Comparatif prévoyance ostéopathe : comment choisir en 2026

Pour un ostéopathe affilié à la CIPAV, le critère n° 1 n'est ni la franchise ni le montant : c'est la durée d'indemnisation, parce que la caisse ne verse aucune indemnité journalière après le 90e jour. À partir de là, votre contrat est le seul payeur, et il doit tenir jusqu'au 1 095e jour. Un ostéopathe à 32 000 € de revenu perd 87,67 €/j, soit 100 % de son revenu journalier, à compter du 91e jour. La fourchette de marché se situe entre 50 et 100 €/mois, avec des formules d'appel dès 26 à 40 €/mois qu'il faut lire de très près. Le détail du trou est sur notre page prévoyance ostéopathe.

0 €Ce que verse la CIPAV après le 90e jour
87,67 €/jLe manque à 32 000 € de revenu, dès J91
50 à 100 €/moisFourchette 2026 pour un profil libéral de bureau

Ce que vous achetez vraiment : le trou le plus long de France

Un ostéopathe à 32 000 € de revenu gagne 87,67 €/jour. La CPAM lui verse 1/730e de son revenu moyen du 4e au 90e jour, soit 43,84 €/j — la moitié. Puis, à partir du 91e jour, la CIPAV ne verse rien, jusqu'à une éventuelle reconnaissance d'invalidité d'au moins 66 %. Le manque passe donc de 43,83 €/j à 87,67 €/j, soit la totalité du revenu. La chronologie détaillée est sur notre page prévoyance ostéopathe.

Deux repères complètent le tableau. La cotisation invalidité-décès CIPAV représente 0,50 % du revenu, soit 160 €/an à 32 000 € — une des plus faibles de France, en cohérence avec des prestations réduites. Et la pension d'invalidité combine 2 403 €/an de part forfaitaire et une part proportionnelle en points : l'exemple officiel de la caisse aboutit à 10 120,94 €/an (843,41 €/mois) pour un revenu de 20 000 €, sous condition de capacité réduite d'au moins deux tiers.

Les critères qui comptent pour un ostéopathe

Prévoyance ostéopathe 2026 : les 7 critères classés selon le régime CIPAV
RangCritèreCe qu'il faut exigerPourquoi pour un ostéopatheSignal d'alerte
1Durée d'indemnisation1 095 jours minimum, reprise partielle indemnisée au prorataAprès le 90e jour, votre contrat est le seul payeur : une durée de 365 jours vous laisse à zéro euro à partir du 13e mois« Durée maximale d'indemnisation : 365 jours » en petits caractères
2Barème d'invaliditéBarème professionnel, seuil à 15 %La CIPAV exige deux tiers d'incapacité ; une épaule ou un poignet diminué met fin à la pratique manuelle bien avant ce niveauBarème fonctionnel seul, seuil à 33 %
3Exclusions dorso et membres supérieursRachat du rachis et absence de limitation sur les TMS des épaules, coudes et poignetsManipulations répétées, appui sur les mains : ce sont les pathologies professionnelles typiques du métierExclusion des « affections tendineuses d'origine professionnelle »
4Montant d'IJComplément visant la totalité du revenu journalier à partir du 91e jourÀ la CIPAV, il n'y a rien à compléter après J90 : il y a tout à remplacerIJ calibrée comme un complément de caisse, alors qu'aucune caisse ne verse
5Franchise30 jours si votre trésorerie est courte, 90 jours si vous avez trois mois d'avanceLa CPAM couvre la moitié du revenu jusqu'à J90 : c'est la seule période où vous n'êtes pas seulFranchise unique de 90 jours vendue comme un standard
6Forfaitaire ou indemnitaireForfaitaire, sauf revenu parfaitement stable depuis trois ansPatientèle volatile, installation récente, temps partiel : une mauvaise année N-1 rabote une indemnisation indemnitaire« Dans la limite de la perte réelle de revenus »
7Capital décèsCapital calibré sur le foyer et les emprunts, rente éducation par enfantLe capital CIPAV combine 7 209 € forfaitaires et une part en points : l'exemple officiel donne 30 362,82 € pour 20 000 € de revenuCapital vendu sans chiffrage préalable des droits CIPAV

C'est la seule famille de métiers où la durée d'indemnisation passe devant le barème d'invalidité dans la hiérarchie des critères. La raison tient en une ligne : après 90 jours, il n'y a plus aucun autre payeur.

Prix 2026 : ce que coûte chaque niveau de couverture

Fourchettes relevées en 2026 pour un profil libéral de bureau de 30 à 40 ans assurant 2 500 à 5 000 €/mois
NiveauCotisation mensuelleSur l'annéeCe que ce niveau achète
Formule d'appel26 à 40 €/mois312 à 480 €/anÀ lire de très près : durée souvent limitée à 365 jours, exclusions maintenues
Standard, bas de fourchette50 €/mois600 €/anIJ correctes, franchise moyenne, invalidité en barème fonctionnel
Standard, haut de fourchette100 €/mois1 200 €/anDurée 1 095 jours, barème professionnel, rachats d'exclusion
Pour mémoire : cotisation obligatoire13,33 €/mois160 €/anInvalidité-décès CIPAV (0,50 % du revenu) — aucune IJ propre

Exemple tarifaire relevé sur le marché pour un profil comparable : une consultante de 46 ans assurant 3 333 €/mois paie de 56 à 76 €/mois selon l'assureur. Facteurs de variation : âge, revenu assuré, franchise, durée retenue, options et questionnaire médical.

Le chiffre clé

0 € : ce que verse la CIPAV du 91e jour d'arrêt jusqu'à une éventuelle invalidité reconnue à 66 %. Pour un ostéopathe à 32 000 € de revenu, cela représente 87,67 €/j à remplacer intégralement, soit 32 000 € sur une année pleine — pour une cotisation obligatoire de seulement 160 €/an.

Trois erreurs fréquentes chez les ostéopathes

  1. Croire que la CIPAV verse des indemnités journalières. Elle n'en verse aucune. Beaucoup d'ostéopathes découvrent au 91e jour que leur revenu tombe à zéro alors qu'ils cotisent régulièrement. Les 160 €/an de cotisation invalidité-décès n'achètent qu'une pension conditionnée à deux tiers d'incapacité.
  2. Prendre une formule d'appel à 26-40 €/mois sans lire la durée. Une indemnisation limitée à 365 jours laisse le trou entier à partir du 13e mois, précisément quand l'épargne est épuisée. Sur un arrêt de 500 jours, la différence entre une durée de 365 et de 1 095 jours dépasse 9 000 € pour une indemnité journalière de 70 €.
  3. Oublier que la patientèle ne se garde pas. Un cabinet fermé six mois perd une part importante de sa file active. La reprise se fait à revenu réduit pendant plusieurs mois : exigez une indemnisation de la reprise partielle d'activité au prorata, sinon l'indemnisation s'arrête net le jour où vous rouvrez à mi-temps.

Exemple : Camille arbitre entre franchise courte et indemnité renforcée

Camille, 33 ans, ostéopathe installée depuis quatre ans, 32 000 € de revenu, soit 87,67 €/jour. Son budget est de 90 €/mois. Deux configurations lui sont proposées, toutes deux avec une durée d'indemnisation de 1 095 jours. Elle les teste sur une rupture de coiffe des rotateurs qui l'immobilise 300 jours.

Camille : franchise 30 jours contre franchise 90 jours, sur un arrêt de 300 jours
 Configuration A — franchise 30 jours, IJ 50 €/jConfiguration B — franchise 90 jours, IJ 80 €/j
Jours indemnisés par le contratJ31 à J300 = 270 joursJ91 à J300 = 210 jours
Versé par le contrat270 × 50 = 13 500 €210 × 80 = 16 800 €
Revenu du 91e au 300e jour (CIPAV : 0 €)50 €/j, soit 57 % du revenu80 €/j, soit 91 % du revenu
Sur un arrêt court de 60 jours30 × 50 = 1 500 €0 €
Versé par la CPAM dans les deux cas43,84 €/j du 4e au 90e jour, puis plus rien

Décompte en jours calendaires à partir du premier jour d'arrêt. Les deux configurations sont positionnées dans la fourchette de marché de 50 à 100 €/mois ; le tarif exact dépend de l'âge et du questionnaire médical.

Conclusion de Camille : sur l'arrêt long, la configuration B rapporte 3 300 € de plus et couvre 91 % de son revenu pendant la période où la CIPAV ne verse rien. Mais elle ne verse rien sur un arrêt de deux mois. Camille dispose d'une réserve de trois mois de charges : elle choisit B. Une consœur sans trésorerie, ou avec un crédit immobilier récent, doit choisir A — c'est le seul paramètre de cette page qui dépend de votre compte en banque plutôt que de votre métier.

Quand une couverture minimale suffit

Toutes les situations ne justifient pas un contrat renforcé.

  • Vous exercez à temps partiel avec un autre revenu au foyer. Le besoin se concentre alors sur l'invalidité et le décès : une formule d'entrée de gamme correctement rédigée peut suffire.
  • Vous débutez avec un revenu inférieur à 20 000 €. Le socle CPAM couvre la moitié du revenu jusqu'à J90 et vos charges fixes sont limitées. Priorisez la durée d'indemnisation avant le montant.
  • Vous avez souscrit jeune, sans exclusion, à tarif figé. Ne relancez pas un questionnaire médical pour quelques euros : un antécédent d'épaule ou de rachis déclaré depuis peut devenir une exclusion définitive.
  • Vous êtes en arrêt ou en cours d'expertise. Aucun changement de contrat n'est possible sans faire exclure la pathologie en cours.

Chiffrez d'abord votre écart avec le simulateur d'IJ pré-réglé pour les ostéopathes, puis appliquez la méthode de comparaison en 10 critères. Et n'arbitrez pas votre mutuelle contre votre prévoyance sans avoir lu mutuelle ou prévoyance : l'une rembourse des soins, l'autre remplace un revenu.

Questions fréquentes

Quelle est la meilleure prévoyance pour un ostéopathe ?

Nous ne publions pas de classement d'assureurs. Pour un ostéopathe affilié à la CIPAV, le contrat pertinent est celui qui indemnise jusqu'au 1 095e jour, avec un barème d'invalidité professionnel et un seuil de déclenchement à 15 %, et qui rachète les exclusions du rachis et des membres supérieurs. La durée passe avant tout le reste, parce que la CIPAV ne verse aucune indemnité journalière propre après le 90e jour.

Combien coûte une prévoyance d'ostéopathe ?

La fourchette relevée pour un profil libéral de 30 à 40 ans assurant 2 500 à 5 000 €/mois est de 50 à 100 €/mois, avec des formules d'entrée de gamme annoncées dès 26 à 40 €/mois. À titre d'exemple relevé sur le marché, une consultante de 46 ans assurant 3 333 €/mois paie de 56 à 76 €/mois selon l'assureur. S'y ajoute la cotisation CIPAV invalidité-décès obligatoire de 0,50 % du revenu, soit 160 €/an pour un revenu de 32 000 €.

Faut-il passer par un courtier quand on est affilié à la CIPAV ?

Ce n'est pas obligatoire, mais l'enjeu est ici particulier : comme la caisse ne verse rien après le 90e jour, la durée maximale d'indemnisation du contrat devient la clause la plus importante, et elle est rarement mise en avant sur un devis. Un courtier obtient les conditions générales et vérifie ce point ; il est rémunéré par commission de l'assureur et doit vous l'indiquer par écrit avant la souscription.

La CIPAV verse-t-elle des indemnités journalières ?

Non. La CIPAV ne verse aucune indemnité journalière propre. Vous êtes couvert par le socle commun des professions libérales versé par la CPAM du 4e au 90e jour, puis plus rien jusqu'à une éventuelle reconnaissance d'invalidité d'au moins 66 %. C'est le trou de couverture le plus long de toutes les caisses françaises.

Combien verse la CIPAV en invalidité et en décès ?

La pension d'invalidité combine une part forfaitaire de 2 403 €/an (5 % du PASS) et une part proportionnelle en points ; l'exemple officiel de la caisse donne 10 120,94 €/an, soit 843,41 €/mois, pour un revenu de 20 000 €, et suppose une capacité réduite d'au moins deux tiers. Le capital décès combine 7 209 € forfaitaires et une part proportionnelle : l'exemple officiel aboutit à 30 362,82 € pour un revenu de 20 000 €, avec une rente conjoint de 3 036,28 €/an.

Une franchise de 90 jours a-t-elle du sens pour un ostéopathe ?

Elle est défendable, mais seulement si vous disposez de trois mois de trésorerie. La CPAM verse en effet 43,84 €/j du 4e au 90e jour pour un revenu de 32 000 €, soit la moitié du revenu journalier. Passer la franchise de 30 à 90 jours libère du budget pour augmenter l'indemnité journalière ou allonger la durée — deux paramètres qui comptent davantage à la CIPAV. Sans trésorerie, gardez 30 jours.

À la CIPAV, votre contrat est le seul payeur après 90 jours

Durée d'indemnisation, franchise, seuil d'invalidité : ces trois lignes décident de tout pour un ostéopathe. Envoyez-nous vos propositions, nous chiffrons ce que chacune verserait sur un arrêt long.

Courtier indépendant immatriculé à l'ORIAS sous le n° 26004449. Nous ne publions aucun classement d'assureurs : nous lisons vos conditions générales, ligne par ligne.

Comparatifs des professions voisines

La méthode reste la même ; ce sont le barème de la caisse et la hiérarchie des exclusions qui changent.