Retraite des indépendants

Réversion CAVP : le seul régime où le pharmacien choisit lui-même le taux

Courtier en assurances ORIAS n° 26004449 Publié le 30 août 2026

La CAVP est la seule caisse libérale à faire cotiser ses affiliés sur trois étages, dont un par capitalisation — et c'est cet étage qui rend sa réversion unique en France. Sur la base, le conjoint touche 54 % dès 55 ans, sous plafond de ressources de 25 001,60 €/an en 2026. Sur la complémentaire par répartition, 60 % dès 60 ans, sans aucune durée de mariage exigée et sans que le remariage y change quoi que ce soit. Sur la complémentaire par capitalisation, 50 % par défaut — mais le pharmacien peut porter ce taux à 60, 70, 80, 90 ou 100 % par un versement complémentaire en capital, à exercer dans les deux mois du titre de retraite. Ce choix est définitif. C'est la décision la plus irréversible de la liquidation d'un pharmacien, et presque personne ne la prépare.

Pas envie de tout lire ? Le baromètre montre, caisse par caisse, ce que verse réellement chaque régime obligatoire — CAVP comprise. Gratuit, sans e-mail.

Voir ce que verse chaque caisse

Les trois étages de la CAVP — et pourquoi c'est un cas unique

Tous les libéraux cotisent à deux étages : une retraite de base, gérée pour le compte de la CNAVPL, et une complémentaire propre à leur section. Le pharmacien en a trois. Sa section, la Caisse d'assurance vieillesse des pharmaciens, superpose à la base une complémentaire par répartition et une complémentaire par capitalisation — un régime où les cotisations alimentent un capital individuel, converti en rente à la liquidation. Aucune autre caisse libérale ne fonctionne ainsi, et c'est de là que vient toute la particularité de sa réversion.

Concrètement, un conjoint survivant de pharmacien peut percevoir trois pensions calculées sur trois règles différentes, à trois taux différents, ouvertes à deux âges différents. Les directeurs de laboratoire et biologistes en ajoutent une quatrième, la prestation complémentaire vieillesse.

Réversion CAVP : les trois étages du pharmacien, plus la PCV des biologistes (2026)
Étage Taux Âge du conjoint Durée de mariage Remariage Option de majoration
Retraite de base
Renvoi au régime général
54 % 55 ans Aucune Ne supprime pas le droit ; ressources du nouveau ménage prises en compte Non — mais plafond de ressources 25 001,60 €/an (40 002,56 € en couple)
Complémentaire par répartition 60 % 60 ans Aucune Aucun effet — la pension n'est pas suspendue Non
Complémentaire par capitalisation 50 % par défaut 60 ans Être marié à la liquidation (bénéficiaire figé) Sans objet — bénéficiaire désigné à la liquidation Oui — 60, 70, 80, 90 ou 100 % par versement en capital
PCV
Directeurs de laboratoire, biologistes
50 % 60 ans 2 ans sauf enfant Non publié Non

Deux lectures transversales. D'abord, aucune complémentaire de la CAVP n'applique de condition de ressources : un conjoint survivant qui travaille encore peut toucher zéro euro de réversion de base — écrêtée par le plafond de 25 001,60 € — et l'intégralité de ses réversions complémentaires. Ensuite, les deux complémentaires s'ouvrent au même âge, 60 ans, ce qui simplifie beaucoup la lecture par rapport aux caisses qui étalent leurs âges de 50 à 65 ans. Le comparatif complet figure sur notre tableau de la réversion caisse par caisse.

La répartition : le régime le plus doux du champ

Sur son étage par répartition, la CAVP applique 60 % à 60 ans — un taux et un âge dans la moyenne des caisses libérales. Ce qui la distingue, ce sont les deux conditions qu'elle n'impose pas.

Aucune durée de mariage n'est exigée. La plupart des complémentaires libérales réclament deux ans de mariage — cinq ans à la CNBF —, sauf enfant issu de l'union. La CAVP, comme la CIPAV et la CAVOM, n'en réclame aucune. Un mariage célébré six mois avant le décès ouvre le même droit qu'un mariage de quarante ans.

Le remariage est sans effet. C'est le point décisif, et il mérite d'être cité tel que la caisse l'écrit : « la pension du conjoint survivant n'est pas suspendue ». À comparer avec la CARMF, la CARCDSF et la CNBF, qui suppriment la réversion définitivement en cas de remariage, et avec six autres caisses — dont la CARPIMKO — qui la suspendent. Sur ce seul critère, la CAVP en répartition est l'un des régimes les plus favorables au conjoint survivant de tout le champ libéral. Le classement des quatre régimes juridiques du remariage est détaillé sur notre page remariage et réversion.

Cette clémence a une conséquence patrimoniale rarement formulée : à la CAVP, un conjoint survivant relativement jeune peut se remarier sans arbitrer entre sa nouvelle vie et sa pension. Dans trois autres caisses, ce même remariage se paie d'une perte définitive de revenu — et nous voyons régulièrement des veuves choisir le concubinage pour cette seule raison.

La décision : l'option de réversion du régime par capitalisation

Voici le cœur du sujet, et la seule page de ce site où nous écrivons qu'une décision de caisse est plus importante qu'un contrat. Sur son régime par capitalisation, la CAVP verse par défaut une réversion de 50 % de la retraite du pharmacien. Mais ses statuts prévoient une échappatoire : « sauf option pour un taux supérieur, qui peut être porté à 60, 70, 80, 90 ou 100 % de sa retraite ».

La mécanique tient en quatre points, et chacun compte.

  1. Un versement complémentaire en capital. Relever le taux ne se paie pas par une cotisation étalée sur des années, comme à la CAVEC ou à la CIPAV, mais par un versement unique prélevé au moment de la liquidation.
  2. Un prix actuariellement neutre. La caisse ne fait ni marge ni cadeau : le versement représente la valeur actuelle probable de la rente supplémentaire promise au conjoint. Ce n'est pas un placement, c'est un achat d'assurance à prix coûtant — ce qui, en soi, est déjà remarquable.
  3. Deux mois pour décider. L'option s'exerce dans les deux mois qui suivent le titre de retraite du régime par capitalisation. Après, la porte est fermée.
  4. Un choix définitif. La caisse est explicite : « Votre choix d'une retraite avec ou sans réversion est définitif ». Le taux ne se révise pas, le bénéficiaire est figé à la liquidation : un divorce, un remariage ou un décès du conjoint survenus après ne rouvrent rien.

Le barème du versement est publié par la caisse à titre indicatif. Voici le dernier en ligne, pour un capital constitutif de 100 000 €, un pharmacien né en 1958 liquidant à 66 ans.

Barème indicatif CAVP du versement complémentaire, pour 100 000 € de capital constitutif (né en 1958, liquidation à 66 ans) — barème 2025
Taux de réversion choisi Versement complémentaire Part du capital constitutif
50 % (par défaut)0 €
60 %1 899 €1,9 %
70 %3 798 €3,8 %
80 %5 697 €5,7 %
90 %7 596 €7,6 %
100 %9 495 €9,5 %

Ce barème est strictement linéaire : chaque tranche de dix points de réversion supplémentaire coûte exactement 1 899 € par tranche de 100 000 € de capital constitutif. Passer de 50 % à 100 % coûte donc 9,5 % du capital constitutif. C'est un ordre de grandeur à retenir : il ne s'agit ni d'un geste symbolique, ni d'une ponction insupportable.

Le barème 2026 n'a pas été publié par la caisse. En août 2026, le dernier barème indicatif accessible en ligne restait celui de 2025, reproduit ci-dessus. Il dépend en outre de l'année de naissance et de l'âge de liquidation : les chiffres ci-dessus valent pour la génération 1958 liquidant à 66 ans, pas pour vous. Ne construisez aucune décision sur cette grille sans avoir demandé à la CAVP votre barème, sur votre capital constitutif.

Étape suivante

Faire chiffrer l'option AVANT la liquidation

Deux mois, ce n'est pas le temps de décider — c'est le temps de signer une décision déjà prise. Nous calculons en amont ce que coûte chaque taux sur votre capital constitutif, ce qu'il rapporte à votre conjoint compte tenu de l'écart d'âge et de ses droits propres, et si un contrat privé fait mieux pour le même prix. Étude écrite, gratuite.

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Avant la retraite : 16 872 €/an et 25 308 € de capital

Tout ce qui précède suppose un décès après la liquidation. Si le pharmacien décède en activité, l'option de capitalisation n'existe tout simplement pas — elle ne s'exerce qu'à la liquidation — et le conjoint relève du régime invalidité-décès de la CAVP.

Sur ce terrain, le pharmacien est mieux traité que la moyenne des libéraux. Le conjoint perçoit une rente de 16 872 € par an en 2026, soit environ 1 406 € par mois, complétée par un capital décès de 25 308 €. Le régime construit donc un pont entre le décès et l'ouverture de la réversion complémentaire à 60 ans — exactement ce que la CAVEC, la CAVAMAC et la CNBF ne font pas, puisqu'elles ne versent aucune rente de conjoint.

Reste à mesurer ce pont à l'aune du réel. 1 406 € par mois couvrent les charges courantes d'un foyer modeste ; ils ne couvrent ni l'échéance d'un emprunt de rachat d'officine, ni les études de deux enfants, ni le maintien du train de vie d'un titulaire. C'est ce delta-là, et non le taux de réversion, qui décide de ce qui arrive à la famille — et il se comble par une garantie décès avec rente de conjoint. Le détail des prestations obligatoires du pharmacien figure sur notre page CAVP, la caisse, et l'analyse métier sur la page prévoyance du pharmacien.

Deux mois : le délai du choix définitif

Le chiffre clé

2 mois. C'est le délai, à compter du titre de retraite du régime par capitalisation, pour porter la réversion de votre conjoint de 50 % à 60, 70, 80, 90 ou 100 %. Passé ce délai, le taux reste à 50 % pour toujours : la CAVP écrit que le choix est définitif, et le bénéficiaire est figé à la liquidation. Deux mois pour une décision qui engage les vingt ou trente années de veuvage probable de votre conjoint — c'est le rapport de temps le plus déséquilibré de toute la retraite libérale.

Trois erreurs reviennent systématiquement. Découvrir l'option à réception du titre : le pharmacien apprend qu'il a un choix à faire et deux mois pour le faire, au moment précis où il a le moins de disponibilité mentale. Choisir par réflexe : soit 50 % parce que c'est la case par défaut, soit 100 % parce que « protéger son conjoint » ne se discute pas — dans les deux cas, sans calcul. Oublier que le bénéficiaire est figé : l'option achetée à 66 ans pour un conjoint qui décède à 70 ans est perdue, sans transfert possible.

M. Benali, 66 ans, pharmacien titulaire : 50 % ou 100 % ?

M. Benali liquide sa retraite CAVP à 66 ans. Son capital constitutif du régime par capitalisation s'élève à 400 000 €. Son épouse a 58 ans, elle a travaillé à l'officine sans statut cotisant propre et n'aura pas de retraite personnelle significative. Huit ans les séparent, dans le sens le plus défavorable au mari.

En transposant le barème indicatif 2025 — publié pour 100 000 € de capital, donc multiplié par quatre — voici le prix de chaque taux.

M. Benali : coût de l'option de réversion sur 400 000 € de capital constitutif (transposition du barème indicatif 2025)
Taux Versement complémentaire Surcoût par rapport au taux par défaut
50 %0 €
60 %7 596 €+7 596 €
80 %22 788 €+22 788 €
100 %37 980 €+37 980 €

Ce que ça change pour elle. Au décès de son mari, Mme Benali percevra la moitié de la pension de capitalisation si rien n'est fait, la totalité si l'option à 100 % a été exercée. Ses deux autres réversions ne bougent pas : 60 % sur la complémentaire par répartition et 54 % sur la base, cette dernière étant de toute façon écrêtée par le plafond de 25 001,60 €. Autrement dit, l'option à 100 % est le seul levier qui double véritablement un de ses revenus, et c'est le seul étage sur lequel son mari a la main.

L'arbitrage, en trois éléments. Le versement de 37 980 € est amorti dès que le supplément de pension servi à sa veuve l'a dépassé — c'est-à-dire, avec huit ans d'écart d'âge en sa défaveur, dans un délai que le barème actuariel de la caisse considère précisément comme équilibré. Deuxièmement, ces 37 980 € sont prélevés sur le capital constitutif, donc sur la propre pension de M. Benali : il paie de son vivant. Troisièmement, sans retraite propre, son épouse n'a aucune autre source à laquelle se raccrocher. Dans cette configuration précise — conjoint nettement plus jeune, sans droits propres, capital constitutif significatif — l'option à 100 % se défend arithmétiquement, et pas seulement sentimentalement.

Ce calcul est une illustration, pas un devis. Le barème 2026 n'est pas publié, la transposition proportionnelle depuis la grille 100 000 € est une lecture de notre part, et le barème réel dépend de l'année de naissance et de l'âge exact de liquidation. Le seul chiffre opposable est celui que la CAVP vous adresse sur votre dossier.

Quand l'option à 100 % est un mauvais calcul

Nous sommes courtier : nous avons intérêt à ce que vous concluiez qu'il faut protéger davantage votre conjoint. Sur ce sujet précis, ce serait souvent un mauvais conseil. L'option à 100 % n'est pas un réflexe de protection, c'est un calcul actuariel personnel — et il donne un résultat négatif dans au moins trois configurations.

Un conjoint avec une retraite propre solide. Si votre épouse ou votre époux est pharmacien lui aussi, médecin, cadre supérieur ou fonctionnaire avec une carrière complète, la réversion s'ajoute à un revenu déjà suffisant. Payer 9,5 % de votre capital constitutif pour majorer un complément dont le foyer survivant n'a pas besoin appauvrit votre propre retraite pendant vingt ans, sans rien résoudre.

Un écart d'âge inversé. Si votre conjoint est plus âgé que vous, ou de santé fragile, la probabilité qu'il vous survive longtemps chute — et avec elle la valeur de l'option. Le barème étant actuariellement neutre, il intègre cette probabilité : vous ne payez pas trop cher, mais vous immobilisez du capital sur un événement peu probable, sans aucune récupération possible puisque le bénéficiaire est figé et le choix définitif.

Un patrimoine déjà transmis autrement. Assurance vie de montant significatif, murs de l'officine, immobilier locatif, PER en gestion : si votre conjoint hérite d'un patrimoine réellement mobilisable et productif de revenus, l'arbitrage se déplace. Comparez alors ce que rapportent 37 980 € laissés sur un contrat d'assurance vie — disponibles, transmissibles, réversibles à tout moment — et les mêmes 37 980 € convertis en réversion majorée, irrévocables et perdus si votre conjoint décède avant vous.

La méthode est arithmétique et tient en quatre données : l'écart d'âge réel, les droits propres du conjoint, le capital constitutif, et ce que le reste du patrimoine produira. On les pose, on chiffre les deux scénarios, on décide. Ce travail se fait avant la liquidation — jamais dans les deux mois. Le raisonnement voisin, pour ceux qui poursuivent leur activité après la liquidation, est traité sur notre page cumul emploi-retraite.

Questions fréquentes

Quel est le taux de réversion à la CAVP ?

Il n'y en a pas un mais trois, parce que la CAVP gère trois étages. La retraite de base verse 54 %, à partir de 55 ans, sous plafond de ressources de 25 001,60 € par an pour une personne seule et 40 002,56 € pour un couple en 2026. La complémentaire par répartition verse 60 %, à partir de 60 ans, sans aucune condition de ressources et sans aucune durée de mariage exigée. La complémentaire par capitalisation verse 50 % par défaut, à partir de 60 ans — mais ce taux peut être porté à 60, 70, 80, 90 ou 100 % sur option du pharmacien. Enfin, la prestation complémentaire vieillesse des directeurs de laboratoire et biologistes verse 50 % à partir de 60 ans, avec deux ans de mariage exigés sauf enfant issu de l'union. Un même conjoint survivant peut donc percevoir quatre pensions calculées sur quatre règles différentes.

Puis-je améliorer la réversion de mon conjoint à la CAVP ?

Oui, sur le régime par capitalisation uniquement, et c'est une singularité française : la CAVP est la seule caisse qui laisse le cotisant fixer lui-même le taux de réversion. Le taux par défaut est de 50 % ; le pharmacien peut le porter à 60, 70, 80, 90 ou 100 % de sa retraite moyennant un versement complémentaire en capital, calculé de façon actuariellement neutre. Le régime par répartition et la retraite de base, eux, n'offrent aucune option : leurs taux de 60 % et 54 % sont statutaires. Attention, ce choix est définitif : il ne peut être ni revu, ni annulé, ni transféré à une autre personne après la liquidation. Le bénéficiaire est figé au moment où vous liquidez.

Quand dois-je choisir mon taux de réversion CAVP ?

Dans les deux mois qui suivent la réception de votre titre de retraite du régime par capitalisation. Passé ce délai, le taux reste à 50 % et la porte se referme définitivement. C'est le point le plus mal anticipé de tout le dossier : deux mois, c'est le temps d'un aller-retour de courrier et d'une réunion de famille, pas le temps de faire calculer une espérance de service, de comparer avec un contrat de prévoyance privé et de décider en connaissance de cause. La préparation utile se fait donc avant la liquidation, pas après. Le barème du versement complémentaire est publié par la caisse ; en août 2026, le dernier barème indicatif accessible en ligne restait celui de 2025.

Le remariage supprime-t-il la pension de réversion CAVP ?

Non, pas sur le régime complémentaire par répartition : la caisse écrit que la pension du conjoint survivant n'est pas suspendue. C'est l'une des positions les plus favorables au conjoint parmi les caisses libérales, alors que la CARMF, la CARCDSF et la CNBF suppriment définitivement la réversion en cas de remariage, et que six autres caisses la suspendent. Sur le régime par capitalisation, la question ne se pose pas de la même façon : le bénéficiaire est désigné à la liquidation et le remariage ultérieur du survivant ne change pas ce qui lui a été acquis. Sur la retraite de base, le remariage ne supprime pas le droit non plus, mais les ressources du nouveau ménage entrent dans le contrôle et le plafond applicable devient celui du couple, 40 002,56 € par an. Le détail figure sur notre page remariage et réversion.

Mon partenaire de PACS touchera-t-il ma réversion CAVP ?

Non. Ni le PACS ni le concubinage n'ouvrent droit à une pension de réversion, dans aucun régime obligatoire français, et la CAVP ne fait pas exception sur aucun de ses trois étages. Ni l'ancienneté du PACS, ni la présence d'enfants communs, ni la communauté de vie ne changent cette règle : seul le mariage compte. Un pharmacien pacsé qui souhaite protéger son partenaire n'a donc que deux leviers, et aucun ne passe par la caisse : le mariage, ou un contrat de prévoyance privé désignant nommément le partenaire comme bénéficiaire d'un capital ou d'une rente. C'est le seul cas où l'option de capitalisation à 100 %, si séduisante soit-elle sur le papier, ne sert strictement à rien.

Et si je décède en activité, avant d'avoir liquidé ma retraite ?

Vous ne relevez pas de la réversion mais du régime invalidité-décès de la CAVP, et le pharmacien est ici mieux traité que la moyenne des libéraux. Le conjoint perçoit une rente de 16 872 € par an en 2026, à laquelle s'ajoute un capital décès de 25 308 €. Le régime construit donc un pont entre le décès et l'ouverture de la réversion complémentaire à 60 ans, là où la CAVEC, la CAVAMAC et la CNBF ne versent aucune rente de conjoint. Deux conséquences pratiques. D'abord, la question de l'option de capitalisation à 100 % ne se pose pas dans ce scénario : elle ne s'exerce qu'à la liquidation, donc elle n'existe pas si le décès la précède. Ensuite, 16 872 € par an représentent environ 1 406 € par mois : à comparer au train de vie réel d'un foyer de titulaire d'officine, souvent avec un emprunt professionnel en cours.

Vous liquidez bientôt et vous ne savez pas quel taux choisir ? Un courtier vous rappelle et vous répond sur votre dossier — gratuitement, même si vous ne souscrivez rien. Et elle vaut mieux maintenant que dans deux mois.

Faire chiffrer l'option AVANT la liquidation

Deux mois pour un choix définitif : ne le découvrez pas le jour du titre de retraite

Nous chiffrons, sur votre capital constitutif réel, ce que coûte chacun des cinq taux, ce qu'il rapporte à votre conjoint compte tenu de son âge et de ses droits propres, et si un contrat privé fait mieux pour le même prix. Nous vous disons aussi quand rester à 50 % est la bonne décision.

Courtier indépendant, ORIAS n° 26004449 — étude gratuite, sans engagement, réponse sous 24 h ouvrées.

Pour aller plus loin

Yacine Sahnoune, courtier en assurances et fondateur de Prevoya

L’auteur de cette page

Yacine Sahnoune

Courtier en assurances · Fondateur de Prevoya (WeSave SAS) · Directeur de la publication

Il signe l’ensemble des contenus de ce site. Sa spécialité : traduire les barèmes des régimes obligatoires — treize caisses, des règles qui changent chaque année — en une décision claire pour un indépendant ou un dirigeant.

Sources