Comparatif

Meilleure prévoyance pour une sage-femme libérale : 49,70 € par jour, et après ?

Courtier en assurances ORIAS n° 26004449 Mis à jour le 31 août 2026

Le régime des sages-femmes libérales verse 49,70 € par jour à partir du 91e jour, pendant trois ans, pour une cotisation forfaitaire de 384 € par an. L'invalidité totale est indemnisée à 13 460 € par an, sans aucune majoration par enfant — c'est la particularité la plus lourde de ce régime. Un contrat de sage-femme doit donc traiter en priorité l'invalidité et la charge de famille, avant la franchise.

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Ce que verse la CARCDSF aux sages-femmes

Les sages-femmes libérales relèvent de la section sages-femmes de la CARCDSF. Le régime se lit en trois temps.

Prestations du régime des sages-femmes libérales en 2026
SituationPrestation
Jours 4 à 90Socle CPAM des professions libérales, proportionnel au revenu
À partir du 91e jour49,70 € par jour, pendant 3 ans
Invalidité totale13 460 € par an, sans majoration par enfant
DécèsCapital de 15 128 €
Cotisation384 € par an, forfaitaire

Le chiffre clé 49,70 € par jour représentent environ 1 512 € par mois. Une sage-femme libérale dont le revenu médian s'établit autour de 35 000 € par an gagne près de 2 917 € par mois. L'écart mensuel dépasse 1 400 € dès le 91e jour d'arrêt.

L'absence de majoration par enfant, et pourquoi c'est déterminant

La plupart des régimes de professions libérales majorent l'allocation d'invalidité par enfant à charge. La CAVP verse 16 872 € par enfant, la CARPV prévoit une rente éducation par classe. Le régime des sages-femmes ne prévoit aucune majoration.

13 460 € par an en invalidité totale, quelle que soit la famille. Une sage-femme avec trois enfants perçoit le même montant qu'une sage-femme sans enfant. Cette absence de majoration est ce qui rend la rente éducation contractuelle prioritaire dans la construction du contrat — avant même l'optimisation de la franchise.

Les critères qui départagent les contrats de sage-femme

La rente éducation, en premier

Une rente éducation contractuelle, versée par enfant jusqu'à la fin des études, compense exactement le point faible du régime. Elle se chiffre sur le coût réel d'un enfant à charge et sur le nombre d'années restant à couvrir, plutôt que sur un pourcentage arbitraire du revenu.

Le complément d'indemnité journalière dès le 91e jour

Le régime verse 49,70 €. Le complément se calcule par différence avec le revenu journalier. Une franchise contractuelle de 90 jours s'aligne parfaitement sur le régime obligatoire, ce qui en fait le choix par défaut le plus rationnel.

La maternité, un sujet propre à cette profession

Une sage-femme libérale enceinte relève de dispositifs de maternité spécifiques, distincts de l'arrêt maladie. Un contrat qui exclut la grossesse pathologique, ou qui la soumet à un délai de carence long après la souscription, laisse un angle mort important dans une profession très majoritairement féminine et souvent exercée pendant les années de maternité. Voir grossesse, maternité et prévoyance.

Les troubles musculo-squelettiques et le dos

Les postures de travail, les visites à domicile, le port de matériel : les lombalgies figurent parmi les premiers motifs d'arrêt. Un contrat qui exclut les affections du rachis, ou les conditionne à une hospitalisation, écarte le risque le plus probable.

Exemple : Léa, 36 ans, sage-femme libérale à Nantes, deux enfants

Léa déclare 35 000 € de revenu. Une hernie discale opérée lui vaut sept mois d'arrêt, suivis d'une invalidité reconnue à 70 %.

  • Jours 4 à 90 : socle CPAM libéral, environ 63 € par jour compte tenu de son revenu.
  • Jours 91 à 210 : 49,70 € par jour, soit 5 964 €, quand son revenu sur la période représente environ 11 500 €.
  • Invalidité : 13 460 € par an, sans majoration pour ses deux enfants. Soit 1 144 € par mois.
  • Avec un contrat adapté : complément d'indemnité journalière portant le total à 80 % du revenu, rente d'invalidité complémentaire, et rente éducation par enfant jusqu'à 25 ans.

La rente éducation est ici le poste qui change le plus la situation de la famille, et c'est celui que le régime obligatoire ignore complètement.

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Trois erreurs fréquentes chez les sages-femmes

  • Payer une franchise à 30 jours. Le socle CPAM couvre jusqu'au 90e jour et le régime prend le relais au 91e. Une franchise courte double une couverture existante.
  • Confondre mutuelle et prévoyance. La mutuelle rembourse des soins, la prévoyance remplace un revenu. Les deux sont nécessaires et ne se substituent pas. Voir mutuelle ou prévoyance.
  • Souscrire sans traiter la rente éducation. C'est le seul poste où le régime des sages-femmes est structurellement en retrait par rapport aux autres professions de santé.

Quand une couverture légère suffit

Une sage-femme exerçant en libéral à temps partiel, avec une activité salariée hospitalière principale, bénéficie déjà de la prévoyance de son employeur et du régime général. Doubler la couverture sur la part libérale n'apporte souvent qu'un gain marginal. De même, une sage-femme sans personne à charge, avec un patrimoine constitué et sans crédit en cours, peut légitimement se limiter au complément d'indemnité journalière, sans rente éducation ni capital décès étendu.

Comment choisir un contrat de sage-femme

L'absence de majoration par enfant déplace l'ordre des priorités. Trois points passent avant la discussion tarifaire.

  • La rente éducation, par enfant et jusqu'à la fin des études. C'est le seul poste où ce régime est structurellement en retrait par rapport aux autres professions de santé, et celui qui change le plus la situation d'une famille. Voir capital décès et rentes.
  • Le traitement de la grossesse pathologique. Dans une profession très majoritairement féminine et souvent exercée pendant les années de maternité, une exclusion ou un délai de carence long sur ce point laisse un angle mort. Voir grossesse, maternité et prévoyance.
  • Le dos, sans condition d'hospitalisation. Postures de travail, visites à domicile, port de matériel : les lombalgies figurent en tête des arrêts. Voir exclusions dos et psy.

Nous sommes courtier, immatriculé à l'ORIAS. Notre analyse est formalisée par écrit avant toute souscription, avec les raisons du choix retenu, conformément à l'article L.521-2 du code des assurances. La méthode générale figure sur notre page de comparaison.

Comparatifs des professions voisines

La méthode reste la même ; ce sont le barème de la caisse et la hiérarchie des exclusions qui changent.

Questions fréquentes

Combien verse la CARCDSF à une sage-femme en arrêt ?

49,70 € par jour à partir du 91e jour d'arrêt, pendant trois ans. Avant le 91e jour, seul le socle des indemnités journalières CPAM des professions libérales intervient, du 4e au 90e jour, avec un montant proportionnel au revenu. La cotisation du régime est forfaitaire, à 384 € par an en 2026.

Y a-t-il une majoration par enfant en cas d'invalidité ?

Non, et c'est la particularité la plus lourde de ce régime. L'invalidité totale est indemnisée à 13 460 € par an sans aucune majoration par enfant, là où la plupart des autres régimes libéraux en prévoient une. Une sage-femme avec trois enfants perçoit le même montant qu'une sage-femme sans enfant.

Quelle franchise choisir pour une sage-femme libérale ?

Une franchise de 90 jours est le choix par défaut le plus rationnel, car elle s'aligne exactement sur le régime : le socle CPAM couvre jusqu'au 90e jour et la caisse prend le relais au 91e. Une franchise plus courte double une couverture qui existe déjà.

La grossesse est-elle couverte par un contrat de prévoyance ?

Cela dépend du contrat. La maternité relève de dispositifs spécifiques distincts de l'arrêt maladie. Certains contrats excluent la grossesse pathologique ou la soumettent à un délai de carence long après la souscription. Dans une profession très majoritairement féminine et souvent exercée pendant les années de maternité, ce point mérite une vérification avant toute comparaison de prix.

Quel capital décès prévoit le régime ?

15 128 €. C'est un montant forfaitaire, sans rente de conjoint ni rente éducation obligatoire associée. Sur une famille avec des enfants à charge ou un crédit immobilier en cours, l'écart avec le besoin réel est considérable.

Faut-il une rente éducation dans le contrat ?

C'est le poste prioritaire pour une sage-femme avec des enfants, précisément parce que le régime obligatoire n'en prévoit aucune et ne majore pas l'invalidité par enfant. La rente se chiffre sur le coût réel d'un enfant à charge et sur le nombre d'années restant à couvrir.

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Yacine Sahnoune, courtier en assurances et fondateur de Prevoya

L’auteur de cette page

Yacine Sahnoune

Courtier en assurances · Fondateur de Prevoya (WeSave SAS) · Directeur de la publication

Il rédige et vérifie l’ensemble des contenus de ce site. Il conseille les indépendants et les dirigeants sur leur prévoyance, leur mutuelle et leur assurance de prêt, à partir des barèmes des treize caisses obligatoires.

Sources