Prévoyance des indépendants
Arrêt maladie d'un artisan ou commerçant : montants, carence, démarches
Yacine Sahnoune
Courtier en assurances
ORIAS n° 26004449
Mis à jour le 2 septembre 2026
Un artisan ou un commerçant en arrêt maladie dispose de 48 heures pour transmettre son avis d'arrêt à la CPAM, subit 3 jours de carence, puis perçoit à partir du 4e jour une indemnité journalière égale à 1/730e de son revenu d'activité annuel moyen des trois dernières années civiles, ce revenu étant plafonné au PASS — soit 65,84 € par jour au maximum en 2026. L'indemnisation court 360 jours au plus sur 3 ans glissants (3 ans en cas d'affection de longue durée). Deux conditions filtrent en amont, et personne ne les découvre au bon moment : 12 mois d'affiliation continus, et un revenu annuel moyen d'au moins 4 582 € — en dessous, l'indemnité est de 0 € alors que la cotisation, elle, a été payée.
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Le régime des artisans et commerçants est plus simple que celui des professions libérales : une seule caisse, une seule formule, aucun relais au 91e jour à surveiller. Toute la difficulté est ailleurs — dans les conditions d'ouverture du droit et dans les délais de procédure, qui se referment vite et sans avertissement.
| Paramètre | Règle 2026 | Ce qu'il faut en retenir |
|---|---|---|
| Qui verse | Votre CPAM, en moyenne tous les 14 jours | L'URSSAF encaisse la cotisation, elle ne verse rien |
| Condition d'ouverture | 12 mois d'affiliation continus au titre de l'activité | Une reprise d'activité récente ferme le droit |
| Délai de déclaration | 48 heures pour transmettre les volets 1 et 2 | Quelle que soit la durée de l'arrêt prescrit |
| Carence | 3 jours — indemnisation à compter du 4e jour | Pas 7 jours : c'était l'ancien RSI |
| Montant | 1/730e du revenu annuel moyen des 3 dernières années civiles, revenu plafonné au PASS (48 060 €) | Maximum 65,84 €/j · 0 € sous 4 582 € de revenu moyen |
| Durée | 360 jours indemnisés sur 3 ans glissants ; 3 ans en affection de longue durée | Compteur glissant, pas annuel, tous arrêts confondus |
Une précision qui corrige une erreur très répandue, y compris chez des éditeurs sérieux : on lit partout que l'indemnité d'un artisan est « comprise entre 26,33 et 65,84 € par jour ». C'est faux. Il n'existe aucun plancher pour l'artisan ou le commerçant : l'indemnité suit strictement la formule et tombe à zéro sous le seuil. Les 26,33 € sont l'indemnité forfaitaire du conjoint collaborateur, égale à 40 % du PASS divisé par 730 — un statut différent, une règle différente. Confondre les deux conduit à surestimer sa couverture de 20 € par jour.
Le calcul pas à pas : de vos trois revenus à votre indemnité
La formule tient en quatre gestes. Prenez vos revenus professionnels des trois années civiles précédant l'arrêt — 2023, 2024 et 2025 pour un arrêt survenu en 2026. Faites-en la moyenne : c'est le revenu d'activité annuel moyen, le « Raam ». Plafonnez-le à 48 060 €. Divisez par 730.
Diviser par 730 plutôt que par 365, c'est indemniser la moitié d'une journée de revenu. Retenez cet ordre de grandeur : quoi qu'il arrive, le régime obligatoire couvre 50 % de votre revenu, et beaucoup moins dès que vous dépassez le plafond.
- Cas 1 — Karim, commerçant, revenus réguliers. 41 000 €, 44 000 € et 47 000 € sur trois ans, soit un Raam de 44 000 €, sous le plafond. Son indemnité : 44 000 ÷ 730 = 60,27 €/jour, quand son activité lui rapporte 120,55 €/jour calendaire.
- Cas 2 — Nadia, artisane, revenus élevés. 52 000 €, 55 000 € et 58 000 €, soit un Raam de 55 000 € — ramené à 48 060 € par le plafond. Son indemnité : 65,84 €/jour, le maximum. Son revenu réel étant de 150,68 €/jour, le régime couvre 44 % de ce qu'elle gagne. Au-delà de 48 060 €, chaque euro supplémentaire est nu.
- Cas 3 — Farid, plaquiste, trois exercices creux. 3 000 €, 5 500 € et 4 000 € de bénéfice après deux chantiers annulés et un litige : Raam de 4 166 €, sous le seuil de 4 582 €. Son indemnité journalière est de 0 €. Il a pourtant payé sa cotisation indemnités journalières chaque année.
Le piège de l'année de référence. Le Raam est une moyenne figée sur trois années civiles révolues. Un artisan qui a redressé son activité en 2026 sera indemnisé sur 2023-2025, c'est-à-dire sur ses mauvaises années — et un artisan qui vient de connaître un exercice exceptionnel ne le verra jamais apparaître dans son indemnité. Si l'une de vos trois années est anormalement basse, vous savez dès aujourd'hui que votre couverture l'est aussi, pendant trois ans.
Deux règles s'ajoutent selon votre situation. Micro-entrepreneur : le revenu retenu n'est pas votre chiffre d'affaires mais votre chiffre d'affaires après abattement forfaitaire — 71 % en vente, 50 % en prestations de services BIC, 34 % en BNC. C'est ce qui fait basculer tant de micro-entreprises sous le seuil. Pluriactif : si vous cumulez une activité salariée et une activité indépendante, les deux régimes vous indemnisent, chacun sur les revenus qui relèvent de lui, sans qu'il faille désigner une activité principale. Vous ne perdez donc rien de votre part indépendante en gardant un emploi salarié — mais vous devez déclarer l'arrêt aux deux.
Les démarches et les délais : 48 heures, puis le calendrier
La procédure ne pardonne pas l'approximation, et c'est là que se perdent le plus d'euros — pas dans la formule.
- La transmission sous 48 heures. Quelle que soit la durée de l'arrêt prescrit, vous avez 48 heures pour compléter et envoyer les volets 1 et 2 à votre caisse primaire d'assurance maladie ; vous conservez le volet 3. Si votre médecin télétransmet l'arrêt, il ne vous remet que le volet 3 et la formalité est faite. En version papier, seul le formulaire Cerfa sécurisé est accepté depuis juillet 2025 : ni scan, ni photocopie, ni impression d'un modèle téléchargé.
- La prolongation. Seul le médecin qui a prescrit l'arrêt initial ou votre médecin traitant peuvent la prescrire — sauf exceptions limitées (remplaçant, spécialiste consulté à la demande du médecin traitant, médecin hospitalier). Une prolongation signée par un autre praticien expose au refus d'indemnisation, et ce refus ne se rattrape pas.
- Les obligations pendant l'arrêt. Si les sorties sont autorisées, vous devez être présent à votre domicile de 9 h à 11 h et de 14 h à 16 h. La caisse peut diligenter un contrôle à domicile. Et l'exercice d'une activité non autorisée par votre médecin entraîne la suspension des indemnités et la récupération des sommes versées : sur ce point, répondre au téléphone d'un client n'est pas la même chose que retourner sur un chantier, mais c'est le médecin conseil qui tranche, pas vous.
- Le versement. La CPAM paie en moyenne tous les 14 jours, à terme échu. Un arrêt déclaré le 1er du mois ne produit donc pas de virement avant trois à quatre semaines, carence comprise. C'est un point de trésorerie, pas un détail administratif : le premier mois d'un arrêt est presque toujours un mois à zéro.
Sur la carence elle-même, trois exceptions font sauter les trois jours : la prolongation après une reprise d'activité de 48 heures au plus, l'affection de longue durée — un seul délai de carence est alors retenu, pour le premier arrêt, sur une période de 3 ans — et l'interruption spontanée de grossesse. Hors de ces cas, la carence s'applique à chaque nouvel arrêt. Le mécanisme et son équivalent contractuel sont détaillés sur notre page franchise et délai de carence.
Étape suivante
Faire chiffrer ce qu'il vous manque, pas ce qu'on veut vous vendre
Nous partons de votre revenu déclaré des trois dernières années, nous calculons votre indemnité exacte et l'écart avec vos charges fixes, puis nous mettons les assureurs en concurrence sur votre métier. La recommandation est écrite.
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4 582 € : le seuil où l'on cotise pour un droit nul
4 582 €. Sous ce revenu d'activité annuel moyen — 10 % de la moyenne des plafonds annuels de la Sécurité sociale —, votre indemnité journalière est de 0 €. Pas de plancher, pas de forfait de remplacement. Juste au-dessus du seuil, elle démarre à 6,28 €/jour, soit moins de 190 € pour un mois entier d'arrêt.
Le point qui rend cette règle indéfendable n'est pas le seuil : c'est son asymétrie avec la cotisation. La cotisation indemnités journalières est assise sur une base minimale de 40 % du PASS, soit 19 224 € en 2026, quel que soit votre revenu réel. À un taux de l'ordre de 0,50 %, cela représente environ 96 € par an prélevés pour une prestation dont le montant est, par construction, égal à zéro. Vous ne cotisez pas trop peu : vous cotisez pour rien.
Trois populations sont concernées, et aucune ne le sait avant l'arrêt.
- Les micro-entrepreneurs. L'abattement forfaitaire s'applique avant le calcul. Le droit tombe à 0 € sous environ 15 800 € de chiffre d'affaires moyen en vente, 9 164 € en prestations de services BIC et 6 942 € en BNC. Un artisan en micro qui facture 800 € par mois est, au sens du régime, non couvert.
- Les débuts et les redémarrages d'activité. La moyenne sur trois années civiles pénalise deux fois : une fois par la condition des 12 mois d'affiliation, une fois par les exercices à faible revenu qui restent dans la moyenne pendant trois ans.
- Les exercices déficitaires. Un bénéfice nul ou négatif compte pour zéro dans la moyenne. Deux mauvaises années suffisent à faire passer un artisan correctement installé sous le seuil.
Le détail du régime — invalidité, capital décès, cotisations — est traité sur notre page la SSI, ce que verse le régime des artisans et commerçants. Le mécanisme général des indemnités journalières des indépendants compare les quatorze régimes.
Exemple : Bruno, 52 ans, plombier, trois mois d'arrêt
Bruno est plombier-chauffagiste à son compte depuis dix-huit ans. Son bénéfice moyen des trois dernières années s'établit à 38 000 €. En septembre, une chute d'échelle lui vaut une fracture du poignet et un arrêt de trois mois, soit 92 jours.
Ce qu'il perçoit :
- Indemnité journalière : 38 000 ÷ 730 = 52,05 €/jour.
- Trois jours de carence, puis 89 jours indemnisés : 89 × 52,05 = 4 632,45 € pour trois mois.
- Ce que l'activité lui aurait rapporté sur la même période : 38 000 × 92 ÷ 365 = 9 578 €. Manque à gagner : 4 946 €.
Ce qui continue de courir pendant ce temps : le crédit du fourgon, l'assurance du véhicule et de l'atelier, le loyer du local, l'expert-comptable, les cotisations minimales URSSAF, l'abonnement téléphonique professionnel. Ces charges ne s'arrêtent pas parce que le poignet est cassé. Si elles représentent 1 200 € par mois dans le cas de Bruno — un ordre de grandeur courant pour un artisan avec un local et un véhicule, à établir sur vos propres chiffres —, elles absorbent 3 600 € des 4 632 € d'indemnités. Il reste alors 1 032 € pour vivre trois mois, soit environ 11 € par jour pour un foyer.
C'est le vrai visage d'un arrêt d'artisan : ce n'est pas le revenu qui manque, c'est le revenu moins les frais fixes de l'entreprise. La garantie qui traite ce problème n'est pas l'indemnité journalière mais la garantie frais généraux, qui rembourse les charges fixes professionnelles pendant l'arrêt. Beaucoup d'artisans souscrivent la première et ignorent la seconde ; c'est l'arbitrage le plus mal fait de la profession.
Un dernier chiffre pour situer l'effort : la cotisation indemnités journalières de Bruno représente environ 190 € par an (0,50 % de 38 000 €). Le régime obligatoire n'est pas cher. Il n'est simplement pas dimensionné pour tenir un foyer et une entreprise en même temps.
Le contre-discours : les 90 premiers jours ne sont pas votre vrai risque
Nous sommes courtier : nous avons intérêt à ce que vous souscriviez. Voici pourtant l'arbitrage que nous défendons, y compris quand il réduit la prime.
Un arrêt de trois mois est un problème de trésorerie, pas un accident de vie. Chez Bruno, l'exposition réelle sur 92 jours est de 4 946 € de manque à gagner. C'est une somme sérieuse, mais c'est une somme finie, connue à l'avance, et qu'une épargne de précaution réellement disponible absorbe. Payer une prime toute l'année pour couvrir les premiers jours d'un arrêt court revient à acheter très cher un risque que l'on peut porter soi-même. Sur un contrat individuel, la franchise est le premier levier de prix : allonger la franchise de 15 à 90 jours réduit sensiblement la cotisation, à garanties identiques.
Ce qui ruine, ce sont les deux étages suivants. L'arrêt long, d'abord : au 361e jour indemnisé sur trois ans, le régime obligatoire s'arrête net, et le relais n'est pas automatique. L'invalidité, ensuite : elle suppose une capacité de travail réduite d'au moins 66 %, et la pension du régime va de 530,21 à 2 002,50 € par mois, très en deçà d'un revenu d'artisan. Le décès, enfin, avec un capital de 9 612 € et aucune rente de conjoint ni rente éducation. Ce sont ces trois situations qui font vendre un fonds de commerce ou une maison, pas une fracture du poignet.
D'où l'ordre de priorité que nous appliquons, dans cet ordre et pas un autre :
- La rente d'invalidité, calculée sur votre revenu réel et non sur un forfait, avec une définition de l'invalidité qui retient l'incapacité à exercer votre métier — le critère décisif pour un artisan du bâtiment ou un électricien, qu'une atteinte du dos ou de l'épaule met hors jeu bien avant les 66 % du régime.
- Le capital décès, dimensionné sur les emprunts en cours et les besoins du foyer.
- Les frais généraux, si vos charges fixes professionnelles dépassent quelques centaines d'euros par mois.
- L'indemnité journalière avec une franchise longue, en dernier — pour couvrir la durée, pas les premiers jours.
La réserve est toujours la même : ce raisonnement suppose une épargne mobilisable en trois mois, pas un patrimoine immobilisé dans les murs de l'atelier. Et il ne vaut pas si votre indemnité est nulle : sous 4 582 € de revenu annuel moyen, il n'y a pas de « premiers jours à s'auto-assurer », il n'y a rien du tout — et la priorité devient l'invalidité et le décès, avant même l'indemnité journalière.
Questions fréquentes
Quel est le délai de carence pour un artisan ?
Trois jours. L'Assurance Maladie écrit que pendant les 3 premiers jours de votre arrêt de travail aucune indemnité journalière ne vous est versée : les indemnités sont dues à compter du 4e jour. Le délai de 7 jours que l'on lit encore souvent est une règle de l'ancien RSI, elle ne s'applique plus. Trois exceptions font sauter la carence : la prolongation d'un arrêt après une reprise d'activité de 48 heures au plus, l'affection de longue durée (un seul délai de carence est alors retenu, pour le premier arrêt, sur une période de 3 ans), et l'interruption spontanée de grossesse. La carence est une franchise ferme : elle n'est jamais rattrapée, même si l'arrêt dure six mois.
Comment calculer mes indemnités journalières d'artisan ou de commerçant ?
Votre indemnité journalière est égale à 1/730e de votre revenu d'activité annuel moyen des 3 années civiles précédant l'arrêt, ce revenu étant retenu dans la limite du plafond annuel de la Sécurité sociale, soit 48 060 € en 2026. Concrètement : additionnez vos trois revenus professionnels, divisez par 3, plafonnez à 48 060 €, puis divisez par 730. Un revenu moyen de 38 000 € donne 52,05 €/jour, un revenu moyen de 48 060 € ou plus donne le maximum de 65,84 €/jour. Si vous êtes micro-entrepreneur, le revenu retenu n'est pas votre chiffre d'affaires mais votre chiffre d'affaires après abattement forfaitaire de 71 % en vente, 50 % en prestations de services BIC et 34 % en BNC.
Pourquoi n'ai-je droit à rien avec un petit revenu ?
Parce qu'il existe un seuil d'ouverture du droit, et qu'il est méconnu. Si votre revenu d'activité annuel moyen des 3 dernières années est inférieur à 10 % de la moyenne des plafonds annuels de la Sécurité sociale, soit 4 582 € en 2026, le montant de votre indemnité journalière est égal à 0 €. Il n'y a ni plancher ni forfait de remplacement. Or la cotisation indemnités journalières, elle, est calculée sur une assiette minimale de 40 % du plafond annuel, soit 19 224 € : vous la payez même avec un revenu nul. C'est la seule situation du régime où l'on cotise chaque année pour un droit certain de zéro euro. Deux profils sont exposés : les micro-entrepreneurs, dont le revenu retenu est le chiffre d'affaires après abattement, et les indépendants qui traversent deux ou trois exercices creux.
Combien de temps les indemnités journalières durent-elles ?
360 jours indemnisés au maximum sur une période de 3 ans glissants, au titre d'une ou de plusieurs maladies. Le compteur n'est donc ni annuel ni propre à chaque arrêt : trois arrêts de quatre mois en deux ans épuisent le capital. En cas d'affection de longue durée, la durée d'indemnisation est portée à 3 ans par affection, soit 1 095 jours. Les jours de temps partiel thérapeutique s'imputent sur ce même capital. Une fois les 360 jours consommés, le relais du régime obligatoire est l'invalidité, qui suppose une capacité de travail réduite d'au moins 66 % : ce n'est pas la suite naturelle d'un arrêt long, c'est une autre procédure, avec d'autres critères.
Puis-je reprendre mon activité à temps partiel pendant l'arrêt ?
Oui, mais uniquement dans le cadre d'un temps partiel thérapeutique prescrit par votre médecin et validé par le service médical de votre caisse. Pour un travailleur indépendant, la reprise à temps partiel doit faire immédiatement suite à un arrêt indemnisé à temps complet, sauf en cas d'affection de longue durée. L'Assurance Maladie précise que l'indemnité journalière servie pendant le temps partiel thérapeutique est égale à la moitié de celle d'un arrêt complet, et les jours ainsi indemnisés s'imputent sur votre capital de 360 jours. Hors de ce cadre, travailler pendant un arrêt est une activité non autorisée : la caisse peut suspendre les indemnités et réclamer les sommes déjà versées. Le détail figure sur notre page temps partiel thérapeutique de l'indépendant.
Qui verse les indemnités journalières : l'URSSAF ou la CPAM ?
La CPAM. Depuis l'adossement du RSI au régime général, c'est votre caisse primaire d'assurance maladie qui instruit l'arrêt et verse les indemnités journalières, en moyenne tous les 14 jours. L'URSSAF n'intervient jamais dans le versement : elle encaisse les cotisations, dont la cotisation indemnités journalières, et transmet à l'Assurance Maladie les revenus déclarés qui servent au calcul. Cette répartition explique une erreur fréquente : un revenu mal déclaré ou déclaré tardivement à l'URSSAF se traduit, des mois plus tard, par une indemnité journalière sous-évaluée à la CPAM. Vérifiez vos trois dernières déclarations avant de contester un montant.
Votre situation ne rentre dans aucune case — pluriactivité, année blanche, micro au-dessous du seuil ? Un courtier vous rappelle et vous répond sur votre dossier — gratuitement, même si vous ne souscrivez rien.
Être rappelé par un courtier52,05 €/jour quand on en gagne 104 : combien de temps tenez-vous ?
Nous calculons votre indemnité exacte sur vos trois derniers revenus, nous y soustrayons vos charges fixes professionnelles, et nous vous disons ce qu'il reste — puis quelle garantie corrige vraiment l'écart. Y compris quand la réponse est « rien à souscrire de plus ».
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Pour aller plus loin
- Arrêt de travail d'un indépendant : le guide complet
- Ce que verse la SSI : IJ, invalidité, décès
- Assurance frais généraux : couvrir les charges qui continuent
- Simulateur d'indemnités journalières
Sources
- ameli.fr — arrêt de travail pour maladie : les indemnités journalières de l'artisan/commerçant (carence de 3 jours et ses exceptions, 1/730e du Raam, plafond 48 060 €, maximum 65,84 €/jour, indemnité nulle sous 4 582 €, 12 mois d'affiliation, abattements micro-entrepreneur, versement tous les 14 jours) — consulté en août 2026.
- ameli.fr — arrêt maladie : les démarches du travailleur indépendant (48 heures pour les volets 1 et 2, Cerfa sécurisé, prolongation par le médecin prescripteur ou le médecin traitant, présence de 9 h à 11 h et de 14 h à 16 h, contrôle à domicile, temps partiel thérapeutique) — consulté en août 2026.
- previssima.fr — indemnités journalières des artisans et commerçants (durée maximale de 360 jours sur 3 ans glissants, 3 ans en affection de longue durée, indemnité forfaitaire de 26,33 €/jour du conjoint collaborateur) — consulté en août 2026.
- urssaf.fr — taux de cotisations des artisans, commerçants et professions libérales non réglementées (cotisation indemnités journalières et assiette minimale de 40 % du plafond annuel) — consulté en août 2026.
- ameli.fr — pension d'invalidité (capacité de travail réduite d'au moins 66 %) — consulté en août 2026.
- ameli.fr — capital décès (9 612 € pour un assuré en activité) — consulté en août 2026.
- Plafond annuel de la Sécurité sociale 2026 : 48 060 € — arrêté du 22 décembre 2025, JO du 23 décembre 2025.