'un associé. Sans cette clause, la SNC prendrait fin, avec un prêt en cours.
  4. Le choix ? 100 % sur chaque tête : le survivant répond de toute la dette, perd un revenu du foyer et doit faire agréer par les douanes toute nouvelle organisation de la gérance.

Exemple construit pour illustrer le raisonnement : ce n'est ni un dossier réel, ni une promesse de résultat.

Que se passe-t-il si le gérant du débit décède ou ne peut plus exploiter ?

Le débit ne ferme pas d'office : en cas de décès ou d'incapacité juridique du gérant, l'article 20 du décret n° 2010-720 permet au suppléant ou, à défaut, au conjoint, au partenaire de Pacs, aux héritiers en ligne directe au premier degré, à un associé minoritaire de la SNC ou à une personne de confiance désignée au contrat de poursuivre provisoirement la gérance, après signature d'un avenant.

  • Ensuite, une fois la succession réglée, les héritiers du fonds qui ne veulent pas poursuivre peuvent présenter un successeur aux douanes. À l'inverse, le décès du gérant en l'absence d'héritiers fait partie des cas où le débit peut être fermé définitivement.
  • Côté bar, la mutation de la licence par décès se déclare dans le mois qui suit le décès, et la personne qui exploite doit détenir son propre permis d'exploitation.
  • Côté banque, rien de tout cela ne suspend les échéances. La poursuite provisoire laisse le temps de vendre ou de s'organiser ; elle ne rembourse pas le prêt.

Conséquence pratique : désignez un suppléant ou une personne de confiance dans le contrat de gérance, formez les deux associés, et dimensionnez l'assurance décès pour que le survivant choisisse de continuer ou de vendre sans y être contraint par la dette. Le rachat des parts du défunt est un autre sujet : voir garantie croisée entre associés.

La convention AERAS s'applique-t-elle au prêt d'un bar-tabac ?

Oui, dans son champ. La convention vise les prêts professionnels pour des locaux ou du matériel et, depuis une décision de sa Commission de suivi du 7 octobre 2024, les fonds composés exclusivement d'éléments immatériels : clientèle, achalandage, enseigne, droit au bail, « licences et autorisations ». Conditions : 420 000 € de part assurée au plus, contrat terminé avant le 71e anniversaire.

Deux réserves. Un fonds vendu avec son matériel — comptoir, machines, mobilier — n'est pas traité expressément par le texte : faites ventiler le prix dans l'acte et demandez à l'assureur de confirmer par écrit qu'il applique la convention. Et pour une affaire dont le prêt dépasse 420 000 €, la part assurée s'apprécie par tête : à deux associés assurés à 50 % chacun, un prêt de 600 000 € donne 300 000 € par tête, sous le plafond. Ce choix réduit la protection de chacun : il se fait en connaissance de cause. Le détail est dans prêt professionnel et risque aggravé de santé et quotités entre associés.

Prêt, prévoyance, frais généraux, salariés : dans quel ordre s'en occuper ?

L'assurance du prêt règle la banque, rien d'autre. Associés de SNC ou exploitant en nom propre, vous relevez de la SSI : au plus 65,84 € par jour à partir du 4e jour d'arrêt, et rien tant que vous n'avez pas 12 mois d'affiliation continus dans l'activité — l'année de la reprise, pour un ancien salarié.

  1. L'assurance du prêt, avant l'offre : garanties, franchise, quotités de chaque associé.
  2. La garantie frais généraux : loyer, salaires, charges qui courent pendant l'arrêt. Voir frais généraux en restauration et commerce.
  3. La prévoyance personnelle de chaque associé, surtout la première année : voir première année d'activité.
  4. Les salariés repris : selon l'article L.1224-1 du code du travail, les contrats de travail en cours subsistent avec le nouvel employeur. Si l'établissement relève de la convention des hôtels, cafés et restaurants, un régime de prévoyance de branche s'impose : voir prévoyance collective en restauration. La convention applicable dépend de votre activité principale : faites-la confirmer.

Quand ne pas tout assurer à 100 % ?

Le 100 % par tête est l'option la plus protectrice, pas toujours la plus juste. Elle double à peu près la prime, et la prime d'un emprunteur de 55 ans n'est pas celle d'un emprunteur de 35 ans. Voici les situations où une autre répartition se défend.

  • L'un des associés ne travaille pas dans l'affaire et dispose d'un patrimoine propre : une quotité plus faible sur sa tête, compensée par une sûreté, peut suffire.
  • Un associé a un antécédent de santé lourd et l'on ne lui propose que le décès à un tarif très élevé : la convention AERAS prévoit que la banque examine des garanties alternatives — nantissement d'un contrat d'assurance vie, hypothèque, caution. Comparez avant de signer.
  • L'incapacité de travail sur un associé facilement remplaçable au comptoir par un salarié déjà en place : la garantie rembourse une échéance que l'exploitation paierait de toute façon.

Ce qu'il ne faut pas faire, en revanche : baisser la quotité de l'associé malade pour « faire passer » le dossier sans mesurer ce que le survivant devra ; taire un antécédent — la nullité du contrat pour fausse déclaration intentionnelle (article L.113-8 du code des assurances) laisserait toute la dette à l'autre associé ; signer l'offre de prêt avant d'avoir la proposition d'assurance écrite.

Questions fréquentes

Peut-on racheter un bar-tabac en SARL ou en SAS ?

Non. Selon l'article 3 du décret n° 2010-720 du 28 juin 2010, le débitant de tabac est soit une personne physique exploitant en nom propre, soit une société en nom collectif dont tous les associés sont des personnes physiques. Or les associés d'une SNC répondent indéfiniment et solidairement des dettes sociales (article L.221-1 du code de commerce). Le prêt de reprise engage donc le patrimoine de chaque associé : c'est la raison pour laquelle l'assurance décès-invalidité de chacun se discute à 100 %.

Quelle mensualité prévoir pour racheter un bar-tabac en 2026 ?

Altares ne publie pas de ligne bar-tabac, mais deux repères pour 2025 : 366 155 € en moyenne pour un fonds de buraliste et 241 863 € pour un débit de boissons. En finançant 80 % du prix sur 7 ans à un taux de 5 % retenu comme hypothèse, la mensualité hors assurance atteint 4 140 € dans le premier cas et 2 735 € dans le second. Refaites le calcul avec votre prix, votre apport et le taux de votre offre de prêt.

Faut-il remplir un questionnaire de santé pour assurer le prêt d'un bar-tabac ?

Oui, quel que soit le montant et pour chaque personne assurée. La dispense de l'article L.113-2-1 du code des assurances (200 000 € assurés au plus, fin du prêt avant 60 ans) ne vise que les crédits immobiliers finançant un logement ou un local mixte. L'article L.313-2 du code de la consommation en exclut les prêts finançant une activité professionnelle. Répartir le capital entre deux associés ne change rien à cette obligation.

Que devient le débit de tabac si le gérant décède ?

Le décret n° 2010-720 (article 20) permet au suppléant ou, à défaut, au conjoint, au partenaire de Pacs, aux héritiers en ligne directe au premier degré, à un associé minoritaire de la SNC ou à une personne de confiance désignée au contrat de poursuivre provisoirement la gérance, après signature d'un avenant. Les héritiers qui ne souhaitent pas continuer peuvent présenter un successeur aux douanes. Le prêt, lui, reste dû : seule l'assurance décès le solde, à hauteur de la quotité assurée.

En SNC, faut-il assurer chaque associé à 100 % du prêt ?

Rien ne l'impose, mais c'est la forme de société où cela se justifie le plus. Chaque associé répond de toute la dette sur son patrimoine personnel, et la société prend fin au décès de l'un d'eux sauf clause de continuation dans les statuts (article L.221-15 du code de commerce). À 50/50, le survivant doit encore la moitié du capital restant dû, seul derrière le comptoir. La quotité reste un arbitrage entre cette protection et le coût de la prime.

La convention AERAS s'applique-t-elle au rachat d'un bar-tabac ?

La convention AERAS vise les prêts professionnels finançant des locaux ou du matériel et, depuis le 7 octobre 2024, les fonds de commerce composés exclusivement d'éléments immatériels, dont les licences et autorisations. Conditions : 420 000 € de part assurée au plus et contrat terminé avant le 71e anniversaire. Pour un fonds vendu avec son matériel, faites ventiler le prix dans l'acte et demandez une confirmation écrite à l'assureur. Au-delà de 420 000 € sur une tête, la répartition des quotités entre associés peut ramener chaque part sous le plafond.

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Yacine Sahnoune, courtier en assurances et fondateur de Prevoya

L’auteur de cette page

Yacine Sahnoune

Courtier en assurances · Fondateur de Prevoya (WeSave SAS) · Directeur de la publication

Il signe l’ensemble des contenus de ce site. Sa spécialité : traduire les barèmes des régimes obligatoires — treize caisses, des règles qui changent chaque année — en une décision claire pour un indépendant ou un dirigeant.