Prévoyance par statut
Conjoint collaborateur : quelle prévoyance ?
Yacine Sahnoune
Courtier en assurances
ORIAS n° 26004449
Mis à jour le 29 août 2026
Le conjoint collaborateur travaille sans rémunération et cotise sur une assiette forfaitaire ou une fraction du revenu du chef d'entreprise. Conséquence directe : ses prestations sont proportionnellement les plus faibles de tout le régime des indépendants — en invalidité totale, la pension SSI tombe sur son plancher de 747 €/mois, moins de la moitié d'un SMIC. Le statut est en outre limité à 5 ans depuis la réforme de 2022. Bonne nouvelle : la déduction Madelin lui est ouverte — c'est le levier principal, et il coûte très peu.
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Recevoir mon comparatif chiffré Ou calculer mes indemnités →Le statut : qui peut être conjoint collaborateur ?
C'est le statut du conjoint marié, du partenaire de PACS ou du concubin d'un artisan, d'un commerçant ou d'un professionnel libéral, qui participe régulièrement à l'activité de l'entreprise sans percevoir de rémunération et sans être associé. Il n'est ni salarié ni chef d'entreprise : il travaille pour l'entreprise familiale, dispose d'un mandat pour accomplir les actes de gestion courante, et cotise à son propre nom auprès de la Sécurité sociale des indépendants pour la retraite, l'invalidité et le décès.
Depuis 2005, le chef d'entreprise a l'obligation de déclarer le statut de son conjoint qui travaille dans l'entreprise. Trois options seulement : collaborateur, salarié ou associé. Le statut de collaborateur est de loin le moins cher — c'est précisément la raison pour laquelle il reste massivement choisi, et la raison pour laquelle il protège si mal.
Une assiette réduite, donc des droits réduits
Le conjoint collaborateur ne perçoit aucune rémunération : il n'existe donc pas de « revenu » à cotiser. La loi crée à sa place une assiette conventionnelle, choisie parmi plusieurs options : un forfait exprimé en fraction du plafond annuel de la Sécurité sociale (48 060 € en 2026), ou une fraction du revenu du chef d'entreprise — avec ou sans partage de ce revenu entre les deux. L'option retenue est déclarée à l'URSSAF et peut être modifiée.
Toute la protection sociale du conjoint découle mécaniquement de ce choix, puisque les prestations du régime SSI sont proportionnelles au revenu cotisé :
| Risque | Règle du régime obligatoire | Effet d'une assiette réduite |
|---|---|---|
| Arrêt de travail | 1/730e du revenu annuel moyen, dès le 4e jour, 360 IJ sur 3 ans | IJ calculée sur l'assiette du conjoint, donc très basse. Attention au seuil SSI : IJ nulle sous 4 582 € de revenu annuel moyen. |
| Incapacité partielle | 30 % du revenu moyen : 530,21 à 1 201,50 €/mois | Plancher : 530,21 €/mois |
| Invalidité totale | 50 % du revenu moyen : 747 à 2 002,50 €/mois | Plancher : 747,00 €/mois |
| Décès | Capital de 9 612 € pour un chef d'entreprise en activité (20 % du PASS), + 2 403 € par enfant à charge | Droits propres à vérifier selon l'affiliation et l'assiette (ameli.fr) |
| Chômage | — | Aucun droit |
Ce que nous ne vous dirons pas. Le montant exact de l'indemnité journalière d'un conjoint collaborateur en 2026 dépend de l'option d'assiette retenue et n'est pas publié dans les barèmes que nous vérifions. Nous préférons décrire la mécanique — 1/730e de l'assiette de cotisation, dès le 4e jour — et vous renvoyer à ameli.fr et à votre compte URSSAF plutôt que d'avancer un chiffre que nous ne pourrions pas sourcer.
747,00 €/mois. C'est la pension d'invalidité totale et définitive que touche, en pratique, un conjoint collaborateur : le plancher du régime SSI, atteint dès que l'assiette de cotisation est faible. Remplacer son travail dans l'entreprise coûte au minimum un SMIC, soit 1 867,02 € bruts/mois depuis juin 2026. L'écart, 1 120,02 €/mois, est intégralement à la charge du couple.
Exemple : Nathalie, conjointe collaboratrice d'un boulanger
Nathalie, 47 ans, tient la boutique, la caisse, les commandes et la comptabilité de la boulangerie de son mari depuis onze ans. Elle est déclarée conjointe collaboratrice. Le bénéfice de l'entreprise, au régime réel, s'établit à 38 000 € par an. Une hernie discale, puis une reconnaissance d'invalidité :
- Pension d'invalidité totale : le plancher SSI, 747,00 €/mois, soit 8 964,00 €/an ou 24,56 € par jour.
- Coût du remplacement de son poste par un salarié à temps plein : au minimum le SMIC, 1 867,02 € bruts/mois, hors charges patronales.
- Perte nette pour le foyer : 1 120,02 €/mois, soit 13 440,24 € par an — sur un bénéfice de 38 000 €, la boulangerie ne le supporte pas.
Ce que coûte la couverture de ce trou : une prévoyance individuelle à 45 €/mois, soit 540,00 €/an, entièrement absorbée par le disponible Madelin du foyer (voir ci-dessous). À 30 % de tranche marginale d'imposition, l'économie d'impôt atteint 162,00 €/an : le coût réel tombe à 378,00 €/an, soit 31,50 €/mois. Trente et un euros et cinquante centimes contre treize mille quatre cent quarante euros de perte annuelle — c'est le calcul le plus déséquilibré de tout notre site.
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Le Madelin est ouvert : c'est votre levier principal
Contrairement à une idée reçue, le conjoint collaborateur n'est pas exclu du dispositif Madelin. Les cotisations de prévoyance et de santé souscrites pour lui sont déductibles, dans le disponible fiscal calculé sur le bénéfice du chef d'entreprise : 3,75 % du bénéfice + 7 % du PASS (3 364,20 € de forfait en 2026), plafonné à 11 534,40 €. Conditions : être au régime réel, à jour de ses cotisations sociales obligatoires, et passer par un contrat de groupe ; en contrepartie, les prestations perçues sont imposables à l'impôt sur le revenu.
Pour la boulangerie de Nathalie : 38 000 × 3,75 % + 3 364,20 = 4 789,20 € de disponible annuel, à partager entre la santé et la prévoyance des deux membres du couple. Autant dire que le budget n'est jamais le problème. Calculez le vôtre avec le calculateur de plafond Madelin. Attention : le régime micro-entrepreneur ferme cette porte, l'abattement forfaitaire étant réputé couvrir toutes les charges.
La limite des 5 ans : le rendez-vous à préparer
La réforme de 2022 en faveur de l'activité professionnelle indépendante a plafonné la durée du statut à cinq ans sur l'ensemble de la carrière, toutes entreprises confondues. Passé ce délai, le conjoint doit basculer vers le statut de conjoint salarié ou de conjoint associé ; à défaut de choix explicite, il est réputé conjoint salarié.
C'est un changement complet de régime de protection sociale, et donc de contrat de prévoyance. Un contrat souscrit sous le statut de collaborateur avec un cadre Madelin peut devenir inadapté du jour au lendemain si le conjoint bascule en salarié. Anticipez la bascule douze mois avant l'échéance, et faites relire vos garanties.
Conjoint salarié ou conjoint associé : les deux alternatives
| Statut | Coût pour l'entreprise | Protection sociale | Chômage |
|---|---|---|---|
| Conjoint collaborateur | Le plus faible : cotisations sur assiette forfaitaire ou fraction du revenu | Régime SSI, prestations au plancher (747 €/mois en invalidité totale) | Aucun |
| Conjoint salarié | Le plus élevé : salaire brut + charges patronales | Régime général : IJ 50 % du brut plafonné à 1,4 SMIC (42,97 €/j max), invalidité jusqu'à 2 002,50 €/mois, capital décès 4 009 € | Oui, si contrat de travail réel et lien de subordination |
| Conjoint associé | Variable : dépend de la rémunération versée et de la forme sociale | TNS s'il exerce et se rémunère (SSI, IJ jusqu'à 65,84 €/j, capital décès 9 612 €). Associé non actif et non rémunéré : aucun droit propre. | Aucun |
Le conjoint salarié est le statut le mieux protégé — au prix d'un vrai salaire chargé, et sous réserve que le contrat de travail soit réel : lien de subordination, horaires, bulletins de paie. Un contrat fictif est requalifié, avec restitution des allocations chômage à la clé. Le conjoint associé, lui, transforme le sujet : voir la logique du gérant majoritaire et, si les deux membres du couple détiennent des parts, la question du décès de l'un d'eux.
L'échéance du 31 décembre 2026 : cinq ans, pas un de plus
La règle des cinq ans vient de l'article 24 de la loi n° 2021-1754 du 23 décembre 2021 de financement de la Sécurité sociale pour 2022, qui a inséré un paragraphe IV bis à l'article L. 121-4 du code de commerce : une personne ne peut conserver le statut de conjoint collaborateur pendant une durée supérieure à cinq ans, toutes périodes et toutes entreprises confondues.
Le même article 24 précise que, pour les conjoints déjà en exercice à l'entrée en vigueur du texte, seules les périodes postérieures au 1er janvier 2022 sont décomptées. Le compteur a donc démarré à la même date pour tout le monde, et les cinq ans arrivent à terme le 31 décembre 2026. Il reste quatre mois.
Qui est concerné : tout conjoint, partenaire de PACS ou concubin déclaré collaborateur au 1er janvier 2022 ou avant, et toujours sous ce statut. Une exception figure dans la loi : celui qui atteint l'âge du taux plein automatique — 67 ans — au plus tard le 31 décembre 2031 conserve le statut jusqu'à la liquidation de sa pension.
À défaut d'option, le conjoint est « réputé avoir opté pour le statut de conjoint salarié ». C'est la formule de la loi, et l'URSSAF comme les chambres de métiers la traduisent ainsi : sans démarche de votre part, le statut de conjoint salarié s'applique. La caisse peut radier le statut de collaborateur, avec effet au terme de la dernière année civile concernée, et appeler les cotisations correspondantes. Une nuance qu'il faut avoir en tête : cette présomption ne fabrique ni contrat de travail, ni bulletin de paie, ni déclaration préalable à l'embauche. Au 1er janvier 2027, vous n'aurez pas un salarié en règle — vous aurez une situation à régulariser et un coût employeur non budgété.
Le choix porte autant sur la protection sociale que sur le coût :
| Ce qui change | Conjoint salarié (option par défaut) | Conjoint associé (TNS) |
|---|---|---|
| Indemnités journalières | 50 % du brut plafonné à 1,4 SMIC : 42,97 €/j au maximum | Régime SSI, 1/730e du revenu : 65,84 €/j au maximum — mais 0 € sous 4 582 € de revenu annuel moyen |
| Invalidité et décès | Régime général : invalidité jusqu'à 2 002,50 €/mois sur le salaire réel, capital décès 4 009 € | SSI : invalidité de 747 à 2 002,50 €/mois, au plancher si l'associé ne se rémunère pas ; capital décès 9 612 € |
| Retraite | Régime général + Agirc-Arrco, droits assis sur le salaire réellement versé | SSI ou caisse libérale, droits assis sur la rémunération de gérance — nuls sans rémunération |
| Chômage | Oui, si le contrat de travail est réel : subordination, horaires, paie | Aucun |
| Coût pour l'entreprise | Le plus lourd : un temps plein au SMIC, c'est 1 867,02 € bruts/mois, soit 22 404,24 €/an, plus les charges patronales | Pilotable : dépend de la rémunération versée et de la forme sociale ; quasi nul sans rémunération, mais alors sans droits propres |
La to-do avant le 31 décembre, dans cet ordre :
- Trancher. Le salariat achète des IJ, une invalidité calculée sur un vrai salaire et le chômage ; l'associé garde une logique TNS et un coût pilotable, mais ne crée de droits que si le conjoint se rémunère vraiment.
- Formaliser. Contrat de travail écrit, DPAE et bulletins de paie côté salarié ; modification des statuts, procès-verbal d'assemblée et attribution de parts côté associé.
- Déclarer le changement de statut du conjoint sur le guichet unique des formalités des entreprises, et vérifier la mise à jour de votre compte URSSAF.
- Faire relire la prévoyance. Un contrat souscrit dans un cadre Madelin n'a plus le même régime fiscal si le conjoint passe salarié, et l'entreprise doit alors lui proposer la mutuelle collective obligatoire. La mécanique des IJ dans les deux régimes est détaillée sur arrêt de travail d'un indépendant.
Ce qu'il ne faut pas faire
Notre signature est de dire quand il ne faut pas souscrire. Ici, deux erreurs symétriques :
- Ne surassurez pas les indemnités journalières du conjoint. Son travail ne génère pas un revenu identifiable : un arrêt de trois semaines se gère souvent en interne, en réorganisant l'entreprise. Une garantie IJ modeste, avec une franchise de 30 ou 60 jours, suffit largement — l'argent doit aller ailleurs.
- N'oubliez jamais l'invalidité et le décès. Ce sont les deux risques qui ruinent une entreprise familiale : 747 €/mois d'invalidité et un capital décès dérisoire ne remplacent ni un salaire d'embauche, ni un crédit professionnel adossé au couple. Ce sont les seules garanties vraiment indispensables — voir invalidité du TNS et garantie décès.
Et ne confondez pas ce sujet avec la complémentaire santé, qui rembourse des soins sans jamais remplacer un revenu : la couverture santé du conjoint et des enfants se traite à part, sur mutuelle du conjoint et de la famille, avec le même avantage fiscal Madelin. Le rappel utile : mutuelle ou prévoyance ?.
Questions fréquentes
Le conjoint collaborateur touche-t-il des indemnités journalières ?
Oui, s'il est affilié et à jour de ses cotisations. Le calcul suit la même mécanique que celle du chef d'entreprise, en 1/730e du revenu annuel moyen, mais appliquée à l'assiette de cotisation du conjoint : un forfait, ou une fraction du revenu du chef d'entreprise. Le montant est donc mécaniquement bien plus faible. Nous ne publions volontairement aucun montant 2026 : il dépend de l'option d'assiette retenue et doit être vérifié sur ameli.fr ou auprès de l'URSSAF.
Le conjoint collaborateur peut-il déduire une prévoyance Madelin ?
Oui, et c'est son principal levier. Les cotisations de prévoyance et de santé souscrites pour le conjoint collaborateur entrent dans le disponible fiscal Madelin du foyer, calculé sur le bénéfice du chef d'entreprise : 3,75 % du bénéfice plus 7 % du PASS, soit 3 364,20 € de forfait en 2026, dans la limite globale de 11 534,40 €. Conditions : régime réel, cotisations obligatoires à jour, contrat de groupe. Les prestations sont en contrepartie imposables.
Combien de temps peut-on rester conjoint collaborateur ?
Cinq ans au maximum sur l'ensemble de la carrière, depuis la réforme de 2022. Le décompte porte sur toutes les périodes passées sous ce statut, quelle que soit l'entreprise. À l'échéance, il faut opter pour le statut de conjoint salarié ou de conjoint associé ; à défaut de choix, le conjoint est réputé salarié. C'est un rendez-vous à préparer, car il change complètement le régime de protection sociale.
Que se passe-t-il si je ne change pas de statut avant le 31 décembre 2026 ?
Le statut de conjoint salarié s'applique par défaut. L'article 24 de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2022 prévoit qu'à défaut d'option pour le statut de conjoint salarié ou de conjoint associé, le conjoint est réputé avoir opté pour le statut de conjoint salarié ; la caisse peut alors radier le statut de collaborateur, avec effet au terme de la dernière année civile concernée, et appeler les cotisations correspondantes. Attention à la nuance : cette présomption ne crée ni contrat de travail, ni bulletin de paie, ni déclaration préalable à l'embauche. Vous vous retrouvez donc avec une situation à régulariser et un coût employeur non budgété, plutôt qu'avec un statut propre. Seule exception prévue par la loi : le conjoint qui atteint 67 ans au plus tard le 31 décembre 2031 conserve le statut jusqu'à la liquidation de sa pension.
Conjoint collaborateur ou conjoint salarié : lequel protège le mieux ?
Le conjoint salarié, nettement. Il relève du régime général avec des indemnités journalières égales à 50 % du salaire brut plafonné à 1,4 SMIC, soit 42,97 € par jour au maximum en 2026, une invalidité pouvant atteindre 2 002,50 € par mois et des droits à l'assurance chômage si le contrat de travail est réel. En contrepartie, il coûte un vrai salaire chargé à l'entreprise, alors que le conjoint collaborateur ne coûte que ses cotisations.
Quelle pension d'invalidité pour un conjoint collaborateur ?
La pension SSI vaut 50 % du revenu annuel moyen en invalidité totale et définitive, avec un plancher de 747 € par mois et un plafond de 2 002,50 €. Comme l'assiette du conjoint collaborateur est réduite par construction, c'est le plancher qui s'applique presque toujours : environ 747 € par mois, soit moins de la moitié d'un SMIC. C'est la garantie la plus urgente à compléter.
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Sources
- ameli.fr — Arrêt maladie des artisans et commerçants (mécanique des IJ, à consulter pour le montant applicable au conjoint collaborateur) — consulté en août 2026.
- ameli.fr — Pension d'invalidité — consulté en août 2026.
- ameli.fr — Capital décès — consulté en août 2026.
- service-public.fr (entreprendre) — Statut du conjoint collaborateur — consulté en août 2026.
- Légifrance — Article 24 de la loi n° 2021-1754 du 23 décembre 2021 de financement de la Sécurité sociale pour 2022 (durée de cinq ans, décompte des périodes postérieures au 1er janvier 2022, exception d'âge) — consulté en août 2026.
- Légifrance — Article L. 121-4 du code de commerce, IV bis (présomption d'option pour le statut de conjoint salarié) — consulté en août 2026.
- URSSAF — Travailler avec votre conjoint (échéance du 31 décembre 2026 pour les conjoints affiliés avant le 1er janvier 2022) — consulté en août 2026.
- URSSAF — Réforme de l'assiette des cotisations des indépendants — consulté en août 2026.
- Légifrance — Arrêté fixant le PASS 2026 — consulté en août 2026.
- info.gouv.fr — SMIC revalorisé au 1er juin 2026 — consulté en août 2026.
- Apicil — Calcul du disponible fiscal Madelin — consulté en août 2026.
- service-public.fr — Barème de l'impôt sur le revenu — consulté en août 2026.