Retraite des indépendants
Réversion CPRN : 60 % dès 52 ans — et l'option rare qui monte à 100 %
Yacine Sahnoune
Courtier en assurances
ORIAS n° 26004449
Publié le 1er septembre 2026
Le conjoint survivant d'un notaire perçoit deux pensions : 54 % de la retraite de base, dès 55 ans, sous condition de ressources — 25 001,60 €/an pour une personne seule en 2026 — et 60 % de la retraite complémentaire CPRN, dès 52 ans, sans aucune condition de ressources. Il faut deux ans de mariage, sauf enfant issu de l'union — mais cinq ans si le mariage a été célébré après la cessation d'activité, une règle propre aux notaires. Et la CPRN est l'une des six seules caisses de France où la réversion complémentaire peut être portée à 100 %, sur demande à la liquidation. Comme la complémentaire pèse environ 83 % de la pension d'un notaire, c'est bien elle qui décide du niveau de vie du survivant.
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Voir ce que verse chaque caisseDeux étages, deux règles : 54 % sous conditions, 60 % sans
La CPRN est l'une des dix sections de la CNAVPL : elle gère la retraite de base des notaires libéraux pour le compte de la caisse nationale. Cette base suit donc intégralement les règles du régime général (art. L. 643-7 du code de la sécurité sociale) : réversion à 54 %, dès 55 ans (51 ans si le décès est antérieur à 2009), sans durée de mariage exigée, mais sous condition de ressources — 25 001,60 €/an pour une personne seule, 40 002,56 €/an pour un ménage en 2026, avec un abattement de 30 % sur les revenus d'activité du survivant. Elle est encadrée par un minimum de 4 019,13 €/an et un maximum de 12 976,20 €/an, et elle se cristallise : trois mois après le point de départ de l'ensemble des avantages personnels du survivant, elle n'est plus révisable, quels que soient les changements ultérieurs de ressources.
La retraite complémentaire CPRN — les sections B et C, le cœur de la pension notariale — obéit à des règles bien plus favorables : 60 %, dès 52 ans (50 ans si le décès est antérieur à 2014), sans aucune condition de ressources. Le conjoint survivant peut disposer de revenus confortables : la réversion complémentaire est due intégralement.
| Étage | Taux | Âge du conjoint | Durée de mariage | Ressources | Remariage |
|---|---|---|---|---|---|
| Base CPRN pour le compte de la CNAVPL — règles du régime général |
54 % min. 4 019,13 € · max. 12 976,20 €/an | 55 ans (51 si décès avant 2009) | Aucune | Oui — 25 001,60 €/an seul · 40 002,56 € en couple | Jamais supprimé — mais les ressources du nouveau ménage comptent |
| Complémentaire CPRN Sections B et C — l'essentiel de la pension |
60 % option 100 % à la liquidation | 52 ans (50 si décès avant 2014) | 2 ans — 5 ans si mariage après cessation, sauf enfant issu du mariage | Non | Suspension, rétablie en cas de nouveau veuvage ou divorce |
Attention au périmètre. La CPRN ne couvre que les notaires libéraux. Les notaires salariés relèvent de la CRPCEN, dont les règles sont entièrement différentes — et dont le régime vieillesse est fermé aux embauchés depuis le 1er septembre 2023. Cette page traite exclusivement de la réversion des notaires libéraux.
Mariage, PACS, remariage : les trois lignes de crête
La durée de mariage, d'abord. La règle générale de la CPRN — deux ans, condition levée si un enfant est issu du mariage — est le standard des complémentaires libérales. La singularité est ailleurs : si le mariage a été célébré après la cessation d'activité du notaire, la durée exigée passe à cinq ans. Aucune autre caisse libérale ne gradue ainsi la condition selon la date du mariage. Concrètement : un notaire qui cesse son activité à 65 ans, se marie à 68 ans et décède à 72 ans ne transmet aucune réversion complémentaire — quatre ans de mariage là où il en fallait cinq — sauf enfant issu de l'union. Les mariages tardifs d'après-retraite sont exactement la cible de cette règle, et c'est le premier point à vérifier dans une famille recomposée.
Le PACS, ensuite. Ni le PACS ni le concubinage n'ouvrent droit à une pension de réversion, dans aucun régime obligatoire français — la règle vaut pour la base comme pour la complémentaire. Mais la CPRN offre une nuance que très peu de caisses pratiquent : la rente de conjoint de son régime invalidité-décès est ouverte au conjoint « marié ou pacsé ». En cas de décès en activité, le partenaire pacsé est donc couvert — avant la retraite seulement. Nous y revenons plus bas.
Le remariage du survivant, enfin. La réversion complémentaire CPRN est suspendue, pas supprimée : le versement s'arrête pendant le nouveau mariage et reprend si celui-ci prend fin par un divorce ou un nouveau veuvage. C'est le régime le plus clément après l'absence d'effet : à la CARMF, à la CARCDSF ou à la CNBF, le remariage supprime définitivement le droit. La base, elle, n'est jamais supprimée, mais les ressources du nouveau ménage entrent dans le contrôle — sauf pension déjà cristallisée. Les quatre régimes juridiques du remariage sont détaillés sur notre page remariage et réversion.
L'option à 100 % : une des six de France, et la seule de ce type
C'est le paramètre le plus méconnu du régime notarial, et le seul sur lequel le notaire peut encore agir de son vivant. Au moment de la liquidation de sa retraite, il peut demander que sa pension complémentaire soit réversible à 100 % au lieu de 60 %. En contrepartie, sa propre pension est réduite d'un abattement fonction de l'écart d'âge entre les conjoints : plus le conjoint est jeune — donc plus la réversion durera statistiquement longtemps —, plus l'abattement est important. Le choix est irrévocable.
Seuls six régimes français permettent d'acheter une réversion supérieure au taux statutaire : la CPRN, la CAVOM, la CARPV, la CAVEC, la CIPAV et la CAVP en capitalisation. Et la CPRN est le seul des six dont la contrepartie est un abattement sur la pension plutôt qu'une surcotisation payée pendant la carrière ou un versement en capital. Autrement dit : le notaire n'a rien à décider ni à payer avant la liquidation — mais à la liquidation, tout se joue en une fois.
Une zone grise à connaître. Le barème précis de l'abattement d'écart d'âge n'est pas publié dans le Guide CNAVPL 2026, et la caisse ne met pas de simulateur en ligne. Avant de liquider, demandez à la CPRN une simulation écrite avec et sans option : c'est la seule façon de comparer le coût réel de la réversion à 100 % avec celui d'une rente de conjoint privée — et la décision ne se rattrape pas.
Étape suivante
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Avant la retraite : 110 000 €, une rente de conjoint — même pacsé
Tout ce qui précède suppose un décès survenu après la liquidation. Si le notaire décède en activité, c'est le régime invalidité-décès de la CPRN (le RID) qui joue, financé par une cotisation unique de 1 324 €/an — réduite de moitié les trois premières années d'exercice. Et sur ce terrain, la caisse des notaires est l'une des mieux construites du champ libéral.
| Prestation | Montant 2026 | Bénéficiaire et durée |
|---|---|---|
| Capital décès | 110 000 € | Versé une fois |
| Rente de conjoint | Calculée selon l'âge du survivant au décès — barème non publié par la caisse | Conjoint marié ou pacsé ; temporaire ou viagère selon l'âge, jusqu'au relais de la réversion |
| Rente éducation | 19 800 €/an par enfant | Jusqu'à 21 ans, prolongée en cas d'études ; viagère si l'enfant est inapte |
Le « capital de 100 000 € » qui circule est périmé. On le lit encore sur de nombreux sites de courtiers. Le barème 2026 de la CPRN est de 110 000 €. Autre imprécision fréquente : des formules chiffrées de la rente de conjoint circulent sans être publiées par la caisse. Nous ne les reprenons pas : la rente est calculée selon l'âge du survivant au décès, et le montant exact s'obtient auprès de la CPRN.
Deux lectures de ce tableau. La première : contrairement à la CNBF, qui ne verse au conjoint d'un avocat qu'un capital puis plus rien, la CPRN construit un pont entre le décès et la réversion — capital, rente de conjoint, rente éducation. La seconde : c'est la seule prestation de tout le système notarial ouverte au partenaire pacsé. Un couple pacsé est couvert tant que le notaire exerce, puis plus du tout à l'âge de la retraite, où la réversion reste réservée au conjoint marié. Pour un couple pacsé, le vrai trou n'est donc pas avant la retraite : il est après. Le reste de la couverture obligatoire du notaire — invalidité à 26 400 €/an, absence totale d'indemnités journalières — est détaillé sur notre page invalidité CPRN.
Les montants en jeu : la complémentaire décide de tout
≈ 83 %. C'est la part de la pension d'un notaire qui provient des sections complémentaires B et C, d'après les sources secondaires disponibles — la caisse ne publie pas elle-même cette décomposition. La pension moyenne d'un notaire se situe autour de 44 000 à 45 000 €/an, soit environ 3 700 €/mois. La conséquence est mécanique : la réversion qui compte est la complémentaire à 60 % — sans condition de ressources ; la base à 54 %, plafonnée à 12 976,20 €/an et sous condition de ressources, ne joue qu'un second rôle.
Illustration sur la structure moyenne — calcul illustratif, pas un droit individuel : pour une pension de 44 000 €/an dont 36 500 € de complémentaire, la réversion complémentaire représente 60 % × 36 500 € ≈ 21 900 €/an, quand la réversion de base, au mieux, ajoute 54 % × 7 500 € ≈ 4 050 €/an — si les ressources du survivant passent sous le plafond. Le niveau de vie du conjoint survivant dépend donc presque entièrement des règles de la complémentaire : l'âge de 52 ans, la durée de mariage, la suspension en cas de remariage — et l'option à 100 %, qui porterait dans cet exemple la réversion complémentaire de 21 900 € à 36 500 €/an, avant abattement d'écart d'âge.
Hélène, 63 ans, veuve de Bernard, notaire retraité
Bernard a liquidé sa retraite CPRN à 65 ans — l'âge moyen de départ des notaires est de 64,7 ans — et décède à 74 ans. Hélène a 63 ans ; le couple était marié depuis vingt-huit ans. Hypothèse de travail, cohérente avec la structure moyenne d'une pension notariale : Bernard percevait 7 500 €/an de base et 36 500 €/an de complémentaire, soit 44 000 €/an. Hélène dispose de 12 000 €/an de retraite propre.
- Réversion complémentaire : 21 900 €/an (60 % de 36 500 €), soit 1 825 €/mois. Hélène a plus de 52 ans, le mariage — antérieur à la cessation d'activité — dépasse deux ans, et ses ressources personnelles ne comptent pas : le droit est entier.
- Réversion de base : 4 050 €/an (54 % de 7 500 €), montant compris entre le minimum de 4 019,13 € et le maximum de 12 976,20 €. Elle est soumise au plafond de ressources de 25 001,60 €/an ; l'examen exact des ressources retenues relève de la réglementation du régime général, et la pension sera cristallisée trois mois après le point de départ de l'ensemble de ses avantages.
- Total : environ 25 950 €/an, soit 2 160 €/mois — contre 44 000 €/an du vivant de Bernard. Le revenu du foyer est presque divisé par deux, sans qu'aucune charge fixe ne le soit.
- Si Bernard avait exercé l'option à 100 % à la liquidation, la réversion complémentaire serait de 36 500 €/an, diminuée de l'abattement d'écart d'âge — deux ans d'écart ici, donc un abattement vraisemblablement faible, mais dont le barème n'est pas publié : la simulation devait être demandée à la caisse avant la liquidation.
Le même dossier bascule si une seule ligne change : Hélène pacsée et non mariée, zéro réversion — ni base ni complémentaire, quels que soient les vingt-huit ans de vie commune. Mariage célébré après la cessation d'activité de Bernard et rompu par le décès avant cinq ans, zéro réversion complémentaire. La réversion CPRN est généreuse, mais elle est généreuse à conditions remplies — et ces conditions se vérifient des années avant le décès.
Quand la CPRN suffit — et les trois cas où elle laisse un trou
Nous sommes courtier : nous aurions intérêt à conclure qu'il faut toujours assurer le conjoint d'un notaire. Ce serait faux dans la majorité des cas.
La CPRN fait le travail pour le profil le plus répandu dans le notariat : un couple marié avant la cessation d'activité, depuis plus de deux ans, avec un survivant de plus de 52 ans au moment du décès. Réversion complémentaire à 60 % sans condition de ressources dès 52 ans, option à 100 % accessible à la liquidation, et — en cas de décès en activité — capital de 110 000 €, rente de conjoint et rente éducation de 19 800 €/an par enfant : peu de régimes obligatoires français protègent mieux. Ajoutez un conjoint qui a ses propres droits à retraite, et souscrire une rente de conjoint privée revient souvent à payer pour un risque déjà porté.
Elle laisse un trou dans trois configurations, et ce sont celles-là qu'il faut chiffrer. Le PACS : couvert par la rente de conjoint du RID avant la retraite, il ne donne droit à rien après — le partenaire d'un notaire retraité n'a aucun revenu de survie obligatoire. Le mariage d'après-cessation de moins de cinq ans, sans enfant issu de l'union : aucune réversion complémentaire, donc la quasi-totalité de la pension disparaît avec le notaire. Le conjoint jeune : avant 52 ans (et 55 ans pour la base), la réversion n'est pas ouverte — si le décès survient en activité, la rente de conjoint du RID fait le pont, mais son montant, calculé selon l'âge, doit être vérifié auprès de la caisse avant d'en faire une certitude budgétaire.
La méthode est arithmétique. On chiffre la durée du trou — du décès à l'ouverture réelle du droit, qui peut être infinie pour un pacsé —, le besoin mensuel du foyer sur cette période, on retranche ce que la caisse verse effectivement, et le solde est le montant à assurer par une garantie décès avec rente de conjoint. Le raisonnement complet sur la protection sociale du notaire est développé sur notre page prévoyance du notaire.
Questions fréquentes
Quel est le taux de la réversion CPRN ?
Deux taux, un par étage. La retraite de base du notaire, gérée par la CPRN pour le compte de la CNAVPL, suit les règles du régime général : réversion à 54 %, à partir de 55 ans (51 ans si le décès est antérieur à 2009), sous condition de ressources — 25 001,60 € par an pour une personne seule en 2026, 40 002,56 € pour un couple. La retraite complémentaire CPRN — les sections B et C, qui représentent l'essentiel de la pension d'un notaire — est reversée à 60 %, dès 52 ans (50 ans si le décès est antérieur à 2014), sans aucune condition de ressources. Et la CPRN fait partie des six seuls régimes français où ce taux peut être porté à 100 % : l'option se demande au moment de la liquidation de la retraite, en contrepartie d'un abattement calculé selon l'écart d'âge entre les conjoints.
Mariage après la cessation d'activité du notaire : quelle durée est exigée ?
Cinq ans, au lieu de deux. La règle générale de la CPRN exige deux ans de mariage pour la réversion complémentaire, condition levée si un enfant est issu du mariage. Mais si le mariage a été célébré après la cessation d'activité du notaire, la durée exigée passe à cinq ans. Cette gradation en deux paliers est une singularité de la caisse des notaires : elle vise les mariages conclus après le départ en retraite. Concrètement, un notaire qui cesse son activité à 65 ans, se marie à 68 ans et décède à 72 ans ne transmet aucune réversion complémentaire — quatre ans de mariage, il en fallait cinq — sauf enfant issu de l'union. La retraite de base, elle, n'exige aucune durée de mariage, quelle que soit la date de l'union.
Mon partenaire de PACS touchera-t-il quelque chose ?
Pour la pension de réversion : rien, jamais. Le PACS et le concubinage n'ouvrent droit à aucune réversion, dans aucun régime obligatoire français — seul le mariage compte, et cette règle vaut pour la base comme pour la complémentaire CPRN. Mais la caisse des notaires a une particularité précieuse avant la retraite : la rente de conjoint de son régime invalidité-décès est ouverte au conjoint « marié ou pacsé ». Si le notaire décède en activité, le partenaire de PACS a donc droit à cette rente, calculée selon son âge au moment du décès. C'est une nuance que très peu de caisses offrent. Elle a une limite claire : à l'âge de la retraite, la réversion qui prend le relais reste réservée au conjoint marié. Le PACS protège avant la retraite, pas après.
L'option de réversion à 100 %, quand et comment la demander ?
Au moment de la liquidation de la retraite, et à ce moment-là seulement. Le notaire demande que sa pension complémentaire soit réversible à 100 % au lieu de 60 % ; en contrepartie, sa pension est réduite d'un abattement qui dépend de l'écart d'âge entre les conjoints — plus le conjoint survivant potentiel est jeune, plus l'abattement est important. Le choix est irrévocable. Seuls six régimes français offrent une option de réversion majorée (CPRN, CAVOM, CARPV, CAVEC, CIPAV et la CAVP en capitalisation), et la CPRN est le seul dont la contrepartie est un abattement sur la pension plutôt qu'une cotisation ou un versement supplémentaire. Le barème précis de l'abattement n'est pas publié dans le Guide CNAVPL 2026 : demandez une simulation chiffrée à la caisse avant de liquider, car la décision ne se rattrape pas.
Que devient la réversion CPRN si le conjoint survivant se remarie ?
Elle est suspendue, pas supprimée. Le versement de la réversion complémentaire s'arrête pendant le nouveau mariage, puis reprend si celui-ci prend fin par un divorce ou un nouveau veuvage. La CPRN fait partie des six caisses qui pratiquent cette suspension rétablissable, avec la CAVOM, la CARPIMKO, la CARPV, la CAVEC et la CIPAV — à la différence de la CARMF, de la CARCDSF et de la CNBF, où le remariage supprime définitivement le droit. La retraite de base suit une troisième logique : le remariage ne supprime jamais le droit, mais les ressources du nouveau ménage entrent dans le contrôle (plafond porté à 40 002,56 € par an pour un couple en 2026), sauf si la pension est déjà cristallisée — elle n'est plus révisable trois mois après le point de départ de l'ensemble des avantages personnels du survivant.
Et si le notaire décède en activité, avant la retraite ?
C'est le régime invalidité-décès de la CPRN qui joue. Au barème 2026 : un capital décès de 110 000 € — le montant de 100 000 € qui circule encore chez certains courtiers est périmé —, une rente de conjoint ouverte au conjoint marié ou pacsé, temporaire ou viagère selon l'âge du survivant au décès et calculée selon cet âge (la caisse ne publie pas de barème simple : demandez le calcul à la CPRN), et une rente éducation de 19 800 € par an et par enfant, versée jusqu'à 21 ans et prolongée en cas d'études, viagère si l'enfant est inapte. La réversion proprement dite prend ensuite le relais aux âges de droit commun : 52 ans pour la complémentaire, 55 ans pour la base. La CPRN ne verse en revanche jamais d'indemnités journalières : sa prévoyance couvre le décès et l'invalidité, pas l'arrêt de travail.
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Pour aller plus loin
- La réversion caisse par caisse : le tableau des treize régimes
- CPRN : invalidité, capital décès et l'absence totale d'IJ
- La prévoyance du notaire
- Remariage et pension de réversion
- Réversion CNBF : le régime des avocats, à l'opposé
Sources
- CNAVPL — Guide 2026 de l'assurance vieillesse des professions libérales : réversion complémentaire CPRN à 60 % dès 52 ans (50 ans si décès avant 2014), durée de mariage de 2 ans portée à 5 ans si mariage après cessation, suspension rétablissable en cas de remariage, option de réversion à 100 % avec abattement d'écart d'âge — consulté en août 2026.
- Légifrance — code de la sécurité sociale : la réversion du régime de base des professions libérales renvoie aux règles du régime général (54 %, condition de ressources) — consulté en août 2026.
- Circulaire Cnav 2026-01 du 5 janvier 2026 — plafonds de ressources de la réversion de base : 25 001,60 €/an pour une personne seule, 40 002,56 €/an pour un ménage ; minimum 4 019,13 €/an, maximum 12 976,20 €/an — consultée en août 2026.
- Service-public.fr — pension de réversion du régime général : âge de 55 ans, cristallisation, abattement de 30 % sur les revenus d'activité — consulté en août 2026.
- CPRN — guides 2026 (nouvel affilié, prévoyance) : capital décès de 110 000 €, rente de conjoint « marié ou pacsé » calculée selon l'âge, rente éducation de 19 800 €/an par enfant, cotisation RID de 1 324 €/an réduite de 50 % les trois premières années, âge moyen de départ de 64,7 ans — consultés en août 2026.